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Kora du meilleur artiste du continent africain: Cotonou au cœur du processus de désignation | 29 septembre 2008

Kora du meilleur artiste du continent africain Cotonou au cœur du processus de désignation La ville de Cotonou accueille à partir du 8 Octobre prochain l'initiative ‘'Count down'' ou ‘'Compte à rebours'', une série de soirées télévisées au cours desquelles l'on procédera à l'élimination progressive des soixante onze (71) artistes nominés en lice pour le trophée Kora du meilleur musicien du continent. ‘'Compte à rebours'', telle est dénommée la série de soirées télévisées qui seront organisées au Palais des congrès de Cotonou par le comité d'organisation des trophées Kora de la musique africaine du 8 au 18 Octobre prochains. Ceci en vue de procéder à la désignation par le public des artistes devant figurer dans le top 1 des musiciens les mieux représentatifs du contient. Au nombre de 71, les nominés des trophées Kora qui sont également en lice pour le titre de meilleur artiste d'Afrique verront leur quantité se réduire à la suite de ces soirées de spectacles. L'initiative ‘'Count down'' sera diffusée aux téléspectateurs des pays africains à travers le canal de CFI du 24 janvier au 10 mars prochains. Ces téléspectateurs auront l'opportunité de voter pour l'artiste de leur choix au cours de la diffusion des émissions télévisées dont l'enregistrement se fera dans la salle rouge du Palais des Congrès de Cotonou. A travers une rencontre avec les hommes des médias, Ernest Adjovi, promoteur des trophées Kora, a indiqué que la tenue de cet évènement (annoncé au départ à Accra au Ghana), à Cotonou, a été décidée sous la pression des autorités politico administratives béninoises. Ces dernières ont montré à ses dires leur volonté de voir le Bénin jouer les premiers rôles dans le processus de désignation du meilleur artiste du continent. Si son voisin de l'est se taille la part de lion en décidant d'abriter la prestigieuse soirée de gala de récompense des élites de la musique du continent à Lagos le 11 avril 2009, le Bénin n'a pas voulu être du reste. Sept émissions grand public seront réalisées à la suite des soirées de spectacles que le comité d'organisation desdits trophées se prépare à organiser. Il est attendu à Cotonou pour les besoins de l'organisation une quarantaine de producteurs sud-africains, près de 300 artistes au nombre desquels P Square, Asa, Papa Wemba, 2 Face, Petit Pays, Soum Bill, Espoir 2000 et quatre containers de matériels. Ardiess, Princesse Basoura, le groupe Zem et Rico's Campos, artistes béninois nominés aux trophées Kora participeront aux côtés de leurs pairs du continent à l'initiative parrainée par Kessilé Challa, ministre de la santé. Le Bénin à travers cette initiative se repositionne sur la scène internationale en tant que carrefour des arts et de la culture. Une belle opportunité qui lui permettra de vendre ses divers attraits de par le monde.

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Naissance d’une nouvelle association de développement à Cotonou: Le village de Cadjèhoun prend son destin en main | 29 septembre 2008

Naissance d'une nouvelle association de développement à Cotonou Le village de Cadjèhoun prend son destin en main Le palais des congrès de Cotonou a servi de cadre à naissance de l'association des cadres pour l'émergence de Cadjèhoun. L'assemblée générale constitutive de cette association a sonné le glas de l'union de tous les ressortissants de Cadjèhoun pour le développement de la localité. C'était le samedi dernier en présence de nombreuses personnalités politico-administratives. Porte d'entrée par les airs sur Cotonou, le village de Cadjèhoun, quartier du 12ème arrondissement de Cotonou n'a pas connu depuis son existence, un développement reluisant. C'est fort de ce constat que les cadres ressortissants de cette localité de Cotonou ont décidé d'accompagner les efforts du gouvernement du Dr Boni Yayi, cadre émérite de ce quartier, dans le changement du visage de Cadjèhoun. Et pour apporter leur grain de sel à l'amélioration des conditions de vie des populations et à l'émergence de ce village, une association des cadres originaires de Cadjèhoun a été portée sur les fonts baptismaux. Selon le président du comité préparatoire de l'assemblée générale constitutive de l'Acec, M. Bernard Akpan, le Dr Boni Yayi habitant de Cadjèhoun est résolument engagé pour l'émergence économique du Bénin en dépit des difficultés multiples et à caractère mondiale que traverse le pays. Face à un tel engagement et aux multiples efforts de son gouvernement, dira M. Bernard Akpan, il est de bon ton qu'en toute responsabilité ses cohabitants soutiennent ces efforts. A l'en croire, les membres de l'association doivent être résolument attentifs à la vie politique et se mobiliser avec probité et responsabilité pour apporter sa contribution au développement du pays. Il n'a pas manqué de faire l'histoire de Cadjèhoun qui à sa naissance s'appelait Agonga. Soutiens Dans son mot de soutien à cette initiative, l'honorable Epiphane Quenum qui a revendiqué son appartenance aux cadres de Cadjèhoun en raison du fait qu'il a grandi à Haie Vive au domicile de son père, au nom du président d'honneur de la Renaissance du Bénin, le président Nicéphore Soglo, a laissé entendre que cette association doit capitaliser tout ce qui se passe pour l'amélioration des conditions de vie des populations. Pour lui, les cadres doivent essayer de propulser un peu plus la démocratie et non profiter des situations. Le représentant du collectif des jeunes pour le développement a invité à l'union de toutes les associations existantes à Cadjèhoun en vue vraiment de contribuer véritablement au développement socio-économique. Prenant la parole, l'honorable Zohoun Sylvain dira qu'il y a eu beaucoup d'essais d'associations à Cadjèhoun qui n'ont presque rien apporté à son émergence. Estimant que l'histoire est têtue, le député Zohoun a profité de son intervention pour faire de fond en comble l'histoire de Cadjèhoun en indiquant que c'est sur la terre nourricière que cultivait les premiers habitants d'origine nago qui ont changé le nom Agonga en Cadjèhoun que le chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi a prospéré. Suivant ses explications, beaucoup de personne ne comprend pas pourquoi le Dr Boni Yayi a décidé de ne pas quitter Cadjèhoun. Il a par ailleurs, comme le chef du 12ème arrondissement de Cotonou M. Brice Tchanoun, invité tous les fils et filles de ce village de Cotonou, toutes tendances confondues, toutes obédiences politiques confondues à s'accepter et à préserver leur identité gage de l'émergence de la localité. Christophe D. ASSOGBA

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Robert Ménard quitte le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières ; Jean-François Julliard lui succède | 29 septembre 2008

Robert Ménard quitte le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières ; Jean-François Julliard lui succède
Robert Ménard a annoncé qu'il quittait le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières lors de la réunion du Conseil international de l'organisation le vendredi 26 septembre 2008. « Je quitte mes fonctions mais je reste, bien entendu, militant de l'organisation. J'ai consacré 23 ans à Reporters sans frontières et je continuerai de prendre ma part dans ses combats. Mais différemment. Je ne peux envisager d'existence qui ne se conjugue avec un engagement au service de ces valeurs - la démocratie, les libertés, les droits de l'homme - qui, me semble-t-il, donnent un sens à notre vie. »
« J'ai pris cette décision au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières : jamais notre organisation n'a été aussi présente dans le monde. Ses équipes, sa notoriété, son assise financière assurent son indépendance et son efficacité. Elle le prouve jour après jour. Je veux aujourd'hui gagner le pari d'une succession réussie. Jean-François Julliard, qui vient d'être élu, occupera désormais le poste de secrétaire général. Il travaille depuis plus de dix ans à mes côtés au sein de Reporters sans frontières. Il en connaît parfaitement les rouages, les méthodes, la philosophie. Il lui apportera son enthousiasme, celui d'une génération de militants rompus à la mondialisation et à Internet. Je ne souhaite qu'une chose : qu'il fasse de Reporters sans frontières une organisation toujours plus efficace pour défendre nos confrères maltraités, torturés, emprisonnés et, plus généralement, cette liberté de la presse sans laquelle il n'y a pas de liberté. »
« Toutes mes pensées vont à ceux pour qui nous nous sommes battus, à leurs familles marquées à jamais par une mort ou une disparition. Ce combat-là, on ne peut le déserter. Ni aujourd'hui, ni demain. La toute récente libération de Win Tin emprisonné en Birmanie depuis 19 ans nous donne raison. Continuons. »
Robert Ménard avait été élu, pour un nouveau mandat de cinq ans, le 24 mars 2006, par les représentants des sections de Reporters sans frontières, lesquelles viennent de le nommer président d'honneur de l'organisation.
Après des études de philosophie, Robert Ménard est devenu journaliste à la fin des années 70. Il a travaillé dans la presse écrite puis à la radio. Il a fondé - avec trois autres journalistes, Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jacques Molénat - Reporters sans frontières, en 1985, à Montpellier. Robert Ménard en est le secrétaire général depuis 1990. Il a reçu en 2005 au nom de Reporters sans frontières le prix Sakharov décerné par le Parlement européen.
Le 9 octobre prochain, Robert Ménard publie un ouvrage intitulé « Des libertés et autres chinoiseries » aux Editions Robert Laffont, dans lequel il revient sur la campagne pour le boycott de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin. Récit inédit sur les coulisses et les négociations secrètes menées autour des Jeux, ce livre est aussi un essai mordant sur la presse, les droits de l'homme et les lâchetés de la classe politique.
Robert Ménard est âgé de 55 ans, marié à Emmanuelle Duverger et père de deux enfants (Michel 32 ans, Clara 6 ans).
Jean-François Julliard travaille à Reporters sans frontières depuis 1998. Après des études de cinéma et d'audiovisuel et un DESS de journalisme, il est devenu chercheur pour l'Afrique, puis responsable de la recherche de l'organisation en 2004. « Les urgences ne manquent pas, a-t-il déclaré. Moussa Kaka emprisonné au Niger, l'Afghanistan ou le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme : nos priorités iront vers toujours plus d'efficacité. » Âgé de 35 ans, Jean-François Julliard est marié et père de deux enfants.

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE de l'Assemblée nationale | 26 septembre 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE La séance plénière initialement prévue pour ce jour jeudi 25 septembre 2008 n'a pu se tenir en raison de l'absence du territoire national du Premier Secrétaire Parlementaire. En effet, conformément au programme de travail retenu par le Bureau et la Conférence des Présidents, il revient au Premier Secrétaire Parlementaire de prendre la relève de sa collègue Deuxième Secrétaire pour compter du 16 septembre 2008 ; mais il n'est pas revenu de son voyage à ce jour pour des raisons encore inconnues. La présence d'au moins un Secrétaire Parlementaire à chaque séance plénière étant rendue obligatoire par les dispositions de l'article 17-5 du Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale, la Conférence des Présidents a décidé de reporter la plénière au mardi 30 septembre 2008 à 10 heures. Le Directeur de Cabinet, Comlan DADEGNON

Publié par ASSOGBA à 00:27:43 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

INTERVENTION de Boni Yayi à LA 63ème SESSION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES | 26 septembre 2008

REPUBLIQUE DU BENIN INTERVENTION DE SE DR. BONI YAYI, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BENIN, CHEF DE L'ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT A LA 63E SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES NEW YORK, LE 23 SEPTEMBRE 2008 Monsieur le Président de l'Assemblée Générale, Je vous adresse mes vives félicitations pour votre élection à la Présidence de la 63e Session de l'Assemblée Générale. Le Bénin apportera sa modeste contribution aux travaux de cette session et s'efforcera de promouvoir les idéaux de la Charte à laquelle mon Pays réitère ici même sa pleine adhésion. Votre prédécesseur s'est efforcé de rechercher des solutions idoines aux grands défis de l'humanité durant son mandat. Nous lui rendons hommage pour les bons et loyaux services qu'il a rendus à la Communauté internationale. Je tiens également à saluer l'action diligente et déterminée du Secrétaire Général des Nations Unies pour avoir su appréhender la portée des graves crises qui ont secoué le monde durant l'année écoulée. Grâce aux initiatives hardies qu'il a prises pour promouvoir la concertation internationale, il a su revivifier les vertus du multilatéralisme comme voie royale de gestion des affaires du monde dans un cadre inclusif et participatif qui donne tout son sens à l'unicité de notre monde et à la commune responsabilité de l'espèce humaine pour le maintien des équilibres fondamentaux dont dépendent sa survie sur la terre et la pérennité de la biosphère. En 2007, réagissant à l'alerte lancée par les scientifiques, nous avons focalisé notre attention sur les changements climatiques en tant que problème global affectant l'environnement sur notre planète avec des perspectives peu reluisantes pour l'avenir de l'humanité et des conséquences évidentes dans notre vie quotidienne. C'est sur cette toile de fond que se jouent les deux crises majeures que nous tentons de contenir depuis quelques mois : La crise énergétique et la crise alimentaire, deux points inscrits à notre ordre du jour apparaissent comme les plus graves que le monde ait connu dans son histoire récente et marquent une rupture d'avec nos certitudes en matière d'approvisionnement ininterrompu et durable de nos populations en sources d'énergie et en denrées alimentaires. Le Secrétaire Général a fait preuve d'un leadership remarquable, en tirant sur la sonnette d'alarme et mettant en garde contre les risques que comportent les réactions hâtives et non viables, qui pourraient engendrer la panique et aggraver la situation. La Conférence de Rome, organisée de concert avec la FAO, a permis une évaluation concertée de la complexité de la crise et la formulation d'une ébauche de stratégies globales échelonnant les mesures immédiates destinées à faire face à l'urgence, et des politiques cohérentes visant le court, le moyen et le long termes pour préserver la paix et la stabilité dans les pays en développement vulnérables. Ils sont en effet les plus touchés par la crise alimentaire qui hypothèque leurs efforts dans la lutte contre la pauvreté et la faim. Les réponses apportées à l'urgence créée par la crise alimentaire ne devraient pas nous faire perdre de vue l'échéancier fixé pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Il est du devoir de la communauté internationale de mobiliser les ressources nécessaires pour corriger les graves distorsions qui sont à l'origine de la crise alimentaire. Les performances dans ce domaine pourraient être améliorées si les pays vulnérables parvenaient à réaliser les investissements de nature à relancer durablement la production agricole dans le monde. Cela dit, il importe de maintenir un taux de croissance soutenue capable de générer à la longue, la prospérité et le développement humain durable, car la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement doit être assurée et pérennisée comme un acquis. Pour l'urgence, il importe que les Nations Unies usent de toute leur influence pour se donner les moyens d'aider les pays en difficultés à assurer la survie des populations menacées et des couches vulnérables. Elles courent le risque d'être décimées par la famine si rien n'est fait pour leur venir en aide. Le moment est donc venu de donner au droit à l'alimentation une signification, car il est intolérable que la faim continue de faire partie des souffrances humaines au 21e Siècle. A court terme, la priorité doit être accordée au renforcement des systèmes de protection sociale dans les pays les Moins Avancés. Notre action devrait permettre d'activer les capacités dormantes de production locale par la promotion des petites et moyennes entreprises. Il s'agira d'aborder les problèmes dans une approche intégrée qui permettra d'optimiser le rendement agricole, l'écoulement des produits vivriers, leur conservation, leur distribution en vue de l'amélioration des conditions de vie des couches les plus vulnérables auxquelles nous devons assurer une protection sociale effective. A moyen et long termes, il faudrait repenser les politiques d'investissements dans l'agriculture pour rétablir l'équilibre entre les produits de rente et les produits alimentaires en vue d'assurer la sécurité alimentaire des pays, en tenant compte de leurs spécificités culturelles. Monsieur le Président, Tout bien pesé, cette crise montre que l'humanité n'est pas bien outillée pour gérer les implications de son évolution. C'est la preuve que nous ne faisons pas assez pour l'avenir et que nous risquons d'être à la merci de toutes sortes d'aléas. C'est pourquoi, la proposition faite par le Groupe Spécial de Réflexion sur la crise alimentaire de relever la part de l'agriculture dans l'aide publique au développement de 3% à 10 % représente une démarche stratégique qui doit être mise en œuvre avec une volonté politique commune à la mesure de l'enjeu. C'est le lieu de rendre hommage aux pays qui ont déjà pris des engagements fermes pour accorder des ressources supplémentaires à cet effet. Mon Pays, le Bénin, est durement touché par la crise alimentaire. Mais il est aussi résolument engagé dans l'action pour conduire les réformes qu'elle appelle. Dans cette perspective, mon Gouvernement a initié en 2006, un programme national de modernisation de son agriculture pour faire face aux distorsions relevées. L'agriculture béninoise a été, jusque-là, tributaire des exploitations restreintes de type familial, essentiellement basées sur l'usage des outils archaïques. Pour changer cette situation qui contraint l'agriculture vivrière à l'état de la subsistance, mon Gouvernement a initié depuis bientôt un an un Programme de mécanisation, dont le but est d'améliorer la compétitivité du secteur. Etant donné que la mécanisation ne peut produire l'impact escompté sans une maîtrise de l'eau, il est envisagé un programme de gestion rationnelle de cette ressource de manière à en tirer un meilleur parti tout en veillant à en assurer la pérennité. Le but visé est de promouvoir la culture irriguée essentiellement par la construction des barrages hydro-agricoles, dans les vallées du pays, avec l'élaboration des schémas directeurs d'aménagement. Une des causes de la baisse de la production locale des denrées alimentaires est la dégradation des sols, l'érosion côtière et les effets conjugués des fréquentes inondations dues aux changements climatiques qui affectent gravement toute l'Afrique de l'Ouest. C'est le lieu d'exprimer notre haute appréciation pour le travail de sensibilisation que fait le Secrétariat de la Convention Cadre sur la lutte contre la désertification. Les mécanismes de financement y compris le Fonds d'adaptation de la Banque Mondiale doivent être mis en œuvre avec un sens aigu de l'urgence de l'aide aux régions affectées. Ils doivent promouvoir la réalisation des projets de revitalisation des sols, la promotion de la culture irriguée et de reboisement avec des essences de nature à accroître la disponibilité de denrées de première nécessité. Dans le cadre des efforts de diversification de la production agricole, le Gouvernement envisage aussi de promouvoir sur les terres arables marginales la culture de plantes servant à la production du biocarburant. L'objectif visé est de réduire la dépendance aux hydrocarbures accentuée par la baisse drastique du rendement des centrales hydroélectriques due aux changements climatiques dont l'impact a affecté gravement l'activité économique dans le pays au cours des deux dernières années. Ces difficultés ont été amplifiées par la hausse vertigineuse des prix du pétrole. Le dégrèvement fiscal et subventionnement des importations auxquels mon Gouvernement a eu recours pour protéger le pouvoir d'achat des contribuables pèsent sur les finances publiques. Ces mesures palliatives ne sont pas soutenables dans la durée. Monsieur le Président, Cette année, nous célébrons le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Le Bénin a initié la Résolution 61/177 adoptée par l'Assemblée Générale pour proclamer l'Année Internationale de l'Apprentissage des Droits de l'homme qui débutera le 10 décembre 2008. Mon Pays a proposé cette nouvelle approche pour replacer la personne humaine au centre des efforts de développement humain durable. L'apprentissage des droits de l'homme engendre une demande accrue des droits humains dont la société est censée être pourvoyeuse. Il est du devoir de la communauté internationale de les garantir. Nous exhortons l'ensemble des Etats membres à donner un contenu concret à cette Année Internationale suivant leurs réalités nationales et à entreprendre toutes les actions qu'ils jugeraient nécessaires pour faire avancer l'appropriation et le bénéfice effectif des droits de l'homme par tous les individus sur leur territoire. Les actions qui seront initiées au cours de l'Année Internationale de l'Apprentissage des Droits de l'homme donneront un coup d'accélérateur aux efforts que nous avons entrepris pour obtenir l'adhésion de tous nos citoyens aux Objectifs du Millénaire pour le Développement en particulier en Afrique où le risque de manquer lesdits objectifs à terme est le plus grand. Nous nous félicitons des recommandations du Groupe de Pilotage pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en Afrique. Le Bénin s'honore de faire partie du Groupe des dix pays pilotes retenus dans ce cadre. De même, le BENIN a commencé à intégrer le concept «Unis dans l'action» dans son cadre de coopération avec le système des Nations Unies et attend avec impatience son inclusion dans le second groupe de pays d'expérimentation des recommandations faites par le Panel de haut niveau sur la cohérence des activités opérationnelles du système des Nations Unies. Cela permettra de développer des synergies pour accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Au plan national, nous avons intégré la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement dans nos stratégies nationales de développement visant à ancrer la réalisation desdits objectifs dans un processus de développement auto - centré et auto - entretenu pour soutenir la croissance économique qui permettrait de pérenniser les acquis. Nous nous félicitons des réflexions en cours pour renforcer l'efficacité de l'aide au développement. Nous espérons, qu'elles permettront de développer une vision consensuelle sur la meilleure manière de revitaliser le partenariat mondial pour le développement, le but ultime étant à notre avis, de réduire les inégalités scandaleuses qui affectent l'humanité. Monsieur le Président, Il ne fait aucun doute que la démocratisation des Nations Unies et la promotion de l'Etat de droit au plan international constituent une entreprise de nature à contribuer à la participation effective et efficiente de tous les peuples à la gestion des affaires de notre monde dans l'intérêt des générations présentes et futures. La promotion de l'Etat de droit au plan international requiert un renforcement de la représentation des pays en développement dans les organes de décision des Institutions financières internationales ainsi qu'une redéfinition de leur mandat institutionnel pour qu'elles servent davantage à mobiliser les ressources en faveur du développement des Pays les Moins Avancés, tout en veillant à la stabilité du système financier international. La démocratisation des Nations Unies, c'est aussi la réforme tant attendue du Conseil de Sécurité. Otage des contradictions inhérentes aux relations internationales contemporaines, elle piétine désespérément alors qu'elle est reconnue comme revêtant une importance cardinale pour l'efficacité de l'Organisation. Les négociations à engager à cet effet doivent être menées avec un sens aigu de responsabilité. Nous devons veiller à assurer une représentation équitable des Etats membres au sein du Conseil de Sécurité. Je réaffirme ici les revendications légitimes de l'Afrique exprimées dans le Consensus d'Ezulwini dans le cadre d'une réforme qui vise à garantir aux décisions du Conseil la transparence, la légitimité et plus d'efficacité dans l'exercice de sa responsabilité primordiale pour la paix et la sécurité internationales. La démocratisation des Nations Unies, c'est également un engagement plus ferme pour le respect de la légalité nationale et internationale par les Etats membres. Monsieur le Président, Pour terminer, je voudrais, lancer un pressant appel à toutes les parties aux conflits armés qui se poursuivent dans divers foyers de tension dans le monde, que ce soit au Moyen Orient, en Asie, en Amérique Latine, ou en Afrique, pour qu'elles recherchent le chemin de la paix dans les vertus du dialogue et le respect des valeurs démocratiques. Je vous remercie.

Publié par ASSOGBA à 00:26:48 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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