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Blocage du dossier d’évacuation sanitaire de Dénis Tétégan par le ministre de la justice: Gustave Anani Kassa continu t-il d’être avocat malgré son appartenance au gouvernement | 23 juillet 2008

Blocage du dossier d'évacuation sanitaire de Dénis Tétégan par le ministre de la justiceGustave Anani Kassa continu t-il d'être avocat malgré son appartenance au gouvernement Informer et prendre à témoin l'opinion publique nationale et internationale  sur le flou qui règne autour du dossier de l'évacuation sanitaire de Dénis Tétégan, cité dans l'affaire de détournement  à la BOA Bénin et  incarcéré à la prison civile de Porto-Novo depuis  fin 2004. C'est le but de la conférence de presse donné  lundi dernier 21 juillet 2008 par Maître Paul Kato Atita,  avocat conseil du détenu dans son cabinet à Cotonou.  Selon le conférencier, le ministre de la justice Gustave Anani  Kassa serait au cœur dudit flou.Hugues Elphège Patinvoh (collaborateur)« Je dépose le tablier, j'en appel aux amis, à ceux qui ont l'amour de la vie, ceux qui ont quelque intérêt à ce que l'on ne confonde pas le criminel et la vie du criminel pour que l'évacuation sanitaire de mon client Dénis Tétégan soit une réalité ». C'est le cri de détresse  qu'a lancé  maître Kato Atita au cours de sa conférence de presse. Selon lui,  des forces invisibles seraient entrain de le pousser à bout et l'empêche de mener ce dossier  à terme. En effet,  suite à l'alerte médiatique qu'il a donnée en mars dernier sur l'état de santé très critique de son client et qui implique son évacuation sanitaire en urgence, les démarches entreprises en direction du médiateur, du ministère de la santé et même du chef de l'Etat ont eu une  suite favorable sauf au niveau du ministre de la justice Gustave Anani Kassa. Deux médecins ont été commis par le ministre de la santé au fin d'informer le gouvernement sur l'état de santé du détenu. Le professeur Agboton a été également commis pour examiner et analyser en qualité d'expert les conclusions de ces examens. Aux dires de l'homme de droit, toutes les conditions sont remplies pour que son client soit évacué. Les rapports de ces expertises et contre expertise ont été régulièrement envoyés par le ministre de la santé à son collègue de la justice depuis le 10 juin.  Malheureusement depuis lors, rien n'a filtré du ministère de la justice. Or le garde des sceaux est  seule habileté à formuler la demande d'évacuation. « Depuis le 10 juin que le ministre de la santé a saisi son collègue de la justice à ce jour, je ne sais rien de ce qui se passe. Tantôt, le ministre dit avoir reçu, tantôt, il n'a pas reçu. Mais il s'agit de deux ministres ; il y a donc certainement quelqu'un qui  ne dit pas la vérité » s'est exclamé l'avocat du détenu Tétégan avant de déclarer qu'il serait allé jusqu'à écrire le ministre de la santé malgré lui,  afin d'avoir la preuve de ce qu'il a réellement transmis le dossier à son collègue de la justice. Une fois cela fait, une copie est encore une fois envoyée au garde des sceaux et jusqu'à aujourd'hui sans suite. Or souligne l'avocat, c'est une obligation pour l'Etat de faire évacuer et de soigner un détenu et non son avocat. En conclusion, maître Kato Atita pointe un doit accusateur sur le ministre de la justice et sollicite encore une fois la médiation du président de la république et celle de toute autre personne éprise de justice.Gustave Anani  Kassa continu t-il d'être avocat malgré son titre de ministre ?Le  blocage que connaît le dossier d'évacuation sanitaire du détenu Dénis Tétégan au niveau du ministère de la justice, suscite plusieurs interrogations. En effet, l'on se demande pourquoi ce dossier reste bloqué au ministère de la justice ? Le ministre de la justice aurait-il un intérêt particulier à ne pas  donner une suite favorable audit dossier ? Continu t-il d'être un avocat défenseur dans ce dossier malgré son appartenance au gouvernement ? Ces interrogations méritent des réponses et le ministre de la justice Gustave Anani  Kassa doit expliquer au peuple ce qui empêche son département ministériel  de faire ce qui est de son devoir. Il doit expliquer aux béninois s'il est ministre ou s'il continu d'être avocat conseil dans ledit dossier, car selon maître Kato Atita, avant qu'il ne soit nommé ministre, il a été avocat conseil de l'un des co-accusés à Dénis Tétégan contre ce dernier. Par conséquent, le chef de l'Etat doit se saisir personnellement du dossier et demandé des comptes à son ministre qui apparemment aux yeux de beaucoup de personnes serait entrain de servir deux intérêt à la fois 

Publié par ASSOGBA à 14:41:03 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Mesures d'abaissement des prix des produits pétroliers face à la vie chère: La Côte d'Ivoire met le gouvernement béninois en difficulté | 23 juillet 2008

Mesures d'abaissement des prix des produits pétroliers face à la vie chère La Côte d'Ivoire met le gouvernement béninois en difficulté Médard gandonou Face à la chèreté de la vie consécutive à la crise de l'inflation importée dans les pays africains, chaque Etat y va de ses approches de solutions. Si au Bénin, le gouvernement a dû surseoir à toutes mesures de subventions des produits pétroliers en vigueur depuis plusieurs années pour faire prévaloir "la vérité des prix" sur le marché international afin de mieux investir dans le développement de l'agriculture, la Côte d'ivoire semble emprunter la voie opposée. Face à ces mesures prises dans le même contexte sous régional et économique, c'est le gouvernement béninois qui s'est fondé fondamentalement sur le contexte sous régional pour justifier ses mesures de hausse de prix qui semble être mis en difficulté. Aux termes d'un conseil de ministre extraordinaire tenu le dimanche dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé la baisse des prix du gazole et du pétrole. 100 francs de moins sur le gazole, qui passe de 785 à 685 CFA le litre. Le pétrole lampant a vu son prix baisser de 55 Fcfa. Du fait donc de ces différentes mesures, le gouvernement ivoirien a accepté injecter environ 200 milliards de fcfa à titre de subventions. Au Bénin pourtant, c'est à une échelle infiniment moindre sur le budget national que le gouvernement s'est résolu à faire appliquer "la vérité des prix". Déjà, les syndicats béninois qui ont tenu à la bourse du travail de cotonou, un géant sit-in contre la chèreté de la vie et les dernières hausses de prix des produits pétroliers, approchés après ces mesures en côte d'Ivoire confient la légitimité de leur lutte, annonçant un durcissement de leur position dans les prochains jours. Avec ces mesures d'abaissement des prix en côte d'Ivoire, C'est donc un nouvel élément de référence qui entre en jeu entre les travailleurs béninois et leur gouvernement déjà fortement divisés sur les mesures de hausse des prix des produits pétroliers.

Publié par ASSOGBA à 14:39:46 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Discours de Thomas à l’ONU le 4 octobre 1984 | 23 juillet 2008

Discours de Thomas Sankara

à l'ONU le 4 octobre 1984


Figure incomparable de la politique africaine et mondiale [1949-1987], radicalement insoumis à tous les paternalismes et docilisations pourtant plus sûrs placements en longévité politique post-coloniale, Thomas Sankara a légué aux générations futures la verve et l'énergie de l'espoir, l'emblème de la probité et la conscience historique de l'inaliénabilité de la lutte contre toutes oppressions. Prononcé lors de la 39ème Session de l'Assemblée Générale des Nation-Unies, le 4 octobre 1984, ce discours historique à n'en point douter, mérite de constituer l'humus fertilisant des nouvelles consciences en mouvement, avides de justice, de liberté, d'enrichissements mutuels. 
22 ans déjà, les choses ont évolué dans le mauvais sens. Sankara assassiné. Les dictateurs africains sont bien accrochés à leur rôles d'affameurs de peuples soutenus par les lobbies occidentaux consommateurs des ressources naturelles et vendeurs d'armes. Le message des pays occidentaux vers ces dictateurs est clair :"Vendez-nous votre pétrole, nous vous vendrons nos armes pour entretenir l'instabilité de vos pays qui vous permettent de vous maintenir au pouvoir". 
Le discours de thomas Sankara (source : http://www.afrikara.com/index.php ?page=contenu&am...)
« Permettez, vous qui m'écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part.
Je parle au nom de ces millions d'êtres qui sont dans les ghettos parce qu'ils ont la peau noire, ou qu'ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d'un statut à peine supérieur à celui d'un animal.
Je souffre au nom des Indiens massacrés, écrasés, humiliés et confinés depuis des siècles dans des réserves, afin qu'ils n'aspirent à aucun droit et que leur culture ne puisse s'enrichir en convolant en noces heureuses au contact d'autres cultures, y compris celle de l'envahisseur.
Je m'exclame au nom des chômeurs d'un système structurellement injuste et conjoncturellement désaxé, réduits à ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.
Je parle au nom des femmes du monde entier, qui souffrent d'un système d'exploitation imposé par les mâles. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à accueillir toutes suggestions du monde entier, nous permettant de parvenir à l'épanouissement total de la femme burkinabè. En retour, nous donnons en partage, à tous les pays, l'expérience positive que nous entreprenons avec des femmes désormais présentes à tous les échelons de l'appareil d'Etat et de la vie sociale au Burkina Faso. Des femmes qui luttent et proclament avec nous, que l'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort.
Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère et nous en appelons à toutes nos sœurs de toutes les races pour qu'elles montent à l'assaut pour la conquête de leurs droits.
Je parle au nom des mères de nos pays démunis qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou de diarrhée, ignorant qu'il existe, pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leur offre pas, préférant investir dans les laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique pour les caprices de quelques femmes ou d'hommes dont la coquetterie est menacée par les excès de calories de leurs repas trop riches et d'une régularité à vous donner, non, plutôt à nous donner, à nous autres du Sahel, le vertige. Ces moyens simples recommandés par l'OMS et l'UNICEF, nous avons décidé de les adopter et de les populariser.
Je parle aussi au nom de l'enfant. L'enfant du pauvre qui a faim et louche furtivement vers l'abondance amoncelée dans une boutique pour riches. La boutique protégée par une épaisse vitre. La vitre défendue par une grille infranchissable. Et la grille gardée par un policier casqué, ganté et armé de matraque. Ce policier placé là par le père d'un autre enfant qui viendra se servir ou plutôt se faire servir parce que présentant toutes les garanties de représentativité et de normes capitalistiques du système.
Je parle au nom des artistes - poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, acteurs - hommes de bien qui voient leur art se prostituer pour l'alchimie des prestidigitations du show-business.
Je crie au nom des journalistes qui sont réduits soit au silence, soit au mensonge, pour ne pas subir les dures lois du chômage.
Je proteste au nom des sportifs du monde entier dont les muscles sont exploités par les systèmes politiques ou les négociants de l'esclavage moderne.
Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples, une synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l'humanité, mais aussi et surtout des espérances de nos luttes.
C'est pourquoi je vibre naturellement au nom des malades qui scrutent avec anxiété les horizons d'une science accaparée par les marchands de canons. Mes pensées vont à tous ceux qui sont touchés par la destruction de la nature et à ces trente millions d'hommes qui vont mourir comme chaque année, abattus par la redoutable arme de la faim...
Je m'élève ici au nom de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils pourront faire entendre leur voix et la faire prendre en considération, réellement. Sur cette tribune beaucoup m'ont précédé, d'autres viendront après moi. Mais seuls quelques-uns feront la décision. Pourtant nous sommes officiellement présentés comme égaux. Eh bien, je me fais le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les «  laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger ».
Quelle leçon d'humanisme.
 

Publié par ASSOGBA à 14:38:28 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Discours de Thomas SANKARA à Addis-Abeba, le 29 Juillet 1987, quelques mois avant sa mort. | 23 juillet 2008

Discours de Thomas SANKARA à Addis-Abeba, le 29 Juillet 1987, quelques mois avant sa mort.Au sujet du fonctionnement de l'OUAC'est pourquoi je voudrais proposer, Monsieur le président, que nous établissions un barème de sanctions pour les chefs d'États qui ne répondent pas présents à l'appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent régulièrement, comme nous par exemple, (rires de l'assistance et regard sage de Yasser Arafat) puissent être soutenus dans certains de leurs efforts. Exemple : les projets que nous soumettons à la BAD, la Banque africaine de développement doivent être affectés d'un coefficient d'africanité (applaudissements). Les moins africains seront pénalisés. Comme cela tout le monde viendra aux réunions ici...Au sujet de la dette des pays africainsNous estimons que la dette s'analyse d'abord de par ses origines. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme . Ceux qui nous ont prêté de l'argent, ce sont ceux-là qui nous ont colonisés. Ce sont les mêmes qui géraient les États et les économies. Ce sont les colonisateurs qui endettaient l'Afrique auprès des bailleurs de fonds, leurs frères et cousins (regards approbateurs de Kenneth Kaunda et attentifs de Samora Machel).Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer.La dette, c'est encore les néocolonialistes ou les colonisateurs qui se sont transformés en assistants techniques. En fait, nous devrions dire qui se sont transformés en assassins techniques. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des bailleurs de fonds, un terme que l'on emploie chaque jour comme s'il y avait des hommes dont le bâillement suffisait à créer le développement chez d'autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des montages financiers alléchants, des dossiers. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C'est-à-dire que l'on nous a amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus.Mais la dette, sous sa forme actuelle, contrôlée et dominée par l'impérialisme, est une reconquête savamment organisée, pour que l'Afrique, sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères, faisant en sorte que chacun de nous devienne l'esclave financier, c'est-à-dire l'esclave tout court, de ceux qui ont eu l'opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l'obligation de rembourser. On nous dit de rembourser la dette. Ce n'est pas une question morale, ce n'est point une question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser.Monsieur le président, nous avons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu'elle est intervenue ici même. Elle a dit, elle qui est européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. Je voudrais simplement la compléter et dire que la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d'abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre si nous payons, c'est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également.Ceux qui nous ont amenés...ceux qui nous ont conduits à l'endettement ont joué comme dans un casino. Tant qu'ils gagnaient, il n'y avait point de débat. Maintenant qu'ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c'est la règle du jeu. Et la vie continue. (Applaudissements)Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n'avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu'au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c'est-à-dire la dette de sang. C'est notre sang qui a été versé. On parle du Plan Marshall qui a refait l'Europe économique. Mais l'on ne parle pas du Plan africain qui a permis à l'Europe de faire face aux hordes hitlériennes lorsque leurs économies étaient menacées, leurs stabilités étaient menacées.

Qui a sauvé l'Europe ? C'est l'Afrique.

On en parle très peu. On en parle si peu que nous ne pouvons, nous, être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas chanter nos louanges, nous en avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l'Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du nazisme.La dette, c'est aussi la conséquence des affrontements. Et lorsque on nous parle aujourd'hui de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n'est pas venue de façon subite. La crise existe de tout temps et elle ira en s'aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leurs droits face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd'hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus. Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l'étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l'Afrique. Il y a crise parce que face à ces richesses individuelles que l'on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos et dans les bas quartiers. Il y a crise parce que les peuples partout refusent d'être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte et l'exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoir financier à s'inquiéter.On nous demande aujourd'hui d'être complices de la recherche d'un équilibre. Équilibre en faveur des tenants du pouvoir financier. Équilibre au détriment de nos masses populaires. Non ! Nous ne pouvons pas être complices. Non ; nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leurs démarches assassines. Monsieur le président : Nous entendons parler de clubs, club de Rome, club de Paris, club de Partout. Nous entendons parler du groupe des cinq, des sept, du groupe des dix, peut-être du groupe des cent, que sais-je encore ? Il est normal que nous créons notre club et notre groupe. Faisons en sorte que dès aujourd'hui Addis-Abeba devienne également le siège, le centre d'ou partira le souffle nouveau : Le Club d'Addis-Abeba.Nous avons le devoir aujourd'hui de créer le front uni du Club d'Addis-Abeba contre la dette. Ce n'est que de cette façon que nous pourrons dire aux autres, qu'en refusant de payer, nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse mais au contraire dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique. Mais Ceux qui veulent exploiter l'Afrique sont les mêmes qui exploitent l'Europe. Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d'Addis-Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saura être payée. Quand nous disons que la dette ne saurait être payée ce n'est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Nous estimons que nous n'avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n'y a pas la même morale.La Bible, le Coran, ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité. Il faudra qu'il y ait deux éditions de la Bible et deux éditions du Coran. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas accepter que l'on nous parle de dignité. Nous ne pouvons pas accepter que l'on nous parle du mérite de ceux qui paient et de perte de confiance vis-à-vis de ceux qui ne paieraient pas. Nous devons au contraire dire que c'est normal aujourd'hui. Nous devons au contraire reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre quand il vole ne commet qu'un larcin, une peccadille tout juste pour survivre et par nécessité. Les riches, ce sont eux qui volent le fisc, les douanes et qui exploitent les peuples.Monsieur le président, ma proposition ne vise pas tout simplement à provoquer ou à faire du spectacle. Je voudrais dire ce que chacun de nous pense et souhaite. Qui ici ne souhaite pas que la dette soit purement et simplement effacée ? Celui qui ne le souhaite pas, il peut sortir, prendre son avion et aller tout de suite à la banque mondiale payer. Nous tous le souhaitons. (rires et applaudissements)Ma proposition n'est pas non plus... Je ne voudrais pas qu'on prenne la proposition du Burkina Faso comme celle qui viendrait de la part de jeunes sans maturité, sans expérience. Je ne voudrais pas non plus qu'on pense qu'il n'y a que des révolutionnaires à parler de cette façon. Je voudrais qu'on admette simplement que c'est l'objectivité et l'obligation. Et je peux citer, dans les exemples de ceux qui ont dit de ne pas payer la dette, des révolutionnaires, comme des non révolutionnaires, des jeunes comme des vieux. Je citerai par exemple, Fidel Castro a déjà dit de ne pas payer, il n'a pas mon age, même s'il est révolutionnaire. Mais je pourrais citer également François Mitterrand qui a dit que les pays africains ne pouvaient pas payer, les pays pauvres ne peuvent pas payer. Je pourrais citer madame le premier ministre...je ne connais pas son age et je m'en voudrais de le lui demander. Mais...(rires) c'est un exemple. Je voudrais citer également Félix Houphouët Boigny, il n'a pas mon age. Cependant il a déclaré officiellement et publiquement, du moins pour ce qui concerne son pays, la Côte d'Ivoire ne peut pas payer. Or, la Côte d'ivoire est classée parmi les pays les plus aisés d'Afrique, au moins d'Afrique francophone. C'est pourquoi il est normal qu'elle paye plus, en contribution, ici (éclats de rires).Mais, Monsieur le Président, ce n'est donc pas de la provocation. Je voudrais que très sagement vous nous offriez des solutions. Je voudrais que notre conférence adopte la nécessité de dire clairement que nous ne pouvons pas payer le dette, non pas dans un esprit belliqueux, belliciste, ceci, pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner. Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serais pas là à la prochaine conférence. Par contre, avec le soutien de tous, dont j'ai besoin, (applaudissements) avec le soutien de tous, nous pourrons éviter de payer. Et en évitant de payer nous pourrons consacrer nos maigres ressources à notre développement.

Et je voudrais terminer en disant que chaque fois qu'un pays africain achète une arme, c'est contre un Africain.

Ce n'est pas contre un Européen, ce n'est pas contre un Asiatique, c'est contre un Africain. Par conséquent nous devons également dans la lancée de la résolution de la question de la dette trouver une solution au problème de l'armement. Je suis militaire et je porte une arme. Mais Monsieur le président, je voudrais que nous nous désarmions. Parce que moi je porte l'unique arme que je possède, d'autres ont camouflé les armes qu'ils ont. (rires et applaudissement)Alors, chers frères, avec le soutien de tous, nous pourrons faire la paix chez nous. Nous pourrons également utiliser ses immenses potentialités pour développer l'Afrique parce que notre sol et notre sous-sol sont riches. Nous avons suffisamment de bras et nous avons un marché immense, très vaste du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest. Nous avons suffisamment de capacité intellectuelle pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pourrons les trouver.Monsieur le président, faisons en sorte que nous mettions au point ce front uni d'Addis-Abeba contre la dette. Faisons en sorte que ce soit à partir d'Addis-Abeba que nous décidions de limiter la course aux armements entre pays faibles et pauvres. Les gourdins et les coutelas que nous achetons sont inutiles. Faisons en sorte également que le marché africain soit le marché des Africains  : produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin et consommons ce que nous produisons au lieu de l'importer. Le Burkina Faso est venu vous exposer ici la cotonnade, produite au Burkina Faso, tissée au Burkina Faso, cousue au Burkina Faso pour habiller les Burkinabé. Ma délégation et moi-même, nous sommes habillés par nos tisserands, nos paysans. Il n'y a pas un seul fil qui vienne de l'Europe ou de l'Amérique. (applaudissements) Je ne fais pas un défilé de mode mais je voudrais simplement dire que nous devons accepter de vivre africain. C'est la seule façon de vivre libre et de vivre digne .Je vous remercie, Monsieur le président.La patrie ou la mort, nous vaincrons. (applaudissements nourris) 

Publié par ASSOGBA à 14:37:23 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Lancement du baccalauréat à Natitingou: Le gouvernement encourage la scolarisation des filles dans le septentrion | 23 juillet 2008

Lancement du baccalauréat à Natitingou
 
Le gouvernement encourage la scolarisation des filles dans le septentrion
 
Le lancement officiel des épreuves du bacalauréat session de juillet 2008 s'est déroulé dans la ville septentrionnale de Natitingou le lundi 21 Juillet 2008. A travers ce choix, le ministre de l'enseignement supérieur entend contribuer à la motivation des parents de ces localités en faveur d'une scolarisation plus accrue des filles.
 
médard Gandonou
8 heures 00minute au Ceg I de Natitingou. Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique Vicentia Boco a procédé au titre de la session de juillet 2008 du baccalauréat au lancement des épreuves. Pas d'incident majeur dans ce collège où 1126 candidats sont en quête du premier diplôme universitaire ni dans les quatres centres que la délégation ministérielle visitera dans cette même ville. Pas plus d'ailleurs dans le Ceg de Djougou où 1125 candidatset les différents centres de composition Parakou visités par le ministre Vicentia Boco.
 
Mais un constat s'imposait au ministre de l'enseignement supérieur qui aux termes de sa descente dans les différents centres  suprvisés dans tout le septentrion a eu la confirmation du faible taux de présence des élèves filles dans les salles de composition. "La moyenne de filles candidates dans les départements du Nord varie entre 18 et 20% alors qu'elle oscille autour de 31% sur le plan national" confie le ministre Vicentia Boco à la presse. Le choix de ce département s'inscrit entre autres dans le plan du gouvernement d'encourager les parents d'élèves à davantage inscrire les filles à travers des actions qui les rassurent du soutien et de l'attention du gouvernement aux enfants de leur localité.
Cet attachement pour la cause de scolarisation des filles a justifié sans doute les visites successives du ministre de l'Enseignement supérieur au Lycée des Jeunes filles de Natitingou et au lycée militaire des jeunes filles de Natitingou qui sont des centres de composition où la présence relativement impressionnate des filles a pu faire rassurer la délégation.
 
Une absence remarquable...
Outre l'impressionnante rareté des candidates (filles) dans les centres, c'est l'absence relativement impressionnate des candidats inscrits au baccalauréat dans les départements Alibori borgou qui a retenu l'attention du ministre. Ce phénomène a été très criard dans le Collège d'enseignement général de Titirou à Parakou où sur 500 candidats inscrits, 57 étaient déclarés absents pour la première journée. Pour le ministre de l'enseignement supérieur, " c'est le centre qui a enrégistré le plus de défaillances de candidats au nombre des dizaines de centres visités". Mais elle a tenté d'en trouver une explication. A l'en croire, " ces cas d'absence sont enregistrés dans le rang des candidatures libres qui sont souvent indécises ou ne maïtrisent pas véritablement leur emploi du temps".
 
Sos pour la série C...

L'autre constat qui crève l'oeil dans les différents centres d'examen visités par le ministre constitue la réduction de l'effectif des candidats de la série C qui reste très infime au regard des inscrits au titre des autres séries pour le baccalauréat. A cet effet, le Ministre de l'enseignement supérieur Vicentia Boco a procédé à un "Sos" à l'endroit des parents d'élèves et élèves pour une orientation vers les séries purement scientifiques qui sont également d'une grande utilité pour la construction d'un bénin  émergent et qui ouvrent de larges portes sur la vie active. 

 

 

Médard Gandonou

Publié par ASSOGBA à 14:36:18 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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