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Mémorandum du Syndicat national des Professionnels des Médias du Bénin (SYNAPROMEB) adressé à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication | 15 octobre 2008

Créé le 3 août 2007, le Syndicat national des Professionnels des Médias du Bénin (SYNAPROMEB) est résolument engagé dans la lutte pour la liberté de presse et l'amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias de notre pays. Dans ce sens, il a mené diverses activités depuis sa création. Le mercredi 19 décembre 2007, le président Ali ZATO, en compagnie de plusieurs de ses collaborateurs, a échangé avec une délégation du Syndicat qui a été reçue en audience. A l'occasion, les responsables de la HAAC ont indiqué avoir compris le sens du combat du SYNAPROMEB qu'ils ont félicité et encouragé au passage, espérant que le syndicat se battra aux côtés de la HAAC pour l'atteinte de ses objectifs. Mais avant, la HAAC a fait l'honneur au Syndicat de lui envoyer, le 02 novembre 2007, un de ses directeurs, pour la représenter à l'ouverture de sa première Assemblée Générale extraordinaire. Par ailleurs, le SYNAPROMEB a été associé aux obsèques du vice-président Clément HOUENONTIN. Mais force est de constater que depuis lors, et sur plusieurs activités essentielles initiées par la HAAC, le SYNAPROMEB a été tenu à l'écart. Pis, à l'occasion du remplacement de feu Clément HOUENONTIN, le SYNAPROMEB n'a pas été associé au processus, malgré notre démarche à l'endroit de la HAAC dont le président a reçu en audience une délégation du syndicat. Cependant, à l'issue de l'entretien, le président avait chargé le conseiller Gédéon DASSOUNDO de prendre contact avec les responsables des différentes associations pour mieux comprendre la situation actuelle issue de l'Assemblée Générale de l'UPMB tenue le 20 juillet 2007. A ce propos, le SYNAPROMEB avait dénoncé la manœuvre ainsi que la façon dont le processus a été conduit. Par le présent mémorandum, il nous plaît de rappeler à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication que si de juin 2004 à juillet 2007, le paysage associatif du monde des médias a été marqué par l'existence de la seule UPMB pour ce qui concerne les employés des médias, suite aux Etats généraux de la presse béninoise, c'est précisément en raison de la volonté des professionnels des médias et non pas par le fait d'une loi. Et si on reproche aux professionnels des médias de s'être organisés en syndicat, ou d'avoir « fait voler en éclat l'idéal prôné par les Etats généraux de la presse béninoise », il nous semble qu'il faudrait plutôt demander au fameux Comité de suivi mis en place, et qui bénéficie de subventions issue de l'aide de l'Etat à la presse privée, comment il a géré les suites de l'Assemblée Générale citée supra. Au regard de ses attributions (et nous rappelons qu'il est chargé du suivi des chantiers des Etats généraux de la presse), le Comité aurait donc dû se pencher sur le dossier. Rien n'y fit. Mais là n'est plus le débat. En effet, c'est pour que la marginalisation du SYNAPROMEB et de ses nombreux militants ne se poursuive pas que nous faisons la présente démarche. Et dans ce cadre, nous voudrions rappeler respectueusement à la HAAC que la loi 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin dispose en son article 24 que « La liberté de la presse est reconnue et garantie par l'Etat. Elle est protégée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication dans les conditions fixées par la loi ». De même, l'article suivant de la même loi stipule, quant à lui, que « l'Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d'aller et de venir, la liberté d'association, de réunion, de cortège et de manifestation ». Or, en choisissant de travailler spécifiquement avec quelques associations seulement, à l'exclusion d'autres, la HAAC s'illustre dans un parti pris manifeste dommageable à l'évolution de la corporation. Le dernier exemple en date est celui relatif à la procédure de délivrance de la carte de presse. A ce propos, dans le « Communiqué de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication » N° 033-08/HAAC/PT/CCP/SG/SA daté du 28 août 2008, il est indiqué au point II relatif à la « Procédure pour la délivrance de la carte » que : « Les professionnels des médias désireux de postuler à une carte de presse doivent introduire un dossier en trois exemplaires auprès de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication, soit par l'UPMB (Union des Professionnels des Médias du Bénin), soit directement ; mais dans ce cas, ils doivent recevoir le parrainage de trois (03) professionnels des médias titulaires de la carte de presse et ayant au moins dix (10) années de pratique professionnelle continue. Les parrains et le/la requérant(e) doivent être du même corps du métier. » Or, depuis le mois d'août 2007, pas moins de trois autres organisations, notamment des syndicats, ont vu le jour, donnant du coup un nouveau visage au paysage associatif du monde des médias. Il s'agit du Syndicat national des Professionnels des Médias du Bénin (SYNAPROMEB), du Syndicat des travailleurs des médias (SYNTRA-Médias) et du Syndicat des Professionnels de la Presse privée du Bénin (SYNPROP-Bénin). C'est dire qu'en spécifiant que les professionnels des médias devraient faire transmettre leurs dossiers par l'UPMB au lieu de les renvoyer vers leurs associations respectives, la HAAC leur impose de fait d'appartenir à cette organisation, ce qui s'assimile sinon à un parti pris, du moins à un clientélisme évident. Et dans un cas comme dans l'autre, il conviendrait de retenir que la HAAC aura ainsi foulé aux pieds le principe de la liberté d'association édicté par l'article 25 de la Constitution, de même que celui de l'égalité des citoyens devant la loi. C'est pour discuter de tout cela ainsi que d'autres problèmes portant notamment sur les doléances des confrères qui ont suivi la dernière session de formation, doléances formulées à l'endroit du SYNAPROMEB lors de sa descente sur le site de formation de l'Agence Proximités le 11 septembre 2008, que nous avons adressé au président de la HAAC, une demande d'audience datée du 17 septembre mais restée sans suite jusqu'au moment où nous vous transmettons le présent mémorandum. En tout état de cause, le SYNAPROMEB, qui espérait déjà dans sa première lettre à la HAAC et datée du 31 août 2007 portant « Naissance de notre syndicat et demande d'audience », que « toutes les conséquences de droit seront tirées de cette situation nouvelle », vous informe qu'il se voit désormais dans l'obligation de se comporter véritablement en syndicat vis-à-vis de la HAAC et, donc, d'user de tous les moyens qu'il jugera utile pour se faire entendre. En attendant et puisqu'aucune loi n'interdit aux professionnels des médias de se rassembler dans le creuset qui leur semble le mieux à même de défendre leurs intérêts, le SYNAPROMEB vous prie de lui accorder toute la place qui est la sienne, de l'associer au même titre que d'autres associations, à toutes les activités et commissions techniques et/ou permanentes de la HAAC où la présence ou la représentation des associations professionnelles est nécessaire. Faute de faire, faut-il le faire remarquer, la HAAC se rendrait coupable de violation flagrante de la Constitution. Ce que le SYNAPROMEB ne manquera pas de faire condamner par les instances compétentes de notre pays.

Publié par ASSOGBA à 02:04:22 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Reçu en audience à la HAAC: Le SYNAPROMEB exprime ses préoccupations | 15 octobre 2008

Dans la matinée du mardi 14 octobre 2008, le président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Ali ZATO, assisté du vice-président, Emmanuel KOUAGOU, du conseiller Gédéon DASSOUNDO et de plusieurs cadres de l'institution, a reçu en audience une délégation d'une dizaine de membres du Syndicat national des Professionnels des médias du Bénin (SYNAPROMEB), conduite par le Secrétaire général national.
C'est par un courrier en date du 17 septembre dernier que le SYNAPROMEB avait sollicité une audience auprès du président de la HAAC en vue de l'entretenir d'un certain nombre de préoccupations relatives à la profession. En fait, ayant fait un tour dans l'un des centres où les professionnels des médias ont récemment suivi des formations dans le cadre de la gestion de l'aide de l'Etat à la presse privée, le SYNAPROMEB a enregistré des doléances qu'il entendait aller soumettre à la HAAC.
Entre temps, le 9 octobre dernier, soit près d'un mois après, le SYNAPROMEB a dû adresser un mémorandum à la HAAC pour lui faire ses observations sur un certain nombre de problèmes.
Si les échanges ont été parfois virils mais empreints de courtoisie, le SYNAPROMEB a tenu à défendre les intérêts de ses membres, appelant la HAAC à la considérer comme une entité à part dès lors que son action n'est pas en contradiction avec la Constitution de notre pays.
Au cours des échanges, le vice-président a insinué que le combat des associations professionnelles tournait autour de l'aide de l'Etat à la presse privée, ce à quoi le SYNAPROMEB a répondu que son problème n'est pas de  s'enrichir sur le dos des professionnels des médias et a invité la HAAC à gérer directement les projets qu'il lui soumettra. Sur cette question, le SYNAPROMEB a réitéré à la HAAC, comme il l'avait déjà fait à d'autres circonstances, que l'impact de l'aide sur les professionnels des médias, après dix ans d'exercice, n'était pas évident et qu'il apparaît nécessaire de réorienter la gestion de l'aide afin qu'elle profite directement aux professionnels des médias, à travers leur déclaration à la sécurité sociale par exemple, en vue de les sortir de la précarité.
Par ailleurs, le SYNAPROMEB qui a rappelé la justesse de sa cause et la légalité de son combat, a dénoncé l'obligation faite aux professionnels des médias, par la HAAC dans sa décision du 28 août dernier, de faire passer leurs dossiers pour l'obtention de la carte de presse, par une association qui ne les représente pourtant pas tous.
Au total, l'occasion a été propice au SYNAPROMEB pour rappeler à la HAAC qu'elle doit tenir compte du nouvel environnement associatif.
La HAAC qui a dit avoir trouvé menaçant les termes du mémorandum a indiqué que le moment n'était pas encore à sa discussion, et a promis d'y travailler et de s'y pencher ensuite avec le syndicat qui a précisé que son intention n'était pas de menacer la HAAC mais qu'il ne se laissera pas intimider non plus.


Pour le SYNAPROMEB,
Le Secrétaire général national
Wilfried Léandre HOUNGBEDJI

Publié par ASSOGBA à 02:03:53 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Assemblée générale constitutive de la Sodéco: Patrice Talon revient dans la nouvelle société et promet la résurrection de l’or blanc béninois | 13 octobre 2008

Le processus de cession de l'outil industriel de la Société Nationale Agricole ( Sonapra) a enfin abouti. Désormais, la nouvelle société chargée de la gestion du coton a pour nom, Sodéco, entendez Société pour le Développement du Coton. Avec un taux de 33,5% du capital social de la société, l'opérateur économique Patrice Talon connu pour son implication dans la gestion du coton dans la sous région devient actionnaire de Sodéco. Vendredi dernier au cabinet du Ministre du Développement et de la prospective, M. Irené Koukpaki, les actionnaires de la nouvelle société ont signé l'acte de constitution de la Sodéco pour insuffler une nouvelle dynamique à l'or blanc béninois. Selon les explications du Ministre, la constitution de la nouvelle société s'inscrit dans le cadre d'une réforme globale du coton béninois qui constitue aujourd'hui le premier produit d'exportation de notre pays. Pour lui, la Soidéco n'est point une société d'égrenage du coton, mais une véritable société de développement de la filière cotonnière au Bénin. La Société pour le Développement du Coton ( Sodéco) est désormais une société mixte dans laquelle l'Etat dispose pour part sociale, 66,5% du capital la Société privée de Patrice Talon, 33,5% qui représente la bagatelle de 11 milliards 525 millions de Francs Cfa. A en croire aux propos du Ministre, le nouvel actionnaire privé de la société, Patrice Talon a déjà versé dans les caisses de l'Etat la totalité de cette somme. Juste après la constitution de la Société, Patrice Talon s'est engagé à relever les défis du coton. Pour lui, il urge de redresser la Société de gestion du coton béninois qui vient d'être constituée et d'en faire un véritable outil de développement économique. Il s'est également engagé à œuvrer pour un réel épanouissement des producteurs de coton sans lesquels la société n'existerait pas. Donatien GBAGUIDI

Publié par ASSOGBA à 15:46:40 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Tuberculose: Le Bénin simplifie la prise en charge | 13 octobre 2008

Plus de soucis pour les populations béninoises. Le  dépistage et le traitement de la tuberculose sont à la portée de tous. Sur toute l'étendue du territoire national. Pas besoin forcément d'argent pour se faire soigner de cette maladie.


Maxime Zinsou, 23 ans, a l'air malheureux. Depuis quatre semaines, il ne fait que tousser. Ses parents lui préparent des tisanes qu'il boit à longueur de journée. Et pourtant, sa santé ne s'améliore pas. Il est gêné depuis que cette toux incessante lui empêche de s'évader un peu avec ses amis en cette période des vacancesde l'année scolaire 2008-2009. Il passe ses journées à la maison. «Je tousse énormément. Malgré la tisane que je prend, je ne guéri pas. Je n'arrive même plus à sortir pour m'éclater», dit-il. Dans son quartier à Fifadji Yénawa, un infirmier qui vit dans la même concession que Maxime soupçonne la tuberculose et demande à ses parents de l'amener à l'hôpital notamment au centre Lazaret de Cotonou pour se faire consulter par un infirmier ou un médecin. «Une personne qui tousse et crache depuis trois semaines peut-être en train de faire de la tuberculose. Il faut vite aller te faire dépister», suggère l'infirmier qui part au boulot  dans l'espoir peut-être que le malade se rende à l'hôpital. On était au dimanche matin. Le lundi, à la première heure Maxime accompagné de sa maman se rend à l'hôpital. Après les analyses, le médecin découvre qu'il souffre de la tuberculose.

Une vieille maladie


«La tuberculose est une vieille maladie. Depuis les années 1960 jusqu'à maintenant, nous avons parcouru pas mal d'étapes. Mais depuis 1983, le traitement directement observé est expérimenté et  a connu un succès sur le plan national et international», affirme le Dr Ferdinand Kassa,  à l'occasion d'un atelier de formation des journalistes à Bohicon à environ 120 km de Cotonou en août 2008. Selon ce médecin, la tuberculose est une maladie infectieuse contagieuse due à un microbe appelé Bacille de Koch (BK). «La tuberculose ajoute-t-il, se transmet d'une personne malade à une personne saine par la toux, l'éternuement, la parole, la chanson etc. Elle ne se transmet pas par les ustensiles de cuisine, les repas, les habits, les nattes ou tout autre objet usuel». Selon M. Anatole Houessou, socio-anthropologue, responsable Information, éducation et communication (Iec) au Pnt,  la tuberculose n'est ni un sort, ni le résultat d'un envoûtement. Elle est une maladie due à un microbe qui se manifeste le plus souvent  par une toux prolongée sur plusieurs semaines (trois semaines et plus). «La contamination de la tuberculose n'échappe à personne. Tout le monde peut attraper cette maladie», indique-t-il.  

Prise en charge allégée et gratuite


Avec plus de 7 millions d'habitants, 3670 personnes sont contaminées par le microbe de la  tuberculose au Bénin en 2007. Mais avec la gratuité des soins offerts aux malades grâce aux financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le nombre de personnes contaminées diminue chaque année. «Pour l'année 2007, ce fonds a permis d'augmenter les taux de dépistage, de consolider et d'améliorer les taux de succès surtout dans les départements du Borgou et l'Alibori et de l'Atlantique et du Littoral, de consolider les taux de perdus de vue de 2005 dans tous les départements du pays», a laissé entendre le Dr Ferdinand Kassa au cours de cette formation qui vise à utiliser le canal des médias pour délocaliser la lutte contre la tuberculose de la clinique vers la communauté. Il ajoute : «en 2005, le Bénin, a connu un taux de succès thérapeutique de 87%. Et en 2006 de 86%. C'est vraiment rare pour des programmes performants dans le monde d'avoir de tels taux de succès thérapeutique. Non seulement le taux de succès thérapeutique, nous avons le taux de perdu de vue qui a régressé. Sur le plan national, le taux de perdu de vue est de 3% en 2005 et 5% en 2006. Le taux de succès thérapeutique est inégalement réparti sur le territoire national et nous avons des départements comme l'Atacora, le Mono, le Zou et les Collines qui ont un taux de perdu de vue de 0%. Mais un département phare du Bénin comme le Plateau a un taux de succès thérapeutique de 92%». Rappelons qu'en Afrique, la tuberculose est une importante cause de mortalité. Près de 700.000 décès sont enregistrés chaque année avec à la clé 20 à 80% de séroprévalence du VIH parmi les tuberculeux.
Avec le concours de la coopération internationale, les autorités sanitaires béninoises se sont lancées dans un programme novateur de prise en charge allégée et gratuite qui passe par une décentralisation des soins. Afin de se rapprocher des populations rurales des villages et campagnes qui, jusqu'ici avaient fort peu accès au dépistage et à fortiori aux médicaments.
Une cinquantaine (51 au total) de Centres de dépistage et de traitement (Cdt) ont été implantés dans les hôpitaux de zone et des  communes. Tant et si bien que les malades bénéficient d'un traitement et d'un suivi adéquat et gratuit de leur maladie.
 C'est dans un de ces centres de dépistage notamment au centre national hospitalier de pneumo-phtisiologie (Cnhpp) Lazaret  de Cotonou que  Maxime a été traité de sa maladie. Il raconte : «quand je suis arrivé dans cet hôpital, j'ai été reçu par un infirmier qui m'a soumis à un interrogatoire qui lui a permis de suspecter la maladie. Ensuite,  il m'a envoyé au laboratoire avec un bulletin d'examen qu'il m'a aidé à bien remplir. Au laboratoire, j'ai été inscrit dans un registre spécial. Le laborantin a marqué mon nom et prénom, âge, sexe, adresse précise et m'a attribué un numéro de laboratoire. Après, il  recueilli mon crachat dans un tube. Il m'a demandé de recueillir le lendemain au réveil un autre crachat. Je l'ai fais. Je suis revenu le second jour le voir avec le crachat qu'il a pris. Il a encore recueilli mon crachat. Donc en tout et pour tout, on a pris trois échantillons de mes crachats en l'espace de deux jours. Après examen de ces crachats, j'ai été déclaré positif parce que deux de mes crachats comportaient des bacilles rouges. J'avoue que je  n'ai rien payé pour obtenir le résultat de l'examen au laboratoire de mes crachats». «Le traitement de la tuberculose se fait avec les médicaments en comprimé ou en injection. Les médicaments de la tuberculose sont très efficaces. Le traitement est gratuit et dure 6 à 8 mois», déclare le Dr Ferdinand Kassa. Pour lui, les médicaments de la tuberculose disponibles dans les centres de traitement sur l'ensemble du territoire national constituent le premier rempart de lutte contre la maladie.  «Pendant les deux ou trois premiers mois du traitement, le malade tuberculeux doit prendre ses médicaments devant un agent de santé, à jeun tous les jours jusqu'à la fin du traitement. Pour un bon suivi, le malade doit faire contrôler trois fois ses crachats au cours du traitement notamment aux 2ème, 5ème et 6ème ou 8ème mois», renchérit Anatole Houessou.  «Après la confirmation de la maladie, on m'a expliqué gentiment le déroulement de mon traitement. Il m'a été interdit l'usage de tout excitant et prescrit l'observance d'un minimum de  règles d'hygiène. Ensuite, on m'a donné gratuitement des médicaments que j'avalais à jeun devant un agent de santé. Après environ trois mois, j'ai continué le traitement seul  avec les médicaments que l'hôpital me fournissait gratuitement. Au  bout de quelques mois,  j'ai  guéri  parce que surtout  je respectais les conseils du médecin et faisais les contrôles nécessaires», témoigne Maxime. «Si on était vite alle à l'hôpital, mon enfant allait vite guérir de cette maladie. Nous, on pensait que c'était le paludisme qui lui donnait la fièvre et la toux chronique. Désormais, si un de mes enfants tousse pendant plus de trois semaines, je vais l'emmener faire le test de dépistage de la tuberculose qui ne m'a rien coûté», conclu la maman de Maxime satisfaite de la guérison gratuite de son fils qui a pu  profiter des quelques jours de vacances pour s'éclater avec ses amis de quartier avant cette rentrée scolaire.

 


Christophe D. ASSOGBA

Publié par ASSOGBA à 15:44:39 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Désignation des chefs lieux des départements: Quelques députés se prononcent | 10 octobre 2008

Les déclarations du ministre des collectivités locales sur le choix des chefs lieux de département continuent de susciter des réactions. Après donc le soulèvement des populations de Dassa, Savè et Kétou mercredi dernier, quelques députés approchés ont également réagi. Si pour certains parmi eux cette décision du gouvernement Boni Yayi est assez courageuse et ne sont que des propositions, d'autres par contre dénonce une machination et pensent que le gouvernement doit revoir sa copie. Edmond Agoua : Député G13, natif de Glazoué « Pour nous, c'est que rien n'est encore fait. Tout est à reprendre comme le ministre lui-même l'a dit à la télévision » Pour nous, c'est que rien n'est encore fait. Tout est à reprendre comme le ministre lui-même l'a dit à la télévision ; puisque les populations de Glazoué ne vont pas se taire dans ces conditions. Si nous devons considérer le centre du Bénin, partant de Cotonou pour Parakou ou le haut nord ou encore, lorsqu'on considère uniquement le département des Collines, Glazoué est au centre et c'est Glazoué qu'on devrait choisir comme chef lieu. Tenez, de Glazoué vous pouvez atteindre facilement Kilibo, Dassa, Savalou, Savè, Bantè et Ouèssè ; pourquoi donc aller ailleurs. Pour le moment nous attendons de voir. Nous sommes des élus du peuple et en tant que tel, on devrait nous associer à cette prise de décision. Nous devons être forcément concerté. C'est pour cela que les populations nous ont élu afin de les représenter. C'est à la télévision que nous avons été informé d'un dossier aussi sensible. On ne doit donc pas nous passé dessus comme cela. Je pense que les choses doivent être revues. François Abiola : Député Madep, natif de Sakété « Je considère que ceux ne sont encore que des propositions » Je ne pense pas que ce soit juste de dire que le gouvernement a annoncé les chefs lieux des départements. C'est plutôt un ministre du gouvernement qui a présenté les résultats des travaux d'une commission technique qui s'est penchée sur la question. En ce qui me concerne, je n'ai pas d'avis particulier parce qu'il faut que d'une façon ou d'une autre cette question soit réglée et dans la situation actuelle, deux communes ne peuvent pas être chefs lieux. Nous sommes dans un pays où la solidarité est importante à partir du moment où si les critères qui ont permis d'opérer ces choix étaient effectivement objectifs, moi je n'ai pas de problème par rapport aux propositions faites par le gouvernement. Parce que je considère que ceux ne sont encore que des propositions. Judes Lodjou : Député force clé, natif d'Allada « Il faut que nos dirigeants commencent par nous dire en des termes clairs ce qu'ils font et faire réellement ce qu'ils disent » C'est une ânerie ce qui s'est passé. Je pense que si on a édicté des critères pour procéder à ce choix, il faudrait quand même que lesdits critères soient respectés partout. En ce qui concerne le département de l'Atlantique d'où je suis, le choix porté sur Ouidah est une erreur grave. Ils ont parlé de critère d'historicité ; je me demande si tout le monde connaît le fond, parce qu'en réalité sur le plan historique dans la formation, dans la mise en place du capital humain béninois, Allada a joué un rôle prépondérant, Allada fait partie des localités qui ont fait naître Ouidah. Sur le plan de l'existence d'un certain nombre de structure, c'est le ministre même qui en a parlé. Il a évoqué par exemple l'existence d'une compagnie de brigade, d'une brigade mobile et d'une brigade de recherche. La commune d'Allada regroupe toutes ces compagnies ou structures en son sein, ce que Ouidah n'a pas. Je me demande alors par quelle alchimie on a pu donner ce point à Ouidah au détriment d'Allada. Sur le plan économique, Allada avec son potentielle de production agricole pèse plus que Ouidah. Donc, en parcourant les critères que le gouvernement lui-même a édicté, je me dis si on doit être objectif, Allada vient avant Ouidah. Maintenant, s'il y a d'autres critères qu'on nous a cachés, c'est peut être ces critères là qui ont conduit à ce choix, sinon Allada est mieux placé que Ouidah. C'est d'ailleurs pourquoi je dis qu'il faut que nos dirigeants commencent par nous dire en des termes clairs ce qu'ils font et faire réellement ce qu'ils sortent eux-mêmes de la bouche. Eric Houndété : Député force clé, natif de Ouidah Le ministre s'est déjà rétracté. Je n'ai donc plus rien à dire ; c'est un non lieu.

Publié par ASSOGBA à 10:53:27 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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