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Ocbn: les travailleurs exigent le départ du Dg | 08 janvier 2009

Les travailleurs de l'Organisation commune Bénin Niger se sont manifestés hier dans la matinée par un sit-in qu'ils ont organisé devant la gare principale Ocbn de Cotonou. Ils réclament des arriérés de salaires et la démission du Dg Rigobert Azon  pour mauvaise gestion d ela société sur tous les plans. ils appellent les président Yayi et Tandja au secours.

Publié par ASSOGBA à 17:54:22 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Conseil des ministres du 02 janvier 2009 | 08 janvier 2009

Conseil des ministres du 02 janvier 2009
Le Conseil des Ministres s'est réuni en séance ordinaire le mercredi 31 décembre 2008.
Au début de la séance, le Chef de l'Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire de feus :
Calixte Ayihadji TOSSOU, Directeur Général de la Compagnie Béninoise de ' Navigation Maritime (COBENAM), décédé le 28 décembre 2008 ;
Vincent Makin KOUGBADJI, Inspecteur de l'Enseignement Primaire à la retraite, décédé le 09 octobre 2008 ;
-  Olivier Akpovi GBAGUIDI, Inspecteur de l'Enseignement à la retraite, décédé le 20 novembre 2008.
Au cours de la séance le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de décrets, notamment :
- le projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification, de la Convention relative aux Statuts du Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique (FAGACE);
‑ le projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification, de l'Accord de prêt entre la République du Bénin et la Banque Ouest Africaine de Développement dans le cadre du financement partiel du Programme divergence d'appui à la Sécurité Alimentaire
‑ le projet de décret portant transmission a l'Assemblée Nationale, du projet de loi relative à la protection des données à caractère personnel en République du Bénin.
Le Conseil des Ministres a également examiné' et approuvé' au cours de sa séance
- un compte rendu du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme, Porte‑Parole du Gouvernement, relatif au Congrès international des Ministres de la Justice sur le thème de l'abolition de la peine de mort, qui s'est déroulé à Rome, les 29 et 30 septembre 2008 ;
- un compte rendu du Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé des Transports Terrestres, des Transports Aériens et des Travaux Publics, relatif à la réunion spéciale de navigation aérienne de la région Afrique Océan‑Indien, tenue à Durban, en Afrique du Sud, du 24 au 29 novembre 2008.
Par ailleurs, le Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Ministre de l'agriculture, de l'Elevage et de la Pêche ont fait au Conseil des Ministres, le compte rendu de deux graves incidents survenus respectivement au Campus Universitaire d'Abomey‑Calavi le 24 novembre 2008 et dans les Coopératives d'Aménagement Rural (CAR) de Grand Ago000nvy, le 29 décembre 2008.
Au cours de l'incident survenu au Campus Universitaire d'Abomey‑Calavi, le Garde du Corps du Doyen de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, Monsieur Géro AMOUSSOUGA, a eu à tirer a balles réelles sur un Groupe d'étudiants manifestant contre celui dont il est chargé de la protection. Le bilan de cette fusillade regrettable est de huit (08) blessés et toutes les victimes ont été' prises en charge par l'Etat et soignées sur instructions du Gouvernement au Centre National Hospitalier et Universitaire Koutoucou Hubert MAGA et à l'Hôpital d'Instructions des Armées du Camp GUEZO.
Le cas le plus grave a fait l'objet d'évacuation sanitaire à l'Hôpital BEGHIN de Paris en France.
Dans le cas de l'incident survenu dans les CAR de Grand AGONVY, il s'agit d'une opération de maintien d'ordre a l'occasion d'une assemblée générale non conforme aux prescriptions légales qui a dégénéré en échauffourée entre les éléments des forces de Sécurité' publique et les coopérateurs et s'est soldée par cinq (05) morts du côté des populations et quatre blessés du côté des gendarmes.
En approuvant ces deux (02) comptes rendus et les diligences déjà accomplies par les Ministres concernés, le Conseil des Ministres a décidé' de faire poursuivre par les structures compétentes, les investigations pour situer les responsabilités, tenants et aboutissants de ces situations déplorables.
Il a également instruit deux délégations gouvernementales
- l'une composée:
* du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, du Ministre de la Famille et de la Solidarité Nationale, du Ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs pour aller exprimer la compassion du Gouvernement aux étudiants victimes du drame du Campus Universitaire d'Abomey‑Calavi ainsi qu'à leurs familles respectives ;
‑ l'autre composée :
* du Ministre d'État Chargé de la Défense Nationale, du Ministre de l'intérieur et de la Sécurité' Publique, du Ministre de agriculture  de l'Elevage et de la Pêche, du Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l'Administration et de l'Aménagement du Territoire et du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour se rendre dès le vendredi 02 janvier 2009 dans les localités concernées par l'incident du Grand Agonvy en  vue de tenir des séances de sensibilisation et d'information et de faire au Gouvernement des propositions pertinentes pour une meilleure conduite du dossier des CAR et URCAR.
Le Conseil des Ministres a, en outre autorisé' au cours de sa réunion :
‑ la visite d'amitié et de travail du Chef de l'Etat en République du Niger, le 08 janvier 2009
‑ la visite de travail au Bénin, les 08 et 09 janvier 2009, de Monsieur Brice PORTEFEUX Ministre Français de j'immigration, de j'intégration, de l'identité'' Nationale et du Développement Solidaire ;
‑ la visite de travail au Bénin, du 12 au 25 janvier 2009, de Monsieur Olivier de SCHUMPETER, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le Droit à l'Alimentation.
Enfin, les nominations suivantes ont à é prononcées :
à la présidence de la République
Sur proposition du Président de la République :
Chargés de Mission au cabinet militaire
* Colonel Adam TAFFA
et
* Colonel Léonard BATOSSI
au Ministère de la Défense Nationale
Sur proposition du Ministre d'État :
‑ Directeur de Cabinet: Colonel Aristide C. COSSI
‑ Directeur Adjoint de Cabinet: Monsieur Jean Cossi HOUNDAGBA
- Secrétaire Général du Ministère: Colonel Bakassiri BIO NINGUI
- Secrétaire Général Adjoint du Ministère: Colonel Adolphe B. AVOCANH
- Conseiller Technique pour les Affaires Juridiques : Colonel Casimir SOGLO
- Conseiller Technique pour les Affaires Stratégiques : Colonel Etienne       ADOSSOU
- Conseiller Technique pour les Relations Extérieures : Capitaine de Vaisseau Ouévègnon AZONDEKON
- Conseiller Technique pour les Affaires Sociales: Colonel Soulémane MARCOS
- Conseiller Technique pour les Techniques de l'information et de la Communication : Monsieur Dénis GBESSEMEHLAN
‑ Conseiller Technique pour le Sport et les       Loisirs: Colonel Pascal TAWES
‑ Conseiller Technique pour la Participation au Développement : Colonel Patrice MADEGNAN
‑ Chargé de Mission : Lieutenant‑Colonel : Serge HAAG
‑ Chargé de Mission: Monsieur Yaya GARBA
‑ Directeur des Ressources Humaines: Colonel Emmanuel BABALOLA
‑ Directeur des Ressources Financières et du Matériel : Lieutenant‑Colonel Théodore GLELE AHANUANZO
‑ Directeur de la Programmation et de de la Prospective : Colonel Codjo DJINOU
‑ Directeur de la Coopération : Militaire: Colonel Moumouni ZANKARO
‑ Directeur de la Sécurité : Militaire: Colonel Alahassan BOURANDI
- Directeur du Service de l'intendance des Armées : Intendant Militaire de Première Classe Pascal SABI MOUKA.
 
Cotonou, le 02 janvier 2009
Le Premier Secrétaire Général
Adjoint du Gouvernement,
Ibraîma SOULEMANE.
 

Publié par ASSOGBA à 17:49:58 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Conseil des ministres du 27 décembre 2008 | 08 janvier 2009

Conseil des ministres du 27 décembre 2008
Le Conseil des Ministres s'est réuni en séance ordinaire le mercredi 24 décembre 2008.
Au début de la séance, le Chef de l'Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire de feus :
Jean Tomba BONI, Conseiller Technique a la Valorisation des Ressources Humaines du Ministre du Travail et de la Fonction Publique, décédé le 15 décembre 2008 ;
‑ Claude SOSSOU AZONSI, Gendarme à la retraite, père de Monsieur Jean SOSSOU, Directeur de la Réglementation et du Suivi des Carrières par intérim au Ministère du Travail et de la Fonction Publique, décédé' le 29 novembre 2008 ;
‑ Eugénie SAGBO HOUNSI, mère de Monsieur Jonathan Zinsou AMEGNIGAN, ancien Directeur départemental de la santé' de l'Atlantique, ancien Directeur National de la Protection Sanitaire, décédée le 28 octobre 2008 ;
Odéloni Déo‑GRATIAS, Instituteur à la retraite, ex‑Maire de l'ancienne Commune Urbaine de Ketou.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs projets de Décrets, notamment :
‑ le projet de Décret portant transmission à' l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification, du Protocole IV modifiant et complétant le Protocole additionnel II relatif aux politiques sectorielles de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ;
‑ le projet de Décret portant agrément de la Société «Travaux Publics et Carrières. » (TPC) Sarl au régime «C» du Code des investissements pour son Projet de concassage et de broyage de granite et de calcaire à Sahè dans la Commune d'Agbangnizoun, dans le Département du Zou.
Le Conseil des Ministres a également examiné et approuvé au cours de sa séance :
‑ un compte rendu du Ministre des Affaires Etrangères, de l'intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l'Extérieur relatif à la visite de travail au Bénin de Monsieur Jan KOHOUT, Vice‑Ministre Tchèque des Affaires Étrangères, chargé de la Coopération au développement, du 06 au 08 septembre 2008 ;
- un compte rendu du Ministre Chargé des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé relatif au symposium sur la Charte Nationale des PME/PMI, tenu à Cotonou, les 12 et 13 août 2008.
Le Conseil des ministres a en outre examiné et approuvé deux communications du Ministre de Agriculture de l'Elevage et de la Pêche :
- la première Communication est relative à la Nouvelle approche globale pour le développement de la filière coton au Bénin et l'Accord‑cadre entre l'Etat et l'Association Interprofessionnelle du Coton (AIC).
En tant que résultante de consultations élargies aux différents acteurs publics, privés nationaux et internationaux de la filière coton au Bénin, cette Nouvelle approche globale pour le développement de la filière coton, n'est pas une nouvelle réforme de cette filière, mais plutôt des mesures d'amélioration et d'accélération des réformes en cours  tendant à :
- consolider au niveau de l'Interprofession et des acteurs privés, les dispositions nécessaires à une bonne gouvernance cotonnière dans un climat de confiance et de saine émulation;
- maîtriser la gestion des intrants coton par les organisations paysannes ;
- renforcer l'efficacité des actions tout en sécurisant les investissements des différents partenaires en vue d'un développement durable de la filière coton ;
- créer de la valeur ajoutée par la transformation sur place du coton ; et
- mettre en oeuvre une stratégie opérationnelle de protection de l'environnement en adéquation avec les progrès techniques et les changements climatiques.
Cette Nouvelle approche pour le développement de la filière comporte des actions spécifiques déclinées en six (06) projets que sont :
- le Projet d'assainissement et de relance de la filière j coton au Bénin;
- le Projet de renforcement des capacités des structures techniques de l'Interprofession et des familles professionnelles du coton ;
- le Projet d'amélioration de l'accès au marché ;
- le Projet de développement de nouvelles technologies en matière de biotechnologies et de biosécurité ;
- le Projet de développement d'un Système opérationnel d'information, de communication et de gestion de base de données et le Projet de promotion de la transformation locale du coton.
Au nombre des importantes options prises par le Gouvernement au titre de cette communication figurent :
* l'autorisation de signature de l'Accord‑cadre. Etat béninois/Interprofession qui définit le cadre juridique et formalise les rôles et responsabilités de l'Etat et des acteurs prives pour le bon fonctionnement de la filière coton ;
* la création d'un Comité Paritaire Etat Interprofession, charge de la conception, de la mise en oeuvre, du suivi de la politique cotonnière, de l'arbitrage des conflits entre acteurs et de l'application effective du régime des sanctions aux acteurs déviants ;
* le transfert du Service de classement du coton ‑ fibre et du Label coton‑fibre béninois à FAIC et l'exercice des fonctions régaliennes de contrôle des activités de classement par l'Etat ;
* le maintien de la Centrale de Sécurisation des Paiements et du Recouvrement (CSPR) ;
* la mise en synergie et en cohérence de tous les projets du secteur cotonnier.
Des instructions ont été' données au Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme, Porte Parole du Gouvernement, au Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé des Transports Terrestres, des Transports Aériens et des Travaux Publics, au Ministre Chargé' des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé' pour, d'une part, procéder à la signature diligente de l'Accord‑cadre eh d'autre part,  accélérer la mise en oeuvre diligente et efficace de cette Nouvelle Approche.
La seconde Communication est relative au Projet d'assainissement et de relance de la filière coton. Ce projet qui s'inscrit dans le droit fil de la Nouvelle Approche globale pour le développement de la filière coton au Bénin, regroupe des actions urgentes qui visent les objectifs suivants :
d'une part,
- l'assainissement de la gouvernance cotonnière
et d'autre part,
- la relance et l'amélioration de la production cotonnière afin de couvrir les capacités d'égrenage des usines installées au Bénin et d'accroître la part des revenus redistribués aux acteurs, notamment les producteurs dans la perspective de réduction de la pauvreté.
Les actions à mener pour l'atteinte de ces objectifs porteront essentiellement sur :
- l'appui aux Organisations des Producteurs de coton pour un meilleur fonctionnement et une bonne gouvernance tant au plan technique, institutionnel, de  gestion des intrants à travers les formations et de  suivi‑ appui‑ contrôle ;
- le renforcement de l'encadrement à travers le recrutement d'agents complémentaires par l'Interprofession dans certaines zones cotonnières et la formation de tous les agents en poste dans ces zones ;
- le développement de la mécanisation à travers l'appui à la motorisation et à la culture attelée et l'appui à la promotion d'approches de gestion intégrée de la fertilité des sols dans les zones cotonnières.
D'un coût total de 8.622.823.000 F CFA principalement financé par l'Etat béninois, la Sodeco et les acteurs privés du secteur, ce Projet a une durée de 3 ans et assurera entre autres, le paiement régulier des cotonculteurs.
Le Conseil des Ministres a instruit
‑ d'une part, le Ministre de l'Economie et des Finances pour mettre à disposition le financement attendu du budget national
- d'autre part, le Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche en relation avec L'AIC pour les dispositions à prendre en vue de
* solder les arriérés de fonds coton dûs aux producteurs de coton au plus tard à fin janvier 2009 ;
* prendre des mesures pour une meilleure gestion du personnel à recruter par le Projet et à mettre 'à la disposition des CeRPA sur la base de contrats appropriés.
Le Conseil des Ministres a, enfin autorisé au cours de sa réunion, l'organisation au Centre Hospitalier et Universitaire Hubert K. MAGA de Cotonou, du 1er au 15 février 2009, d'un camp de chirurgie plastique de réparation des becs de lièvre, des séquelles de Noma et de tumeurs de la face par l'Association française « Les enfants du Noma ».
Cotonou, le 27 décembre 2008
Le Premier Secrétaire Général
Adjoint du Gouvernement,
Ibraïma SOULEMANE

                       

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Lettre ouverte D’olympe bhely-Quenum à YAYI Boni : aigreur, REGIONALISME et décadence d’un écrivain AU SOIR DE SA VIE | 08 janvier 2009

Comme le ciel sait toujours  bien faire les choses, je viens de lire, presque à la même période, la lettre ouverte d'Olympe Bhêly-Quenum adressée au Président de la République du Bénin, le Docteur Thomas Boni YAYI et le discours sur l'état de la nation que ce dernier a prononcé devant la Représentation Nationale le mardi 30 décembre 2008, à Porto-Novo, capitale du Bénin. Pour ma part, j'y ai vu peints deux tableaux différents : le premier, l'apocalypse et le second, celui de l'espérance. Sans pour autant caresser le Président Béninois dans le sens du poil  et lui jeter des fleurs, car il reste encore beaucoup à faire pour relever les ruines de ce pays  (nos aînés, les vautours, l'ont  allègrement dépecé et pillé à qui mieux mieux), je voudrais, par la présente, apporter ma modeste contribution au débat et apporter ma pierre à l'édification de notre patrie commune, le Bénin. A l'école primaire, cela fait déjà plus de 40 ans, mes compatriotes qui avaient, à l'époque, la noble mission de me former pour faire de moi un bon citoyen nous forçaient, à coups de matraque, à mémoriser certains passages  du roman « Un piège sans fin », ouvrage dont vous êtes l'auteur. A l'instar de mes camarades de classe, je l'avais fait, sans rien comprendre, mais dans le seul souci de ne pas donner l'occasion au maître de me labourer le dos à coups de cravache faite avec la peau de bœuf ou avec une  courroie de motobécane ou de voiture, quand le  maître était de bonne humeur. Par la suite, au collège et à l'université, j'ai finalement eu l'occasion, mes maîtres ayant fait du bon travail au primaire, de lire l'intégralité de vos publications. Félicitations, cher compatriote!  Cette fois-ci, j'ai lu avec appétit votre  lettre, et c'est à travers elle que j'ai appris que vous êtes  de « Gléxwé », Quenum par votre père et Agbo par votre mère. Je l'ai lue, non plus comme à l'école primaire, avec des coups de cravache, mais en homme libre au Bénin. Cependant, je ne puis, comme au primaire, ne pas, à travers ces lignes, exprimer ma douleur, dans la mesure où, cette fois-ci, ce n'est plus le maître, mais l'auteur lui-même, qui assène les coups. Chaque lettre, chaque syllabe, chaque mot, chaque phrase, bref toutes les phrases me rappelaient les coups de cravache du primaire, raisons de ma colère. Usurpation du titre de faiseur roi

                               

Vous avez dit avoir, en 2006, appelé à voter YAYI Boni. Mes félicitations, Monsieur le faiseur de rois! Mais il y en a qui porte déjà ce titre ici, au Bénin. Etes- vous le seul à avoir appelé à voter pour YAYI Boni, pour qu'il soit élu Président de la République ? Moi, je ne suis ni de Gléxwé, ni issu des familles Quenum et Agbo. Pourtant, je ne suis pas moins béninois que vous. Je suis né au Bénin, de père et de mère béninois. J'ai étudié au Bénin. Je vis et travaille  actuellement au Bénin et vu mon âge, j'ai 47 ans, je ne pense pas être de la dernière pluie. J'ai connu la période révolutionnaire dont j'ai vu défiler tous les acteurs. La période d'avant, je la connais assez bien, grâce aux aînés qui ont pris la décision de rester  au Bénin, et Dieu sait qu'ils avaient aussi la possibilité d'émigrer, et aussi grâce aux écrits. J'ai interrogé l'histoire, et elle m'a dit ce dont mes aînés ont été coupables. Quant à l'historique du processus démocratique en cours, elle ne m'est guère inconnue. C'est donc ce que je suis, mon aîné Quenum.
 YAYI Boni est pour nombre de Béninois n'ayant pas été principaux acteurs et responsables des turbulences de la période 1960 à 1990, le début d'une ère nouvelle, celle de l'espérance. C'est la raison pour laquelle le peuple, comme un seul homme, avait décidé de prendre sa responsabilité. Pour son élection, chacun a joué sa partition, Monsieur Quenum, du nord au sud, et de l'Est à l'ouest du Bénin. Et, pourquoi pas, de l'extérieur ! Je parle de tous ceux-là qui ont fait ce choix audacieux et salutaire pour ma patrie que j'aime tant, je n'en ai pas deux. Ma reconnaissance à tous ceux-là qui ont contribué à l'avènement de cette ère, à tous ceux qui assument leur choix sans vouloir se faire « faiseurs  opportunistes de  rois »  et qui accompagnent avec dévouement et patience le processus, sans rien attendre en retour. Ils sont des hommes de vision. Je vous prie de bien vouloir digérer cette légèreté, celle d'un compatriote né des années bien après votre « deuxième enfant », à l'exemple d'Henri Guaino. Je ne savais pas que vous étiez également l'homme qui sauva le journal français « Libération » quand « il ne battait plus que d'une aile et poussait des cris d'un blessé à mort ». Bravo, Monsieur le « Faiseur de rois et sauveur de journaux  français» !!!

                                                                                       

En ce qui me concerne , je m'insurge contre le fait de vouloir ramener tout à soi et de vouloir se faire le dépositaire de l'élection du Docteur Boni YAYI, l'homme qui, selon vous, ne connaissait pas le pays et  qui  n'avait aucune racine profonde au pays. Malgré ce refrain connu depuis 2005 au Bénin, pourquoi l'avez-vous alors soutenu ? Pour que vos ouvrages soient enseignés dans les écoles primaires, secondaires  ou supérieures? Comment a-t-il alors pu supplanter les hommes politiques qui, selon vous, connaissaient mieux le terrain ? Où étaient-ils, eux qui pensaient, à l'époque, avoir quadrillé tout le territoire national ? De quelle connaissance du terrain parlez-vous : celle de quelqu'un qui a quitté le pays depuis  1948, qui a vécu royalement chez le colon  avant les indépendances et qui continue de tirer sur tout ce qui bouge dans son pays natal, pourvu que ses intérêts inavouables soient atteints?
 Promotion du régionalisme et des partisans de la « politique de l'échec » S'agissant de votre position quant à la méthode de gestion des affaires de la cité, vous vous dites, sans être membre d'un parti politique, du côté  du Séminaire de Goho. Chacun est libre d'appartenir ou non à une formation politique. Nous sommes,  ici, dans un Etat de droit. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on peut dire tout du Chef de l'Etat. On peut  aussi, hélas, les aînés ont donné le mauvais exemple, l'offenser allègrement, sans se faire tirer les oreilles. Mais pour moi, Monsieur Quenum, le séminaire de Goho représente, et pour nombre de Béninois, le retour aux choses anciennes, la promotion du régionalisme et des malheurs qui ont déstabilisé notre pays de 1960 à 1972. Et, par conséquent, le retour de ceux qui en ont été les responsables. Le séminaire de Goho  représente aussi la promotion du régionalisme. Pour s'en convaincre il suffit seulement de considérer  l'appartenance ethnique et la provenance géographique des initiateurs de cette rencontre. Etrange qu'un écrivain de votre trempe, enseignant, journaliste, critique littéraire et chroniqueur culturel de surcroît  en fasse la promotion. Goho signifie, le retour des fossoyeurs de l'économie nationale, toujours avides de richesses, nuls en ce qui concerne les opérations les plus élémentaires d'addition et de multiplication, mais spécialistes de la soustraction et de la division, pour ne pas dire partage, des richesses du pays. C'est cette situation qui avait amené, le 6 avril 2006, date de la prestation de serment du Docteur Thomas Boni YAYI, à n'avoir,  en tout et pour tout, que 202 millions de FCFA dans les caisses de l'Etat béninois,  somme qui, en votre monnaie, équivaut à  307.947 Euros. Goho c'est aussi ce que l'autre Quenum, l'Abbé, a appelé,  « La politique de l'échec», « Les politiciens de l'échec ». L'avez-vous lu ? Avez-vous des comptes à lui régler ? Etrange, n'est-ce pas, qu'un écrivain soutienne les « politiciens de l'échec », spécialistes de la « politique de l'échec ». C'est çà, l'échec, le vrai.  L'histoire nous a montré que les douze premières années de l'indépendance de notre pays n'étaient pas des années de gloire. Nous étions spécialistes des coups d'Etat. Nous aurions patienté et aurions laissé le président Hubert MAGA mettre en œuvre sa vision, que le Bénin ne serait pas à ce stade aujourd'hui. Mais nous avions préféré les coups bas, fait la promotion du régionalisme. Nous avions, à l'époque, décidé de « tuer » l'espérance de toute une nation.  Tout cela, au nom de qui ?  En tout cas, pas en notre nom. La période révolutionnaire, malgré certaines prouesses, n'était non plus celle de la gloire, malgré « les trois glorieuses ». Que dire du règne de Nicéphore SOGLO ? Si ce règne était  la référence, le premier président élu à la suite de la Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990 n'aurait pas eu droit à un seul mandat. Et après ? Les mêmes acteurs, ses tombeurs, étaient revenus et, pour quels résultats ? Inversion de l'échelle des valeurs. Tous les secteurs économiques avaient été pris d'assaut par la mafia, trois années d'arriérés de dette coton, plus de 200 milliards de FCFA de dette salariale, idem pour les dettes non salariales, indicateurs au rouge, gouffres financiers à combler. C'est la période pendant laquelle on se partageait allègrement chaque année plus de 25 milliards de FCFA issus du secteur des véhicules d'occasion, sans une trace au budget national. Un gouffre de plus de 60 milliards de FCFA à combler rien que pour une société d'Etat. Et que dire des autres sociétés? Désolation. Cette période est-elle, pour vous, celle de la réussite, la période de référence? Avons-nous véritablement avancé, lorsque les auteurs de ces crimes économiques dont certains se sont réfugiés à l'Assemblée Nationale pour bénéficier d'une immunité, se mettent à discréditer les réformes en cours au Bénin, efforts d'assainissement salués par les institutions internationales ? Peut-on alors se réjouir des retrouvailles de certains d'entre eux et  saluer cette initiative ? A chacun sa réponse, selon les valeurs qui sont les siennes. Arrogance  et décadence d'un écrivain Je fais grâce des insultes d'un célèbre écrivain  et intellectuel à l'endroit d'un Chef d'Etat. Je ne lui en veux pas, lui, éducateur, pour les mots grossiers qu'il a utilisés dans son texte. Et il ne me revient pas de dire à un aîné  d'apprendre à  respecter l'autorité, de savoir donner l'exemple, d'être lui-même un exemple  et d'être courtois envers  ses compatriotes. A défaut de respecter le roi, dit un adage, il  faut au moins, avoir du respect pour la couronne qu'il porte.  De quels « évangélistes arrogants, suffisants et vaniteux » est-il question ? De quels Francs-Maçons parlez-vous ? De quels féticheurs s'agit-il ? Nous sommes certes, dans un Etat laïc. Chacun est libre d'exprimer sa foi et ce n'est pas un problème ici, au Bénin, pays de tolérance. On n'apprend jamais à l'église à insulter quelqu'un. Au contraire on demande de respecter l'être humain. On n'enseigne pas à l'église à voler. On prône la vertu.  L'enseignement chrétien, qu'il soit catholique ou protestant n'apprend pas à insulter un être humain. On demande de l'aimer et d'être soi-même un exemple.  On n'y fait pas la promotion de l'arrogance, de l'orgueil et de la vanité. On demande aux fidèles d'être humbles, doux, tolérants et  respectueux le bien public. Il en est de même pour toutes les autres religions ici, au Bénin.  Etonnant, n'est-ce pas, de savoir que vous êtes, comme vous le réclamez, catholique, Franc-Maçon de constitution anglaise, fils d'une grande prêtresse , et se mettre, malgré ce cumul, à fouler aux pieds les valeurs cardinales de toute religion !  De quelle laïcité parlez-vous? Ne savez-vous pas qu'un Président de la République, en prêtant  serment au Bénin, invoque les  mânes des ancêtres, conformément aux dispositions de la Constitution ? Avez-vous oublié que l'expression «mânes des ancêtres » fait allusion aux religions traditionnelles et que la Constitution béninoise, de ce fait, n'est pas elle-même aussi laïque qu'on le pense ?  Je voudrais, pour finir  et en guise de rappel, faire un bilan des 33 mois du pouvoir du Docteur Thomas Boni YAYI. 
  1. Le budget de l'Etat est passé d'à peine 650 milliards à plus de 1200 milliards de FCFA  en 2009,  avec une forte mobilisation des ressources internes autres fois pillées par les hommes politiques aux abois. Ce budget a été voté à l'unanimité dans la nuit du 30 au 31 décembre 2008 à cause de la pertinence des actions programmées ;
  2. Plus de 200 milliards de FCFA investis dans la ville de Cotonou. Cotonou fait la fierté des Béninois. Tout le pays est en chantier ;
  3. Les arriérés salariaux datant des années 80 sont  en cours de paiement, soit près de 200 milliards de FCFA, grâce à la politique de titrisation ;
  4. Les dettes internes non salariales (une ardoise) dont celles envers les  opérateurs économiques estimées à plus de 100 milliards de FCFA  sont entièrement épongées ;
  5. Plus de 12% d'augmentation des salaires en deux ans ;
  6. Hausse significative des primes des agents de l'Etat ;
  7. Près de 20000 personnes recrutées à la Fonction Publique en deux ans ;
  8. Relance des filières agricoles ;
  9. Gratuité de l'enseignement dans les écoles maternelle et  primaire publiques depuis 2006 ;
  10. construction de plus de 3500 salles de classe en deux ans et 6000 autres en cours ;
  11. Recrutement massif d'enseignants ;
  12. Pour très bientôt, gratuité des césariennes et des soins des enfants de 0 à 5 ans.
  Tout ceci ne se fait pas avec 202 millions de FCFA dans les caisses de l'Etat. (Lire  le discours sur l'état de la Nation). Un recul n'est-ce pas, Monsieur Quenum ?  En somme, les Béninois sensés savent que  YAYI Boni est victime de sa rigueur dans la gestion des finances publiques. Le « petit a tout verrouillé », ont-ils l'habitude de dire. Pas de quoi alors s'attendre à être applaudi par ceux pour qui la fraude est devenue le sport favori. Il aurait laissé faire, qu'il serait pour eux le meilleur président. Nous nous connaissons tous, ici, au Bénin. Nous les avons tous pratiqués, à l'envers comme à l'endroit. Nous savons ce que chacun vaut et ce dont chacun est capable. Nous savons ce dont ils sont, ensemble, capables. Nous savons, par exemple, qu'ils ont voulu bloquer le Gouvernement, parce que la vitesse avec laquelle les choses changent du bon côté les inquiète (2011 avance à grands pas). Nous savons aussi que certains compatriotes n'ont rien d'autre à faire que de faire le tour des chancelleries occidentales pour discréditer Boni YAYI. Il n'y a rien de caché sous le soleil. Les Béninois sensés savent tout cela. YAYI Boni, l'éboueur de la république, tâche pourtant indispensable pour un mieux- être, ne peut être applaudi par ceux qui ont rempli les caniveaux et les fosses. Il en a toujours été ainsi sous tous les cieux. Ils bouchent le nez et disent que l'éboueur n'est pas fréquentable, alors qu'ils sont responsables des odeurs nauséabondes. C'est ce à quoi on assiste au Bénin. Heureusement que ces espèces sont en voie de disparition. Quant à l'éboueur, il fait patiemment son travail salutaire. La Nation, elle, lui est reconnaissante. Ne dit-on pas souvent que le propre du génie est d'être de plus de vingt ans en avance sur son temps? Certes, il reste beaucoup à faire, parce qu'on avait pris l'habitude, depuis que le Bénin s'appelait Dahomey, de ne pas faire chaque chose en son temps. Notre passé nous  rattrape. La tâche est immense. Chacun doit jouer au mieux sa partition. A défaut d'être un homme d'action, faire des critiques objectives et non insulter. Le Bénin a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, jeunes et vieux. Le Bénin a besoin de vieux sages et non de ceux qui, voyant le grand saut naturel vers l'inconnu arriver, son prêts à tout donner au diable, y compris leur gloire et leur pays, dans le seul et unique souci de vouloir retarder l'échéance.  Alain S . Kokouvi, sociologue 

Publié par ASSOGBA à 17:31:48 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Sauver la Guinée, repenser l’Afrique (LIBRE OPINION) | 05 janvier 2009


Les évènements actuellement en cours en Guinée-Conakry interpellent notre conscience africaine et exigent de nos organisations communautaires plus de lucidité et de capacité de discernement.
Il est trop facile d'applaudir par pur sentimentalisme africain le capitaine Moussa Dadis Camara et ses hommes ou de les condamner « par principe » en suivant aveuglément la nébuleuse « communauté internationale» à l'agenda et aux intérêts diffus.
Il est plus difficile de regarder froidement la réalité en face, de l'analyser et d'en tirer les leçons.
S'il urge de sauver enfin la Guinée après la mort du président Lansana Conté, il est tout aussi impératif que dès à présent les évènements de Conakry, au delà de la Guinée, servent à repenser l'Afrique, ses institutions et son leadership.
Pour ce faire, permettons-nous une petite digression dans l'histoire récente de la Guinée, vue à travers le prisme des institutions africaines et notamment de l'Union africaine (U.A) anciennement Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
Il y a un peu plus de 24 ans, en mars 1984 précisément, disparaissait Ahmed Sékou Touré, héros et père de l'indépendance du pays dont le parcours et les dernières années de règne sans partage rappellent tragiquement ceux du président Zimbabwéen Robert Mugabe (tous deux acculés par l'occident et victimes de leur nationalisme radical ainsi que de leurs positions résolument anticolonialistes).
Le président Sékou Touré parti, il fut offert au peuple guinéen une occasion historique de se définir une nouvelle trajectoire et de se donner une nouvelle destinée. Son élite exilée, son peuple encore timoré et sous le choc, la Guinée et les Guinéens de l'époque furent incapables de saisir cette opportunité.
Des militaires avec à leur tête le colonel Lansana Conté sautent quant à eux sur l'occasion et s'emparent du pouvoir en avril de la même année. Le président Conté y restera jusqu'à son dernier souffle et finira un peu comme son prédécesseur, dont il avait promis de rectifier les erreurs par le truchement du Comité Militaire de Redressement National qu'il avait mis en place dès sa prise du pouvoir.

 

 

Par Hamadou Tidiane SY

Publié par ASSOGBA à 17:52:52 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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