• Les têtes couronnées et sages menacent de désolidariser Abomey de la RB

    Cité de Houégbadjavi au Bénin

    Les têtes couronnées et sages menacent de désolidariser Abomey  de la RB

    Les têtes couronnées et sages de la cité des Houégbadjavi (Abomey) au Bénin ont ténue une rencontre aujourd’hui dans cette ville historique sur la gestion des hommes au sein du parti La Renaissance du Bénin qui traverse des moments difficiles. Dans la déclaration finale de cette rencontre, les  autorités religieuses et morales locales menacent de désolidariser Abomey de la Rb avec à la clé le départ de l’ancien maire et ministre Blaise Ahanhanzo Glèlè. Ils sollicitent même le départ de l’actuelle président Léhady Soglo de la tête du parti au cas où cela serait nécessaire pour sauver cette formation politique du naufrage.

    Entre autres grands dignitaires d'Abomey présents à la cérémonie de déclaration: les chefs de cultes, les chefs cantons, les Assiata, les Hounongans, les Gankpo et les Nans. Tous ceux qui incarnent la royauté et les leaders d'opinion actuellement sur le plateau d'Abomey. La déclaration a été lue par Dah Bléko Yovogan en français et repris en fon par Dah Mèhou Yèdonou. Le chef canton Dah Zodéhougan et le chef Assiata Dah Mèlé ont clôturé les interventions.

     

    Lire la Déclaration

     

    DISCOURS A L’OCCASION DE LA SORTIE DES SAGES ET NOTABLES D’ABOMEY

    Chers Dignitaires, Chers Sages et Notables, Chers Gardiens de la tradition Royale, Princes et Princesses du Plateau d’Abomey, Bonjour !
    C’est avec un immense plaisir doublé d’une grande joie que nous prenons la parole en ce jour  pour vous dire merci. Vous  ne vous êtes pas fait prier avant de faire le déplacement de ce jour. C’est la preuve que le développement de la cité historique, l’avenir  du Plateau d’Abomey vous préoccupe et vous tient à cœur. Je vous  remercie parce que vous avez compris qu’aux grands maux, les grands remèdes. De la même manière, vous faites bien de percevoir qu’à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Même si cela paraît  aujourd’hui un peu tard, ne dit-on pas souvent qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ?  
    Chers Amis, chers Frères et Sœurs, Honorables invités, Dignitaires et têtes couronnées,
    Pour prétendre avoir bien vécu sur cette terre, il faut s’efforcer pendant qu’il est encore temps de travailler à laisser quelque chose de bien aux générations futures. Et c’est à cela que je vous invite dès aujourd’hui. L’heure a sonné pour que chacun de nous fasse une analyse de conscience,  en regardant et en plaçant au dessus de tout autre considération le Plateau d’Abomey qui nous est si cher, avec sa  capitale historique Abomey dont nous nous évertuons à lui redonner ses lettres de noblesse. Vous savez bien de quoi je parle ! Qu’attendons-nous pour redorer notre blason au plan socio-politique et économique ?  Tout le monde nous observe. Que faire ?
    En effet, il n’est un secret pour personne que l’identité politique remarquable des Houégbadjavi jusque-là, c’est la Renaissance du Bénin qui par le passé,  a brillé de mille feux et a gardé sa place sur l’échiquier politique national.  Mais durant tout ce parcours, que d’épines, de péripéties et d’autoritarisme. Aujourd’hui, on confond parfois que la gestion d’un parti qui se veut national, démocratique et prospère ne doit pas se limiter au seul commandement et bon vouloir d’un seul individu fût-il héritier. En parler très souvent, on vous prend pour l’indiscipliné du groupe et vous êtes du coup l’objet de toutes les cabales. Où en sommes-nous aujourd’hui Frères et Sœurs? Que nous arrive-t- il ? Excusez si j’accuse sans le vouloir. A mon humble avis, doit-on faire en politique des soustractions et des divisions. Bien au contraire, c’est par la loi de la multiplication et de l’addition qu’on règne
    pour la satisfaction de la cité. Malheureusement, au sein de la RB, c’est avec amertume que nous constatons qu’il n’y a que quelques privilégiés qui décident de tout  au grand mépris de ceux qui se tuent à la tâche, se sacrifient au prix de leur vie.
    Tout diagnostic fait, la dégringolade de ce grand parti a commencé il y a bien des années et nous gardons volontiers les yeux fermés sans avoir jamais tâché de les ouvrir. Jusqu’à quand allons-nous demeurer pires aveugles. Mais la vérité est têtue et l’histoire se répète sans se lasser avec les interminables contradictions à l’interne. Il faut avoir des nerfs en acier pour supporter tout ceci. Cela ne s’explique pas, ça se vit. Et jusqu’à quand donc allons-nous subir ? On est rassasiés et constipés de la gestion de Léhady Vinangnon Soglo qui, au-delà de tous maux, en ajoute au calvaire des militants à la base. La gestion d’un parti politique dans le contexte actuel du Bénin doit être démocratique. A la Rb d’aujourd’hui combien de personnes prennent les décisions au nom de la grande masse ?  Le bureau politique composé à 75% de cadres de la Mairie de Cotonou, qui décident au nom du parti a-t-il encore sa raison
    d’être?  Mieux, de 27 députés à l’origine, nous en sommes à combien aujourd’hui ? 09 simplement avec des démissions en cascade jusqu’au départ des ténors les plus incontournables de ce temps. Et tenez, 09 députés n’eut été le soutien de l’Union fait la Nation. De plus, depuis toujours, de quoi avons-nous bénéficié ? Et au lieu de penser aux stratégies pouvant conduire les militants à un bien être socio-économique, on perd le temps à allumer le feu dans la maison et à l’attiser, tant pis pour les frères en quelque sorte. On est où et on va où. La lueur d’espoir apportée par Blaise AHANHANZO GLELE à la grande satisfaction et au soulagement du peuple béninois en général et de ceux du plateau d’Abomey en particulier est encore précocement étouffée par une jalousie morbide qui ne vise qu’à abattre un homme, un développeur, un rassembleur, en un mot, un homme bon. Une jalousie doublée d’une méchanceté
    gratuite qui plonge les populations dans une misère noire. Qui peut donc continuer le changement amorcé par Blaise Ahanhanzo GLELE? Qui peut, mieux que lui rassembler les Houégbadjavi ?
    Le pire est que rien n’est fait pour écouter ceux qui démissionnent et les persuader de revenir à la case départ. Bien au contraire, des responsables hauts placés avancent qu’ils écraseront politiquement tous ceux ne leur feront pas allégeance.

    On se croirait dans ce parti, dans une voiture dont le chauffeur est aveugle et dont la barre de direction est cassée.
    Arrêtons la machine à fabriquer la misère, la souffrance, la division et l’échec au quotidien. Arrêtons alors cette voiture si non les dégâts ne seront plus réparables. C’est pourquoi, nous exigeons une autre vision de la gestion de notre patrimoine commun qu’est la Renaissance du Bénin et si possible le départ de Léhady Vinangnon Soglo de la tête du parti avec sa gestion solitaire, autocratique et chaotique pour qu’Abomey aspire enfin à un mieux être. Si notre requête n’est pas acceptée, nous nous ferons écouter le moment venu. Car on a trop perdu le temps et ce inutilement avec un parti qui  refuse d’avoir une boussole.
    Vive la nouvelle génération pour un développement harmonieux du Plateau d’Abomey!
    Vive la cité debout !
    Vive les Houégbadjavi !
    Je vous remercie.


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  • Commentaires

    1
    Samedi 23 Avril 2016 à 08:59
    Thinking it is light, ignorance is darkness, ignorance it was heresy for human and most contemptible are those who mistreat subordinates.
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