• Remise de 15 décortiqueuses de riz à Malanville: Roger Dovonou fait preuve de promptitude

    Remise de 15 décortiqueuses de riz à Malanville


    Roger Dovonou fait preuve de promptitude

     


    A peine une semaine d'attente de sauveur pour les aider à s'en sortir du bourbier dans lequel ils se sont trouvés engouffrés, suite à la production abondante du riz dans le bassin du fleuve Niger, les riziculteurs en détresse ont reçu le ministre de l'Agriculture Roger Dovonou qui est allé leur remettre une quinzaine de décortiqueuses offertes au Bénin par la Chine. Et leur en promet quinze autres commandées à la Cobemag qui fera la livraison d'ici une semaine. C'est la preuve que le Ministre est à l'écoute de la population. C'est aussi le lieu de tirer un coup de chapeau aux directions techniques compétentes du Maep avec qui il faut désormais compter pour booster l'agriculture.
    Les quinze décortiqueuses remises le week-end dernier aux producteurs de riz qui se plaignaient d'être abandonnés à leur sort à Malanville, étaient, selon le ministre Dovonou, prévues pour l'ensemble des producteurs sur toute l'étendue du territoire national. Mais vu l'urgence de la situation,  - à savoir l'exposition d'environ 5000 tonnes aux intempérie et au problèmes de stockage, l'inefficacité de la seule décortiqueuse disponible pour faire face aux besoins pressants -, le ministre s'est vu obligé de remettre aux producteurs de cette localité l'ensemble des machines objet du don chinois. La Coopérative béninoise du matériel agricole (Cobemag) à qui le ministère a certainement commandé des décortiqueuses a promis en livrer quinze, de les essayer, les tester et suivre sur le terrain leur l'utilisation afin de corriger d'éventuelles failles a et d'y remédier au plus vite.
    La production a donc été sauvée in-extremis et nous pouvons nous réjouir de ce que le riz ne coure plus désormais le risque de subir le même sort que le manioc dont le projet a connu un échec cuisant, à cause de l'impréparation de l'après production par le gouvernement d'alors.  
    La demande locale est apparemment importante, à en croire le témoignage d'une consommatrice de Parakou, interrogée par le Ministre Roger Dovonou lors de sa visite à une boutique témoins de cette commune, métropole du septentrion. Reste à savoir si le Sud, notamment les villes comme Cotonou,  Calavi ou Porto-Novo, y réservera un bon accueil. Cet accueil se prépare, à commencer par les autorités  au pouvoir et leurs collaborateurs qui doivent se montrer disposées à consommer ce riz local afin de convaincre les autres consommateurs.
    Des missions commerciales devraient aussi être dépêchées dans certains pays limitrophes sahéliens pour leur proposer le marché et étudier si les prix seraient compétitifs afin d'augmenter en conséquence la production lors de la prochaine saison. On ne doit pas aussi oublier la vallée de l'Ouémé, réputée pour la richesse de ses terres très adaptées à la riziculture, si le Bénin veut tendre à être une puissance agricole sous-régionale, comme le projette le gouvernement d'ci à 2015. Délai que nous jugeons trop court, car cela nécessite beaucoup plus d'efforts et d'organisation. Ce qui mettra un peu de temps à se consolider. Même avec le futur  projet d'appui au développement des communes (Pdac) financé par le Koweït et le Bénin d'un montant de 374 milliards de F CFA, qui attend d'être ratifié pour démarrer prochainement.
    D'autres filières devront être rapidement développées parce que très fortement demandées au-delà même de la sous-région, en l'occurrence le soja, dans l'Union Européenne qui n'arrive à couvrir qu'à un pour cent (1 %) ses besoins, depuis l'an 2000 où il a été interdit l'utilisation de protéines animales dans l'alimentation du bétail. Le Brésil, les USA et l'Argentine sont les gros exportateurs (90 %) des de soja dans le monde  (135 millions de tonnes échangées). Oléagineux qui occupe de très loin la première place devant le colza (11 millions de tonnes) en 2007. La Chine est le premier importateur, près de la moitié (33 millions de tonnes) des graines de soja, devant l'Union Européenne qui en est pratiquement le seul gros importateur de tourteaux (Sources : FAPRI –Food and Agricultural Policy Research Institute – et FAOSTAT 2007/2008, publiées dans Note de synthèse Agritrade/CTA, décembre 2008).
    Il est donc opportun de développer cette filière soja, protéagineux très important dont l'huile est très recommandée dans l'alimentation humaine et les tourteaux sont très recherchés pour la croissance harmonieuse du bétail, aussi bien en Afrique que dans le marché international.
    Moust Olaïlo

     


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