• SOMMET DE DOHA : FRONT COMMUN DES DIRIGEANTS DU MONDE POUR LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT

    Doha, la capitale de l'Emirat du Qatar, accueille du 29 novembre au 2 décembre 2008, la Conférence Internationale de Suivi sur le Financement du Développement chargée d'examiner la mise en œuvre du Consensus de Monterrey organisée par les Nations Unies. Le Président de la République, le Docteur Thomas Boni YAYI y a pris une part active, à l'instar de ses homologues des pays membres de cette institution internationale. Tous les Chefs d'Etats, experts, parlementaires et diplomates réunis à Doha dans le cadre de cette conférence ont été unanimes :le monde vit une situation difficile, le Consensus de Monterrey obtenu en 2002 au Mexique pour le financement du développement n'a pas comblé les attentes ; raison pour laquelle il s'avère désormais indispensable de revoir fondamentalement la question du financement du développement afin d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). A l'ouverture des travaux, le samedi 29 novembre 2008 dans la salle Al Dafna de l'hôtel Sheraton, le Secrétaire Général des Nations Unies, son Excellence BAN KI-Moon n'a pas manqué de souligner que les pauvres sont les plus touchés par la crise financière. Elle constitue une menace grave qui pourrait engendrer des troubles sociaux et l'instabilité politique dans nombre de pays. Pour ce faire, la communauté internationale se doit d'assurer une bonne coordination des programmes de lutte contre les changements climatiques et promouvoir la gouvernance inclusive. BAN KI-Moon a également précisé que les pays développés sont de plus en plus disposés à relancer les crédits et a fait un plaidoyer pour que le nord respecte ses engagements. Il a émis le vœu que l'allègement de la dette soit poursuivi, ainsi que la mobilisation des ressources locales. Intervenant en qualité de Président en exercice de l'Union Européenne, Nicolas SARKOZY a abondé dans le même sens. Le monde est passé tout près de la catastrophe parce qu'il a privilégié la surenchère, a-t-il déclaré. Selon lui, l'Union Européenne sera au rendez-vous du développement en y consacrant 0,7% du Produit National Brut. Apparue au nord, la crise financière est vite devenue une crise économique menaçant, du coup, les politiques de l'emploi dans nombre de pays, raison pour laquelle la communauté internationale doit se retrousser les manches, vu l'ampleur des défis à relever. Comme l'a souligné le Président de la République, le Docteur Thomas Boni YAYI, plus de six ans après le Consensus de Monterrey, force est de constater que malgré les efforts consentis pour la réalisation des engagements pris, le bilan demeure mitigé, particulièrement en ce qui concerne les pays d'Afrique subsaharienne. Le Président Béninois a, de ce fait, invité les pays développés à renforcer l'aide publique au développement. Boni YAYI a également plaidé pour l'accroissement des financements destinés à l'agriculture et invité les nations riches à supprimer les subventions agricoles qui pénalisent sérieusement les producteurs du sud. Il a suggéré la mise en place d'un mécanisme de surveillance susceptible d'inventorier et d'alerter la communauté internationale sur les crises. En marge du sommet, le Docteur Thomas Boni YAYI a, à plusieurs reprises, échangé avec ses homologues des pays en développement. Il a également eu des entretiens avec les présidents du Togo, du Burkina Faso, du Tchad, du Congo Brazzaville, du Costa Rica , de la Bulgarie et l'Emir du Qatar, Son Altesse Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.

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