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«Il faut que les pays africains sachent sérier l’aide qui les aidera à se passer de l’aide» | 02 septembre 2008


Entretien avec Mme Denise Mignawande Diakité, Assistante de Programme à la Maison de la Société Civile
«Il faut que les pays africains  sachent sérier l'aide qui les aidera à se passer de l'aide»


Rencontrer à Accra au Ghana en marge du forum de la société civile sur l'efficacité de l'aide au développement, Mme Denise Mignawande Diakité, parle des retombées de cette rencontre préparatoire des organisations de la société civile (Osc) au 3ème forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide internationale et des attitudes que les  pays africains doivent désormais adopter face à l'aide au développement qui, selon elle,  dans le conteste actuel vaudrait mieux d'être supprimé.


Présentez-vous ?
Mme Denise Mignawande Diakité. Je suis du programme Oscar précisément de la maison de la Société civile.
Vous êtes participante au forum de la société civile sur l'efficacité de l'aide au développement. Qu'est-ce qu'on peut retenir au terme de cette rencontre ?
Je crois  qu'on peut retenir globalement deux choses au terme de ce forum. La première, c'est la mobilisation et la détermination des femmes à aller de l'avant, à se prononcer sur de grandes questions telles que l'efficacité de l'aide au développement. Cela est une première force de ce forum. La deuxième chose est une question de responsabilité qui revient aux femmes qui ont participé à ce forum, responsabilité dans la diffusion de l'information et dans la communication parce que pour susciter le dialogue, ce n'est pas avec la poignée de femmes présentes ici mais c'est une question de partage de l'information, de chercher l'information. Ce que nous avons reçu ici nous devons chercher à l'améliorer, à nous approprier le contenu et à le diffuser le plus largement possible. Je crois que c'est dans ce sens que nous allons faire une mobilisation de la base vers le haut et faire participer le plus grand nombre de femmes au dialogue sur des enjeux tels que l'efficacité de l'aide au développement.


Le 3ème  forum sur l'efficacité de l'aide au développement succède à votre rencontre. Quel sera le plaidoyer des femmes ?
On entend apporter beaucoup notamment sur des questions de renforcement des capacités et beaucoup plus sur la baisse du niveau du dialogue parce que tel que les femmes sont représentées, cela ne permet pas d'apporter beaucoup de voix par rapport à ce qui se dit. Donc la première chose est de baisser le niveau du dialogue. Je souhaite que ce dialogue  se mène dans sa forme la plus simple afin de faire participer toutes les femmes. Je crois que les femmes ont fait des recommandations sur tous les cinq principes de la Déclaration de Paris. Ceci sera porté par certaines femmes qui vont participé au forum.


Une idée sur les recommandations qui seront soumises par les femmes ?
La première recommandation que ces femmes ont faites a rapport aux réformes agraires puisque dans les pays africains la question de la sécurité alimentaire est d'actualité. Les femmes ont fait une recommandation par rapport à  l'aide qui soutient les réformes foncières, les systèmes fonciers. Elles ont fait également des recommandations par rapport à l'égalité du partage des rôles et le partage des fonctions dans les administrations publiques. Beaucoup de pourcentages liés à la  marginalisation des femmes dans les instances de décision ont été donnés : 10% dans les Assemblées nationales, 2% dans les ministères, 7% au gouvernement, bref les chiffres ont été donnés et il y a un grand plaidoyer par rapport au partage des rôles dans les fonctions. Parce que s'il y a efficacité de l'aide, il faut nécessairement que des femmes soient à des fonctions et quelles soient efficaces à ces instances, qu'elles soient représentées. Un des plaidoyers,  c'est de veiller au partage des rôles, des fonctions par rapport au suivi de l'efficacité de l'aide.
Comment entrevoyez-vous le rôle des femmes dans la gestion de l'efficacité de l'aide ?
Je crois que leur rôle commence déjà par l'appropriation du concept. Il ne sert à rien de dire que nous allons, nous allons... Il faut chercher à comprendre ce que c'est. Au-delà de l'appropriation, c'est dans la démarche maintenant que le travail va se ressentir. Il s'agira de faire des amendements, des recommandations et de participer à l'élaboration d'un nouveau consensus. Je crois que cela se fera par étape et la première étape qui est l'appropriation  du concept qui est déjà une détermination collective des femmes autour de cet enjeu, c'est déjà important.
Que pensez-vous  en général de l'aide au développement ?
S'il faut parler de manière plate, il faut dire qu'il faut simplement supprimer l'aide au développement. C'est un trop dire. Tel que ça se passe,  tel que l'aide est octroyé, je crois que cela vaudrait mieux qu'on l'a  supprime.  Mais,  si on ne peut pas l'a supprimé, il faut que les pays africains sachent sérier l'aide qui les aidera à  se passer de l'aide parce que quand on dit aide cela veut dire qu'il y a toujours une main tendue. S'il y a des systèmes qui renforcent les capacités et qui nous aident à nous passer de l'aide en général, je crois qu'il faut que nous analysons ces  voies qui vont nous permettre de nous débarrasser de l'aide au développement. C'est ce que je pense. L'aide au développement, c'est beaucoup de systèmes mis en jeu et il faut voir ce qui est profitable pour le pays.
Est-ce à dire que les systèmes mis en jeu par les donateurs arrièrent les bénéficiaires ?
C'est la conclusion à laquelle tout le monde est parvenu sinon ce forum n'aurait pas eu lieu. Quand on parle de l'efficacité de l'aide,  cela veut dire que l'aide n'était pas efficace ou à un certain niveau l'aide n'est pas une aide. Renforcer l'efficacité de l'aide, cela veut dire que ce n'était plus de l'aide. Je crois vraiment que le fait que les gens en ont pris conscience, ont commencé à en parler, à en imposer aux donateurs, c'est important dans un processus de changement  de l'aide au développement.
Un mot de fin à l'endroit des femmes ?
Pour finir, je dirais que c'est le moment pour toutes les femmes de chercher à comprendre, d'aller vers l'information, parce que, quoi qu'on dise, c'est les femmes qui ne sont pas informer des grands enjeux mondiaux, qui ne savent pas toujours ce qui se passe. Ce que j'ai vu ici  nous aguerri dans notre détermination  à toujours chercher l'information, à voir dans quelle mesure nous pouvons participer quel que soit notre niveau, quel que soit notre rôle, quelle que soit notre position dans la société  à toujours participer au dialogue les plus constructifs  pour notre pays.


Propos recueillis par Christophe D. ASSOGBA depuis Accra au Ghana

 

Publié par ASSOGBA à 19:05:09 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Entretien avec Mme Denise Mignawande Diakité, Assistante de Programme à la Maison de la Société Civile: «Il faut que les pays africains sachent sérier l’aide qui les aidera à se passer de l’aide» | 02 septembre 2008


Entretien avec Mme Denise Mignawande Diakité, Assistante de Programme à la Maison de la Société Civile
«Il faut que les pays africains  sachent sérier l'aide qui les aidera à se passer de l'aide»


Rencontrer à Accra au Ghana en marge du forum de la société civile sur l'efficacité de l'aide au développement, Mme Denise Mignawande Diakité, parle des retombées de cette rencontre préparatoire des organisations de la société civile (Osc) au 3ème forum sur l'efficacité de l'aide internationale et des attitudes que les  pays africains doivent désormais adopter face à l'aide au développement qui, selon elle,  dans le conteste actuel vaudrait mieux d'être supprimé.


Présentez-vous ?
Mme Denise Mignawande Diakité. Je suis du programme Oscar précisément de la maison de la Société civile.
Vous êtes participante au forum de la société civile sur l'efficacité de l'aide au développement. Qu'est-ce qu'on peut retenir au terme de cette rencontre ?
Je crois  qu'on peut retenir globalement deux choses au terme de ce forum. La première, c'est la mobilisation et la détermination des femmes à aller de l'avant, à se prononcer sur de grandes questions telles que l'efficacité de l'aide au développement. Cela est une première force de ce forum. La deuxième chose est une question de responsabilité qui revient aux femmes qui ont participé à ce forum, responsabilité dans la diffusion de l'information et dans la communication parce que pour susciter le dialogue, ce n'est pas avec la poignée de femmes présentes ici mais c'est une question de partage de l'information, de chercher l'information. Ce que nous avons reçu ici nous devons chercher à l'améliorer, à nous approprier le contenu et à le diffuser le plus largement possible. Je crois que c'est dans ce sens que nous allons faire une mobilisation de la base vers le haut et faire participer le plus grand nombre de femmes au dialogue sur des enjeux tels que l'efficacité de l'aide au développement.
Le 3ème  forum sur l'efficacité de l'aide au développement succède à votre rencontre. Quel sera le plaidoyer des femmes ?
On entend apporter beaucoup notamment sur des questions de renforcement des capacités et beaucoup plus sur la baisse du niveau du dialogue parce que tel que les femmes sont représentées, cela ne permet pas d'apporter beaucoup de voix par rapport à ce qui se dit. Donc la première chose est de baisser le niveau du dialogue. Je souhaite que ce dialogue  se mène dans sa forme la plus simple afin de faire participer toutes les femmes. Je crois que les femmes ont fait des recommandations sur tous les cinq principes de la Déclaration de Paris. Ceci sera porté par certaines femmes qui vont participé au forum.
Une idée sur les recommandations qui seront soumises par les femmes ?
La première recommandation que ces femmes ont faites a rapport aux réformes agraires puisque dans les pays africains la question de la sécurité alimentaire est d'actualité. Les femmes ont fait une recommandation par rapport à  l'aide qui soutient les réformes foncières, les systèmes fonciers. Elles ont fait également des recommandations par rapport à l'égalité du partage des rôles et le partage des fonctions dans les administrations publiques. Beaucoup de pourcentages liés à la  marginalisation des femmes dans les instances de décision ont été donnés : 10% dans les Assemblées nationales, 2% dans les ministères, 7% au gouvernement, bref les chiffres ont été donnés et il y a un grand plaidoyer par rapport au partage des rôles dans les fonctions. Parce que s'il y a efficacité de l'aide, il faut nécessairement que des femmes soient à des fonctions et quelles soient efficaces à ces instances, qu'elles soient représentées. Un des plaidoyers,  c'est de veiller au partage des rôles, des fonctions par rapport au suivi de l'efficacité de l'aide.
Comment entrevoyez-vous le rôle des femmes dans la gestion de l'efficacité de l'aide ?
Je crois que leur rôle commence déjà par l'appropriation du concept. Il ne sert à rien de dire que nous allons, nous allons... Il faut chercher à comprendre ce que c'est. Au-delà de l'appropriation, c'est dans la démarche maintenant que le travail va se ressentir. Il s'agira de faire des amendements, des recommandations et de participer à l'élaboration d'un nouveau consensus. Je crois que cela se fera par étape et la première étape qui est l'appropriation  du concept qui est déjà une détermination collective des femmes autour de cet enjeu, c'est déjà important.
Que pensez-vous  en général de l'aide au développement ?
S'il faut parler de manière plate, il faut dire qu'il faut simplement supprimer l'aide au développement. C'est un trop dire. Tel que ça se passe,  tel que l'aide est octroyé, je crois que cela vaudrait mieux qu'on l'a  supprime.  Mais,  si on ne peut pas l'a supprimé, il faut que les pays africains sachent sérier l'aide qui les aidera à  se passer de l'aide parce que quand on dit aide cela veut dire qu'il y a toujours une main tendue. S'il y a des systèmes qui renforcent les capacités et qui nous aident à nous passer de l'aide en général, je crois qu'il faut que nous analysons ces  voies qui vont nous permettre de nous débarrasser de l'aide au développement. C'est ce que je pense. L'aide au développement, c'est beaucoup de systèmes mis en jeu et il faut voir ce qui est profitable pour le pays.
Est-ce à dire que les systèmes mis en jeu par les donateurs arrièrent les bénéficiaires ?
C'est la conclusion à laquelle tout le monde est parvenu sinon ce forum n'aurait pas eu lieu. Quand on parle de l'efficacité de l'aide,  cela veut dire que l'aide n'était pas efficace ou à un certain niveau l'aide n'est pas une aide. Renforcer l'efficacité de l'aide, cela veut dire que ce n'était plus de l'aide. Je crois vraiment que le fait que les gens en ont pris conscience, ont commencé à en parler, à en imposer aux donateurs, c'est important dans un processus de changement  de l'aide au développement.
Un mot de fin à l'endroit des femmes ?
Pour finir, je dirais que c'est le moment pour toutes les femmes de chercher à comprendre, d'aller vers l'information, parce que, quoi qu'on dise, c'est les femmes qui ne sont pas informer des grands enjeux mondiaux, qui ne savent pas toujours ce qui se passe. Ce que j'ai vu ici  nous aguerri dans notre détermination  à toujours chercher l'information, à voir dans quelle mesure nous pouvons participer quel que soit notre niveau, quel que soit notre rôle, quelle que soit notre position dans la société  à toujours participer au dialogue les plus constructifs  pour notre pays.
Propos recueillis par Christophe D. ASSOGBA depuis Accra au Ghana

 

Publié par ASSOGBA à 18:35:12 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Forum de la société civile sur l’efficacité de l’aide au développement: D’importantes recommandations formulées | 02 septembre 2008

 

Les rideaux sont tombés le lundi dernier sur le Forum de la société civile sur l'efficacité de l'aide au développement. Au terme de deux jours  travaux, d'importantes recommandations ont été faites.

 

En prélude au 3ème forum sur l'efficacité de l'aide qui se tient depuis hier au centre international des conférence de Accra au Ghana, les organisations de la société civile se sont rencontre pour peaufiner des stratégies afin de faire entendre leur au lors de cette rencontre d'évaluation de la Déclaration de Paris. Pendant deux jours, les travaux qui se sont déroulés au Ecole supérieur de Physique d'Accra ont permis à plus de 200 participants notamment des femmes d'échanger, de se concerter et d'harmoniser leur points de vue sur les actions à mener en vue de faire passer leur voix au cours du forum sur l'évaluation de la Déclaration de Paris de 2005. il s'agit pour ces acteurs de la société civile de s'entendre pour défendre la cause de la société civile oubliée dans les Différents principes de la Déclaration de Paris. En fait, les organisations de la société civile se considèrent comme des acteurs de développement et ne sauraient être laissé pour compte dans la gestion des aides au développement. Elles estiment qu'elles travaillent à la base avec les populations et qu'elles ont doivent avoir un  droit de regard dans la gestion sur toute la ligne aides au développement. Un point de vue partagé par les participants qui ont formulé des recommandations qui seront soumis à la rencontre d'Accra. Les participants souhaitent l'amélioration des aides liées aux réformes agraires afin que les paysans puissent accroître la productivité agricole dans les pays sous-développés. A cela s'ajoute l'égalité du partage des rôles et le partage des fonctions dans les administrations publiques. Les femmes présentes à ce forum souhaitent qu'elles aient plus de chance d'accéder à des fonctions. Ces différentes recommandations seront présentées lors du forum d'Accra.

 

Christophe D. ASSOGBA depuis Accra

Publié par ASSOGBA à 18:31:06 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Donor resistance threatens aid talks : Breakthrough on real reforms urgently needed, says Oxfam | 02 septembre 2008


Accra, Ghana:  After a day of intense negotiations in Accra, Ghana,
pressure is building for a breakthrough at a crucial global summit on how
aid works. Key issues at stake include agreement from donors that they
will make longer-term commitments of aid and use existing national systems
rather than setting up parallel bureaucracies to deliver aid, according to
international agency Oxfam.

Negotiators from donors and developing countries continue to meet behind
closed doors to break the deadlock as the High Level Forum on Aid
Effectiveness began its formal sessions today. But frustrations are
growing as the deadline for an agreement approaches.

Making more long term aid commitments has been a sticking point in
negotiations with the United States and Japan.

?The issue of reliable, long-term commitments of aid is critical,? said
Oxfam International delegation head Robert Fox. ?For developing countries
to invest in health and education, they need to know what funding they
will have available for the next three to five years. You can?t train
teachers or extend health care services to rural areas if you don?t know
whether you?ll have the funds next year to pay salaries.?

Another contentious issue is how directly donor countries should be
involved in delivering aid programs. Most donors and virtually all
developing countries agree that aid should be delivered through local
systems wherever possible. However, at present less than half goes through
country systems. When developing countries have improved their systems,
donor aren't using them.

?The sooner we ensure our aid dollars are strengthening the capacity of
developing countries to meet their needs, the better,? said Robert Fox.
?Good development builds on the abilities and assets of national
governments and local communities. Aid should strengthen local capacity
rather than spawning parallel aid empires or relying heavily on
contractors and consultants from the North.?

In Mozambique, for instance, donors were spending a staggering $350m a
year on 3,500 technical consultants, more than four times the annual
salaries of 100,000 Mozambican public-sector workers.

Governments from developing countries have every reason to be
frustrated,? said Robert Fox. ?They?re clear we urgently need big changes
to the way we deliver aid and that tinkering with the status quo just
isn?t good enough. Real commitments and action are needed. The key to a
breakthrough is to put front and centre the interests of women and girls,
men and boys living in deep poverty.?


Dominique Jenkins: 0246 124 979 (+233 246 124 979)
Robert Fox (Oxfam Canada): 0246 125 165 (+233 246 125 165)
Paul O?Brien (Oxfam America) in Accra: +1 202 290 0335

Notes:
At the a previous High Level Forum in Paris in 2005, the ?Paris
Declaration on Aid Effectiveness? was signed. It set 12 targets, with
measurable indicators, to improve the effectiveness of aid, to be met by
2010. The 2008 OECD monitoring report on aid effectiveness* (to be
officially launched in Accra) shows that there has been little progress by
donors on meeting many of the Paris targets.

Oxfam International is a confederation of 13 organizations working
together to find lasting solutions to poverty and injustice. We work with
more than 3,000 partner organizations in over 100 countries.






Publié par ASSOGBA à 17:52:27 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Ministère de la santé : Joseph Foundohou s’en va, couronné par son ministre | 29 août 2008

Une correspondance qui en dit long. Ainsi pourrait-on qualifier la lettre envoyée par le ministre de la santé à son collaborateur Joseph Foundohou qui a démissionné de son poste de Chef de la cellule de passation des marchés publics de son ministère depuis le 08 Août dernier. Kessilé Tchala n'a pas tari d'éloges sur son collaborateur dont il a avoué avoir apprécié la « rigueur professionnelle » tout au long du séjour d'un an et demi qu'il a passé au sein du ministère de la santé. Aussi, le ministre a-t-il regretté sa démission tout en le remerciant pour sa collaboration durant cette période. C'était en effet la deuxième fois que cet inspecteur des impôts déposait sa démission, la première ayant eu lieu en février dernier. Le ministre de la santé a bien été obligé cette fois d'accepter le départ de ce cadre très rigoureux et compétent mis à la tête de la cellule de passation des marchés publics du ministère de la santé. Après vingt ans de service, il a posé là un acte peu ordinaire au sein de l'administration publique béninoise, en déposant sa démission d'un poste où il devait affronter les lenteurs inexplicables de son ministre dans la signature des dossiers de passation des marchés publics parvenant sur son bureau. Ne tolérant plus cette situation, Joseph Foundohou a dû tenter plusieurs démarches pour faire appliquer les instructions du chef de l'Etat en matière de signature des dossiers de passation des marchés publics. En vain. C'est alors qu'il s'est résolu à déposer sa démission en février dernier. Il a été contraint de réitérer cette démarche le 08 Août dernier quand le ministre a commencé à soupçonner sa cellule d'être une mafia et à le dire publiquement aux cérémonies des couleurs ou devant les médias. Probablement, l'insistance de ce haut cadre pour amener son ministre à respecter les délais prescrits et les procédures exigées, est à la base de ce dénigrement non fondé. La lettre envoyée à l'intéressé ce mercredi 27 Août est la preuve que Kessilé Tchala a finalement compris qu'il avait affaire à un patriote sincère et prêt à servir son pays dans les règles requises. L'inspecteur des impôts Joseph Foundohou est un fin limier de la direction générale des impôts où il était chef de la division des recouvrements des grandes entreprises avant d'être détaché au ministère de la santé en janvier 2007. Il retourne à sa base après avoir montré à la face de tous qu'il y a encore au Bénin des cadres valables et de grande probité morale. Selon nos informations, il passe service aujourd'hui même au secrétaire général du ministère qui sera chargé de liquider les affaires courantes avant la nomination de son successeur.

Publié par ASSOGBA à 01:56:56 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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