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ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE Dr Boni YAYI à Ilé Ifè | 27 décembre 2008

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE, Dr Boni YAYI PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L'ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT A L'OCCASION DE LA Cérémonie de remise de la distinction honorifique de Docteur Honoris Causa ès Sciences de l'Université Obafèmi Awolowo d'Ilé-Ifè Je voudrais tout d'abord exprimer au Gouvernement, au peuple frère du Nigeria, ainsi qu'à vous-même, Monsieur le Président, toute ma reconnaissance, pour la chaleur de l'accueil qui est réservé à ma délégation et à moi-même, et pour toutes les attentions dont nous sommes entourés depuis notre arrivée chez nous, ici, au Nigeria, et plus particulièrement à Ilé-Ifè.

C'est avec un immense plaisir que je me retrouve dans cet auguste Hall dont le nom plonge ses racines dans notre histoire.

Je me sens honoré de recevoir le titre honorifique de Docteur honoris Causa de cette grande Université. En effet, l'expression Great Ifè que l'on ne rend pas parfaitement par sa traduction de Grande Ifè, fait partie désormais de ma vie et de ma vocation.

Aujourd'hui, la Grande Ifè m'ouvre les portes de la Grande cité qu'a été et demeure Ilé-Ifè, en tant que berceau de la race Oduduwa ou, comme le disent souvent nos populations, berceau de l'humanité.

La Grande cité a produit la Grande Ifè académique, cette belle Université à l'architecture imposante implantée dans ce beau paysage de collines et de méandres de cours d'eau, ce haut lieu de la connaissance où la nature et la culture fusionnent en toute harmonie.

La Grande Ifè à laquelle le nom de notre regretté sage Obafèmi Awolowo est attaché, est sans aucun doute l'une des plus belles universités d'Afrique. Vous comprendrez donc la source première de ma légitime fierté d'être aujourd'hui récipiendaire de la distinction honorifique qui vient de m'être décernée dans cette grande université africaine, ce lieu qui me réconcilie bien avec mes origines, mon histoire et toutes les grandes leçons de ma carrière dans la sous-région.

En effet, après plusieurs décennies dans des institutions monétaire et financière et au bout de ma longue expérience à la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest ainsi qu'à la Banque Ouest Africaine de Développement, j'ai pu me former la pure et profonde conviction que le développement de nos pays passe nécessairement par un certain nombre de piliers parmi lesquels :

 la liberté, source de créativité ;
 la qualité des ressources humaines ;
 l'importance des infrastructures économiques et sociales ;
 la valorisation de notre patrimoine culturel diversifié ;
 la force de l'intégration régionale.

Ces piliers intègrent à n'en point douter la notion de la prospérité partagée dans la paix, la concorde et l'unité nationale et africaine.

Le Bénin est un ardent partisan d'une Afrique unie dans sa diversité car, l'intégration des peuples et le brassage culturel sont un facteur puissant de l'accélération du développement et du progrès économique et social de l'Afrique.

J'ai toujours été fasciné par la volonté et la détermination avec lesquelles cette prestigieuse Université s'est employée à promouvoir les bases intellectuelles de l'Excellence fondée sur ces différents piliers du développement. Je m'en réjouis.

Monsieur le Chancelier,

Je ne peux que vous remercier davantage de m'avoir conféré le titre de Docteur Honoris Causa es Science à un moment où le peuple béninois et moi-même nous nous efforçons de renforcer les excellentes relations de fraternité et de coopération qui existent si heureusement entre mon pays le Bénin et le Nigeria.

Monsieur le Président de la République Fédérale du Nigeria,

Ce titre est aussi un grand honneur qui nous stimule à consolider les étroites relations entre nos gouvernements et entre nos peuples à cette étape cruciale de l'histoire de notre continent,  où nous sommes de plus en plus convaincus que l'intégration régionale et celle des peuples doivent être considérées comme des priorités absolues par tous les pays africains.

L'intégration doit être abordée comme un défi à relever. C'est pourquoi, je voudrais humblement m'engager à promouvoir des programmes d'échanges d'étudiants et de chercheurs entre l'Université Obafèmi Awolowo et les universités du Bénin, dans les domaines de la médecine, de l'agriculture, de la technologie, des langues et de la culture. Je contribuerai aussi, par tous les moyens, à améliorer les bases de ces échanges qui, déjà par le passé et dans un cadre informel, ont permis la formation et l'utilisation de nombreux cadres béninois qui font aujourd'hui la fierté du Bénin.

Permettez-moi à ce sujet de saluer au passage la mémoire de mon regretté frère, Laurent Olaleye Yayi, décédé il y a un an, alors qu'il était en fonction ici même.

Je voudrais terminer en indiquant que j'ai une haute appréciation de la contribution de nos frères et sœurs nigérians à l'indépendance du continent ainsi qu'au développement et au progrès de l'Afrique.

Monsieur le Président de la République Fédérale du Nigeria et très cher frère,

Je ne puis manquer l'occasion de la présente cérémonie, pour vous témoigner la gratitude du peuple béninois et saisir cette opportunité pour vous remercier pour tout ce que vous faites en faveur de la sous-région et au bénéfice de mon pays, le Bénin.


Great Ife, merci.
Great Ife, Thank you.

Je vous remercie.

Publié par ASSOGBA à 22:35:46 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Communiqué Upmb | 23 décembre 2008

L'Union des professionnels des médias du Bénin (Umpb) prend acte de la déclaration de l'honorable Rachidi Gbadamassi faite le 18 décembre 2008 au parlement à propos de la sauvegarde de la liberté de la presse et de la dépénalisation des délits de presse. L'Upmb est parfaitement en phase avec l'honorable Rachidi Gbadamassi lorsque d'une part, il « condamne avec la dernière rigueur toute tentative d'arrestation de journaliste » et d'autre part, il fait remarquer que « la dépénalisation des délits de presse (suppression des peines privatives de liberté) renforce la liberté reconnue nécessaire à l'exercice d'une profession d'utilité publique », une profession orientée vers la satisfaction des droits fondamentaux que sont le droit d'informer et le droit du public à s'informer et à être informé. L'Upmb soutient l'appel solennel de l'honorable Rachidi Gbadamassi qui demande à ses collègues députés de « voter dans les meilleurs délais, la loi sur la dépénalisation des délits de presse » qui devra entrer en vigueur le plus tôt possible pour l'enracinement de la démocratie. L'Upmb rappelle d'ailleurs que le gouvernement avait en janvier dernier exprimé clairement sa volonté de soumettre à l'Assemblée nationale un projet de loi en faveur de la dépénalisation des délits de presse et encourage alors le Chef de l'Etat le Président Boni Yayi à saisir cette occasion de la volonté de plus en plus exprimée des députés à cet effet pour concrétiser son vœu de contribuer à l'avènement d'une législation moins liberticide pour le secteur des médias. Tous les professionnels des médias du Bénin sont donc invités à une mobilisation sans relâche pour un renouveau législatif au profit de la presse béninoise. Fait à Cotonou le 18 Décembre 2008 Le président de l'Upmb Brice HOUSSOU

Publié par ASSOGBA à 12:08:30 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Relance des activités de l’ong jeunesse ambition.: Lucien Ahouandjinou octroie 13 millions aux femmes. | 23 décembre 2008

Le président de l'organisation non gouvernementale jeunesse ambition de la commune de Zangnanado dans le département du Zou a procédé à la relance de ses activités ce dimanche 21 décembre 2008. à l'issue des cérémonies, une somme de treize millions deux cents mille a été octroyée aux groupements féminins de douze village de Zangnanado.

L'ong jeunesse ambition après un long silence va renouer avec ses traditionnelles activités. C'est dans ce cadre qu'une cérémonie officielle a été organisée par les responsables de cette structure non étatique. Elle a eu lieu en présence du ministre de l'agriculture Roger Dovonou,  fils de la localité, de l'honorable Zéphirin Kindjanhoundé, du préfet des départements du Zou , des Collines Armand Maurice Nouatin, du maire Philippe Bognonkpè des élus locaux, des notables, des têtes couronnées de la région et  une masse importante des femmes venues de tous les horizon de la commune. Dans son adresse à la population, le responsable de l'ong Lucien Ahouandjinou  a évoqué les raisons pour les quelles l'ong a interrompu momentanément ses activités. Selon lui, ce temps de silence est une périodes qui a permis a la structure de jeter un regard rétrospectif sur les actions qui ont été menées jusque là en vue de prendre
un nouveau départ. « Nous voici à la croisée des chemins » s'est il adressé à la foule.
Ensuite il a présenté au public la liste des activités à mener  en instance en afin de soulager  les peines des populations. Dés la semaine prochaine l'ong envisage construire un module de trois classes pour l'école primaire publique de Akantomey. Un centre de santé  à Gossoé, la construction de  forage à Agonvè – Houéli. Mais avant d'entamer toutes ces actions, il a d'abord octroyé des crédits améliorés à des groupements féminins. Au total 660 personnes vont bénéficier de ce font qui leur permettra d'exercer leurs activités génératrices de revenues de la transformation des produits locaux en passant par leur commercialisation. Des ustensiles de cuisines et des bals de pagnes leur a été également remis. Le maire de la commune hôte Philippe Bognonkpè a remercié le président de l'ong  pour ses actions au service du développement de sa commune d'origine.  Il s'est par ailleurs  engagé publiquement à
l'accompagner dans toutes ses actions. Le ministre de l'agriculture fils du terroir n'a pas lui aussi taris d'éloges à l'endroit du directeur exécutif de jeunesse ambition. Il a ensuite précisé que la vission de l'ong cadre parfaitement avec celle du chef de l'Etat qui dans sa politique lutte contre la pauvreté et l'épanouissement des femmes. L'honorable Zéphirin Kindjanhoundé et le préfet des deux départements Armand Nouatin ont eux aussi loué le courage  et la détermination de  l'homme qui s'est allié l'utile à l'agréable. A l'issue des manifestations, sa majesté Yètokandji  roi d'Agonlin a béni le retour de tous les participants dans la lisse populaire agrémenté de chants et danses de la région.

Publié par ASSOGBA à 12:01:58 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Drame routier à Zangnanado: Un jeune homme gratuitement tué | 23 décembre 2008

Un accident de circulation s'est produit ce soir du dimanche 21 décembre 2008 vers dix neuf heures devant la gare routière de Zangnanado et qui a endeuillé toute une famille. En effet le jeune homme en question était en train de trimbaler sa moto quand un véhicule pick up double cabines immatriculé 320EH01CI faisait la vitesse. Dans sa course effrénée il a dérapé pour aller heurter le jeune homme qu'il a traîné sur une bonne distance avant de s'immobiliser. Conséquence, la victime a rendu l'âme sur le coup. Comme de coutume, les forces de l'ordre sont venus sur le terrain faire les constats d'usage. Ce drame pose une fois encore l'éternel problème d'excès de vitesse en agglomération surtout à la veille des fêtes de fin d'année. Pour un simple non respect du code de la voie, la vie d'un jeune homme a été gratuitement massacrée sur l'hôtel de la négligence. Il faut rappeler que le conducteur du véhicule meurtrier a été gardé à la gendarmerie de la localité.

Publié par ASSOGBA à 11:59:06 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

DESIGNATION DES SEULS DEPUTES DE L’OPPOSITION POUR SIEGER A LA HAUTE COUR DE JUSTICE | 21 décembre 2008

Le G13, le G4 et Force Clé ont utilisé leur supériorité numérique pour désigner hier les députés issus de leurs rangs à l'Assemblée Nationale en vue d'aller siéger à la Haute Cour de Justice. Sur les 6 sièges prévus, ils n'ont concédé aucun aux FCBE. Malgré l'insistance des députés FCBE à faire en sorte que toutes les forces politiques présentes à l'Assemblée figurent sur la liste des parlementaires devant composer cette haute juridiction, le G13, le G4, et Force Clé n'ont voulu rien entendre autre que leur désir ardent d'aller au bout de leur logique à savoir s'accaparer tous les sièges impartis. Au nom de la règle de la majorité, ils se sont attribué tous les sièges dévolus à l'Assemblée Nationale, perdant de vue que la Haute Cour de Justice a été prévue par le Constituant pour juger le Président de la République et les membres du Gouvernement à raison des faits qualifiés de haute trahison, d'infractions commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat. Il s'agit donc d'une juridiction non seulement importante mais surtout sensible pour que seuls des députés d'un même bord aillent y représenter un parlement aux sensibilités politiques plurielles. Peuple de mon pays, épris de paix !  Quand on sait la hargne avec laquelle le G13, le G4 et Force Clé s'en prennent à toutes les actions du Président de la République fussent-elles positives ;  quand on sait la hargne avec laquelle un député parle déjà de parjure pour évoquer des failles éventuelles dans des dossiers dont il n'en maîtrise aucun contour ; une manière vindicative de chercher des poux dans la tête du Président de la République ;  quand on sait que cette hargne porte la marque à peine voilée d'un règlement de compte personnel avec le Président de la République.  quand on sait l'esprit manifestement putschiste qui sous-tend cette hargne avec cette autre déclaration d'un autre député des mêmes forces coalisées à propos de la crise actuelle entre le Législatif et l'Exécutif je cite : « Pour que cette crise soit jugulée, il faut que le Président de l'Assemblée et le Président de la République démissionnent » fin de citation;  quand on sait tout cela, la raison commande, là où le droit s'est effacé devant la politique, d'éviter l'exclusion pour une question aussi sensible que la composition de la Haute Cour de Justice. Que la majorité mécanique intervienne par exemple pour instituer le Service Militaire d'Intérêt National, comme cela a été le cas, cela passe ; parce que le Service Militaire d'Intérêt National n'a rien de sensible, quelle que soit la sensibilité de chacun ; mais qu'elle serve de fondement à la désignation de personnes appelées à juger éventuellement le Président de la République, Cà-là, ça gêne. Ca gêne, parce que autant le Président de la République a ses pourfendeurs, autant il a ses inconditionnels qu'on ferait mieux d'impliquer dans un procès de leur idole afin de leur enlever de la tête l'impression d'un acharnement comme tout le laisse en ce moment entrevoir. Les procès, quel que soit leur degré d'importance sollicitent grandement notre émotivité. L'exemple type de cette émotivité est la réaction de désapprobation totale de la libération ordonnée, il y a 72 heures seulement de l'“Ange de la mort“ en Argentine avec l'onde de choc que cette décision a provoquée de Buenos Aires à Paris en passant par plusieurs capitales européennes. Pourtant, les magistrats attitrés qui ont rendu cet arrêt, l'ont fait sur la base des lois en vigueur en Argentine et que nul ne conteste là-bas. Pourquoi ? Parce que l'“Ange de la mort“ est un gros morceau qui focalise l'attention sur lui. Or dans le cas de la Haute Cour de Justice, ici au Bénin, ce sont des politiciens – et lesquels ? – mélangés à quelques magistrats qui devront juger éventuellement le Président de la République, un gros morceau qui a, avec lui, 75% de ses concitoyens. Voilà pourquoi l'UCP-Faaba et l'UCMP dénoncent avec véhémence l'application de la règle de la majorité mécanique qui n'est pas toujours fondement de la démocratie comme on le laisse croire. L'UCP-Faaba et l'UCMP dénoncent cette application d'autant plus que bien des députés, aujourd'hui présents à l'hémicycle et qui se font les chantres la majorité mécanique à tout prix, n'y seraient pas si cette règle avait présidé à leur élection par le Peuple. L'UCP-Faaba et l'UCMP soutiennent que pour une question aussi hautement sensible que la composition de la Haute Cour de Justice ; ne pas prendre en compte toutes les composantes de l'Assemblée Nationale sans exclusive dans une telle opération, c'est choisir une partie du Peuple – foncièrement contre le Président de la République – pour juger éventuellement ce dernier ou des membres de son gouvernement. A priori, cette manière de faire de nos parlementaires majoritaires circonstanciels, déséquilibre d'emblée et dare-dare la balance, symbole de la justice. C'est donc faire le lit à toutes sortes de développements peu souhaités de la part de l'autre partie du peuple qui se targuera, à raison, de n'avoir pas eu l'occasion de dire son mot à un procès du genre. Vigilance donc pour ne pas tomber dans la haine aveugle ! Vigilance pour conjurer en amont les démons de la discorde ! Vive l'UCP-Faaba ! Je vous remercie. Nazaire DOSSA Président de l'UCP-Faaba et Porte-parole de l'UCMP Tél. : 90923256

Publié par ASSOGBA à 20:02:03 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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