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COMMUNIQUE DE L’UPMB ET DU CNPA BENIN | 10 octobre 2008

Les Associations Professionnelles des médias à savoir l'Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) et le Conseil National du Patronat de la presse et de l'audiovisuel du Bénin (CNPA-Bénin) ont le plaisir d'annoncer la libération de prison (suite à l'audience de ce jeudi 9 octobre) de M. Elie Djrankou, chef service programmes de Radio Kpassè, incarcéré à la Prison civile de Ouidah depuis le 23 septembre 2008. Il faut rappeler que M. Elie Djrankou a été mis sous mandat de dépôt dans le cadre d'une affaire de droit commun de menace de mort et de violence adressée par lettre anonyme au Directeur de Cabinet du Maire de Ouidah qui a porté plainte contre X. Les différentes démarches des responsables de l'UPMB et du CNPA à l'endroit du maire de Ouidah M. Séverin Adjovi, Promoteur de la radio Kpassè et du Directeur de Cabinet, M. Henri Agossa, victime de ces menaces, ont conduit au retrait de la plainte par ce dernier. C'est d'ailleurs ce retrait de plainte qui a conduit à la relaxe de M. Elie Djrankou, suite à une condamnation à une peine de 12 mois de prison avec sursis. Une délégation des associations professionnelles est allée soutenir ce jeudi 9 octobre le confrère à l'occasion de sa relaxe. Les responsables de l'Upmb et du Cnpa tiennent à remercier sincèrement une fois encore le Maire de Ouidah, son Directeur de Cabinet qui a bien voulu retirer sa plainte ainsi que le Juge pour en avoir tenu compte à l'occasion du verdict. L'UPMB et le CNPA invitent une fois encore les professionnels des médias à davantage de professionnalisme dans l'exercice de leur métier d'une part et à continuer de faire l'effort de ne pas utiliser leur position de journaliste pour poser des actes répréhensibles et de droit commun qui pourraient ternir l'image de la corporation d'autre part. Fait à Cotonou le 9 octobre 2008 Pour le CNPA pour l'UPMB Edouard LOKO Brice HOUSSOU

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Assemblée nationale: L’étude de la loi de finances reportée au mardi 14 octobre | 10 octobre 2008

Les députés de la 5ème législature se sont réunis ce jeudi 9 octobre 2008 en séance plénière au palais des gouverneurs à Porto-Novo sous la direction du président Mathurin Nago et en présence des ministres Pascal Irénée Koukpaki du développement, Soulémana Lawani des finances et François Noudegbessi de l'urbanisme pour examiner et adopter le projet portant loi de finances rectificative 2008. Mais la séance a été reportée pour le mardi prochain afin de permettre aux députés de mieux s'imprégner du contenu de cette loi.

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Communiqué de presse | 10 octobre 2008

 

 

 

 



L'Assemblée Spéciale des bureaux des deux Unions professionnelles des médias s'est réunie en séance extraordinaire le mercredi 8 octobre 2008 à son siège à la Maison des médias "Thomas Mègnassan" à Cotonou.
A cette occasion, il a été procédé  après étude des dossier, à la désignation des deux professionnels des médias devant siéger au titre de la mandature en cours de l'Observatoire de la déontologie et de l'éthique dans les médias (ODEM) en remplacement de feu Nourou Yétongbé et de madame Clémentine Lokonon  désormais conseiller à la Haac.
Il s'agit de :
1- Pour la presse écrite, Aubin R. TOWANOU
2- Pour l'audiovisuel, Ahonazé Aurélien GBAGUIDI
L'Assemblée Spéciale adresse ses vives félicitations aux heureux élus, en même temps qu'elle compte sur eux pour relever, aux côtés des autres membres de l'ODEM, le défi du respect par les professionnels des médias, de l'éthique et de la déontologie.

Fait à Cotonou, le 9 octobre 2008


Le Président de l'AS

Edouard LOKO

 

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DECLARATION DU COMMISSAIRE EUROPEEN AU DEVELOPPEMENT ET A L'AIDE HUMANITAIRE LOUIS MICHEL LORS DE LA CEREMONIE DE DECORATION | 07 octobre 2008

Monsieur le Ministre d'Etat, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs. Je ne vous cacherai pas que recevoir une décoration, une reconnaissance entraîne un sentiment d'émotion d'abord, parce que ce n'est pas vrai de croire que lorsqu'on reçoit une décoration, cela ne vous touche pas. Je suis très touché. Je suis très touché parce que quelque part, cela témoigne de l'appréciation très positive que les autorités du Bénin et le peuple béninois accordent à la Commission Européenne au nom de qui je parle et que je représente. Je veux aussi y voir l'interprétation que cette reconnaissance, est quelque part, une reconnaissance collective pour la Commission et pour l'Union Européenne. Donc, c'est l'Union Européenne, en tant que collectif, qui se voit honorée aujourd'hui et je veux vous dire toute ma reconnaissance et le plaisir particulier que ce soit moi qui l'incarne aujourd'hui ici. Donc, cette décoration me va droit au cœur, si j'ose dire. Elle représente, pour moi dans le fond, la qualité, la profondeur, l'exceptionnelle promesse aussi qu'il y a dans la coopération entre l'Union Européenne et votre pays. Dans le fond, (que cette décoration me soit accordée au cours d'une mission que j'effectue dans ce pays, mission importante parce que je sais que je viens à un moment où ce pays a engagé, réalisé un certain nombre de réformes fondamentales que je veux saluer, ce qui fait du Bénin une démocratie authentique en Afrique et c'est important comme force d'exemple) je sais, Monsieur le Ministre, que votre Gouvernement et votre Président êtes tous engagés dans des réformes ambitieuses. Je sais d'ailleurs que certaines difficultés vous poussent à rencontrer un certain nombre de ralentissements, et je connais votre profonde volonté d'aller au bout de ces réformes, de consolider une démocratie qui est déjà authentique, active et dynamique, une vraie démocratie de débats. C'est important et c'est le moins que l'on puisse dire, que la présente cérémonie s'inscrive dans le cadre de cette mission. Je voudrais de même vous dire quel est le sens de cette mission. En venant au Bénin, j'entends d'abord exprimer publiquement mon appui à ces réformes, exprimer mon appui à toutes et à tous ceux qui les portent principalement et qui les veulent. J'entends aussi exprimer le souhait qu'au parlement le débat soit vigoureux, qu'il soit contradictoire ; mais qu'il soit aussi juste et qu'il privilégie, en tous cas, l'intérêt supérieur de tous les Béninois. Il est évident qu'un blocage institutionnel par exemple n'est pas nécessairement la meilleure façon de défendre ou d'aider son pays au sein de la communauté internationale. Le débat contradictoire est un droit fondamental même si, personnellement, je considère que les Gouvernements d'Assemblée sont très éloignés de la conception la plus élémentaire de la démocratie ; les gouvernements d'assemblée sont, en général, des gouvernements de circonstance qui surfent généralement sur les argumentaires ou les argumentations relativement simplistes. Je me méfie des gouvernements d'assemblée parce qu'il y a beaucoup plus d'opportunisme que de véritable sens démocratique. Donc, je souhaite évidemment activement que les institutions retrouvent la fluidité démocratique positive qu'elles avaient et qu'elles doivent avoir, à savoir qu'à un moment donné , il faut que tout le monde accepte loyalement le jeu avec fair-play, de manière libre avec des opinions libres. Je voudrais le dire parce que je suis un fervent défenseur de la démocratie parlementaire. Mais il est évident que si le Gouvernement ou la majorité portent une responsabilité dans l'image qu'ils projettent dans le développement d'un pays, leurs positions aussi portent une responsabilité dans le développement du pays. Il ne suffit pas juste l'opposition qui se réduirait, qui se limiterait simplement à bloquer une institution avec de bons ou de mauvais arguments. Je pense qu'une institution doit prendre des décisions qui doivent être prises. C'est çà gouverner un pays, c'est ça assumer la responsabilité politique d'un pays. C'est ça aussi représenter la défense de ce que les littéraires appellent « le songe des citoyens ». Je voudrais dire que tous les membres d'un parlement ont une responsabilité évidente vis- à -vis de tous les citoyens de leur pays, celle notamment de faire en sorte que l'image de leur pays ne soit pas ternie pour des querelles parfois un peu mineures à l'extérieur, parce qu'un pays en développement dépend fondamentalement de son image à l'extérieur. L'image du Bénin à l'extérieur, parce qu'il y avait, parce qu'il y a toujours une grande ambition de réforme pourrait encore être un peu plus exemplaire en Afrique et dans le monde. Mais l'image extérieure du Bénin, ces derniers temps, a été un peu mise à mal. Elle a un peu souffert. Mais, rassurez-vous, ce n'est pas encore grave. Vous avez suffisamment d'amis et je me compte parmi ces amis pour expliquer que des réformes importantes ont été faites et que, ici, par la force des choses, on a l'éclatante preuve qu'il y a de vrais débats contradictoires, que le parlement peur fonctionner démocratiquement, librement. Je voudrais profiter de cette tribune pour inviter le Gouvernement à tout faire pour nourrir un vrai dialogue positif, par delà majorité-opposition. Mais je voudrais surtout lancer un appel à toutes celles et à tous ceux qui ne mesurent peut-être pas toujours, la portée d'un blocage parfois opportuniste et immédiat dans la perception globale que l'on peut avoir à l'extérieur (ceux qui sont vos grands témoins, vos grand accompagnateurs, ceux qui se sont engagés derrière ces réformes pour faire ce bon exemple en Afrique. Donc tout le monde porte une responsabilité. C'est ça le sens de ma mission. Donc je voudrais dire avec la force de mon amitié , ma fraternité, qu'il est important que le Gouvernement puisse continuer ces réformes, qu'il est important que le dialogue politique soit le plus inclusif possible, qu'il est important que l'on soit tous conscient que ce que la communauté internationale attend, sans du tout dire au Bénin ce qu'il doit faire, pour conforter notre confiance dans les réformes et le processus qui est en cours, est que chacun prenne ses responsabilités institutionnelles , porte le débat , mais le porte en préservant l'intérêt fondamental de la société béninoise,l'intérêt des citoyennes et citoyens de ce pays qui ont encore besoin de ces réformes, besoin de développement économique, besoin de prospective, de prospérité, de solidarité et de l'accompagnement engagé et généreux de la communauté internationale. Je suis venu témoigner de ce que ce pays est sur la bonne voie, même s'il y a des difficultés, même si ce n'est pas fini. Je suis venu témoigner de ce que ce pays a fait des progrès assez considérables. Le Ministre a bien voulu me reconnaître une proximité par rapport à l'Afrique. Je dois vous dire que le Bénin est un des bons exemples que je cite habituellement. Il n'y en a pas assez à citer comme celui du Bénin. Vous devez savoir, amis Béninois, que quand un pays fait des efforts, quand un pays fait bien les choses, en général, les amis sont toujours impatients de le voir faire encore plus d'effort et faire encore mieux. Donc ne soyez pas étonnés de notre impatience, de notre insistance à faire avancer encore les réformes plus vite. Ce sont des gestes d'amitié en réalité, parce qu'on croit tellement en vous qu'on voudrait que vous soyez encore meilleurs. Mais vous êtes quand même très bons.

Publié par ASSOGBA à 16:52:22 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Conseil des ministres sur la cession de la Sonapra | 07 octobre 2008

REPUBLIQUE DU BENIN ------------- PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE --------------- SECRETARIAT GENERAL C O M M U N I Q U E DU GOUVERNEMENT ------------ N° 26/PR/SGG/Com/Extra. Le Conseil des Ministres s'est réuni en séance extraordinaire le jeudi 02 octobre 2008. Au début de ladite séance, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de Feu Salomon Dossou-Egan Sonon BIOKOU, Grand Chancelier de l'Ordre National du Bénin, Grand-Croix de l'Ordre National du Bénin, Chevalier de la Légion d'Honneur Française, Président du Comité des Sages de la ville de Porto-Novo, décédé le jeudi 02 octobre 2008. Né le 07 février 1902 à Porto-Novo, feu Salomon BIOKOU est Educateur de Formation et a formé plusieurs générations de cadres béninois d'abord en tant qu'Instituteur puis Inspecteur de l'Enseignement Primaire et ensuite en tant que fondateur du Cours Secondaire privé Louis HOUNKANRIN. Feu Salomon BIOKOU fut également un acteur de la vie politique nationale. Il a ainsi occupé plusieurs fonctions politiques, notamment Conseiller municipal et premier Adjoint au Maire de Porto-Novo pendant la période coloniale et aux premières années de l'Indépendance (1957 – 1962), Député et Premier vice-Président de l'Assemblée Nationale de 1960 à 1963. Depuis mai 2004, il est Grand Chancelier de l'Ordre National du Bénin et préside à ce titre le Conseil de l'Ordre. Le Président de la République et son Gouvernement disent leur peine profonde, expriment leur sincère compassion et présentent leurs vives condoléances à la famille de l'illustre disparu. En l'honneur du de cujus, le Conseil des Ministres a décidé : - de la mise en berne du drapeau national pour la journée du mardi 07 octobre à 00 heure ; - de l'organisation d'obsèques nationales dignes de son rang, en consultation avec sa famille. Le Conseil des Ministres a essentiellement examiné au cours de cette séance, trois communications. Par la première communication, le Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique a soumis au Conseil des Ministres les documents juridiques entrant dans le cadre de la finalisation du processus de cession partielle de l'outil industriel de la SONAPRA et de constitution de la Société pour le Développement du Coton (SODECO). Il s'agit notamment : - du projet de Convention de cession de l'outil industriel de la SONAPRA à l'Etat béninois ; - du projet de décret portant transfert de l'outil industriel de la SONAPRA à l'Etat ; - du projet de décret portant autorisation de prise de participation de l'Etat au capital social de la Société pour le Développement du Coton et apport en nature de l'outil industriel de la SONAPRA à sa constitution ; - du projet de Contrat d'Apport par l'Etat béninois de cet outil industriel à la constitution de la Société pour le Développement du Coton (SODECO) ; - du projet de Convention de création de la Société pour le Développement du Coton ; - de la promesse de cession des actions en portage ; - du projet de Statuts de la SODECO et ses annexes. Ces différents documents juridiques s'inscrivent dans le cadre des dispositions nécessaires à prendre pour engager les formalités de constitution de la Société et pour faire convoquer l'Assemblée générale constitutive de la SODECO. Le Conseil des Ministres a approuvé, validé ou pris acte de chacun de ces documents juridiques et donné en conséquence des instructions : - aux Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique, Ministre de l'Economie et des Finances, Ministre de l'Industrie et du Commerce, Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche et au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme pour procéder à la signature des documents contractuels soit avec le Président du Conseil d'Administration de la SONAPRA soit avec l'Administrateur général de la Société Commune de Participation ; - au Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique pour faire convoquer effectivement l'assemblée générale constitutive de la Société pour le Développement du Coton sur la base des dispositions de l'article 412 du traité de l'OHADA ; - au Ministre de l'Economie et des Finances pour mettre en place sous son autorité un Comité de Suivi de l'apurement de la dette de la SONAPRA, comprenant le Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, le Ministre de l'Industrie et du Commerce, l'Agent Judiciaire du Trésor, le Directeur Général des Affaires Economiques, le Directeur Général de la Caisse Autonome d'Amortissement, le Directeur des Affaires Juridiques et le Directeur Financier et Comptable de la SONAPRA ; - au Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique en relation avec le Ministre de l'Economie et des Finances pour soumettre au Conseil des Ministres une note d'orientation ainsi que les termes de référence relatifs à la mise en place d'une Société Publique de Gestion des Participations de l'Etat. La deuxième communication également présentée par le Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique est relative au compte rendu des travaux d'ouverture et de dépouillement des offres relatives à la cession des actions de l'Etat béninois, de la SONACOP et de la BOAD dans le capital social de Continental Bank-Bénin. Il convient de rappeler que le Conseil des Ministres, au cours de sa séance du 29 août 2008 avait approuvé des orientations stratégiques pour une nouvelle réforme de Continental Bank-Bénin et décidé de la cession des parts de l'Etat et de la SONACOP dans le capital social de ladite Banque. La BOAD s'était aussi engagée à accompagner le Gouvernement dans son option de se désengager de Continental Bank-Bénin. En exécution de cette décision, un appel d'offres international a été lancé dès le 1er septembre 2008. Y ont pris part quatre (04) soumissionnaires qui ont déposé leurs offres dans les délais limites fixés. Il s'agit de : -ECOBANK TRANSNATIONAL INCORPORATED (ETI). - OCEANIC BANK - UNITED BANK FOR AFRICA - SKYE BANK. Au terme du processus mené sous la conduite du Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique en relation avec le Ministre de l'Economie et des Finances et conformément aux résultats des opérations de dépouillement et d'évaluation des offres effectuées par une commission technique créée à cet effet et assistée de l'Huissier de Justice, Maître Hortense BANKOLE de SOUZA, le Conseil des Ministres déclare le soumissionnaire «UNITED BANK FOR AFRICA (UBA) » adjudicataire provisoire pour l'acquisition des actions détenues par l'Etat béninois, la SONACOP et la BOAD dans le capital social de Continental Bank- Bénin. En vue de la finalisation et de la conclusion du contrat de cession, le Conseil des Ministres a donné des instructions au Ministre d'Etat Chargé de la Prospective, du Développement et de l'Evaluation de l'Action Publique en relation avec le Ministre de l'Economie et des Finances, le Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle, le Secrétaire Général du Gouvernement et le Directeur National de la BCEAO pour le Bénin aux fins de conduire des négociations visant à améliorer l'offre financière. La troisième communication examinée par le Conseil des Ministres est relative au démarrage des activités de l'Agence Foncière de l'Habitat. Après la création récente par décret de cette Agence, la communication du Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Réforme Foncière et de la Lutte contre l'Erosion Côtière tend à traduire en actes concrets la décision du Gouvernement de construire des logements économiques au profit des travailleurs à revenus moyens et faibles. Cette concrétisation passe par la mise en place des structures, biens immeubles ainsi que d'un schéma de financement sûr. Aussi, le Conseil des Ministres en approuvant ladite communication, a-t-il donné des instructions : - au Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Réforme Foncière et de la Lutte contre l'Erosion Côtière aux fins de l'installation du Conseil d'Administration de l'Agence Foncière de l'Habitat au plus tard le 31 octobre 2008 ; - au Ministre de l'Economie et des Finances pour signer avec les banques primaires partenaires identifiées, ce avant le 20 octobre 2008, les conventions relatives aux modalités d'utilisation des ressources de l'emprunt obligataire lancé pour les besoins de cette décision du Gouvernement ; - au Ministre de l'Economie et des Finances et au Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Réforme Foncière et de la Lutte contre l'Erosion Côtière pour accomplir conjointement les diligences ci-après au plus tard le 15 novembre 2008 : * affecter au profit du programme et après avoir accompli toutes les formalités requises en relation avec le Ministre Délégué auprès du Président de la République, Chargé de la Communication et des Technologies de l'Information et de la Communication, un domaine de 8 ha sur le domaine de 18 ha initialement attribué à l'Office des Postes et Télécommunications à Akpakpa face à l'ex SONAGIM ; * immatriculer les différents sites identifiés pour recevoir la première tranche des 2100 logements à construire à Cotonou et ses environs, à Parakou, à Porto-Novo et ses environs et à Lokossa ; * attribuer et équiper des locaux pour abriter provisoirement le siège de l'Agence Foncière pour l'Habitat. Sur la base du plan d'affaire qui sera élaboré par le Directeur général de l'Agence, le Ministre de l'Economie et des Finances sera instruit en temps opportun pour mettre en place la dotation financière initiale de l'Agence, conformément aux dispositions de la 94-09 du 28 juillet 1994 régissant les offices à caractère social, culturel et scientifique. Enfin, sur proposition du Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Réforme Foncière et de la Lutte contre l'Erosion Côtière, Monsieur Bio SUANON est nommé Directeur Général de l'Agence Foncière de l'Habitat. Cotonou, le 03 octobre 2008 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Victor P. TOPANOU.-

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