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Sommet africain du journalisme d’investigation : Fair et Wits engagés pour l’enracinement de l’investigation en Afrique | 03 novembre 2008

Du 27 au 29 octobre derniers s'est tenu à Johannesburg, en Afrique du Sud, la rencontre annuelle du Forum africain des journalistes d'investigation (Fair) en collaboration avec Power reporting workshop de l'université de Witwatersrand. Plus de 150 journalistes professionnels et étudiants en journalisme de 23 pays du monde dont 17 en Afrique ont pris part à cette conférence. L'objectif principal de cette rencontre est de permettre aux journalistes d'investigations et autres aspirants d'échanger et de partager leurs différentes expériences dans la pratique de l'investigation journalistique. A cet effet, plusieurs communications sur différentes thématiques ont été présentées par des journalistes d'investigation et des professeurs de journalisme du Bénin, de l'Afrique du Sud, des Etats-Unis, du Ghana, de l'Allemagne, du Danemark, du Kenya, du Zimbabwe, de l'Uganda, de la Grande Bretagne , membres de Fair et d'autres organisations de promotion de la pratique de l'investigation et d'un journalisme de qualité en Afrique. Entre autres sujets abordés, il y a les nouveaux défis du journalisme en Afrique, l'état de l'investigation en Afrique. A ces communications s'ajoutent les travaux en ateliers qui ont permis de développer également de nombreux thèmes liés à l'investigation. Il s'agit par exemple de la protection des sources d'information, de l'accès à l'information publique, la préparation d'une enquête, la recherche sur Internet et l'analyse des données. Au cours des ateliers, des exemples concrets d'expériences en matière d'investigation ont été partagés. Il a été également question de la présentation des enquêtes réalisées par les journalistes africains bénéficiaires des bourses d'investigation de Fair. Le journaliste d'investigation Ken Opala du Kenya a présenté son enquête sur le trafic humain et l'accès à la médecine en Afrique. Aussi en est-il du travail de Charles Rukuni du Zimbabwe sur les diamants et la drogue. Pendant trois jours, les participants ont fait le tour d'horizon de la pratique de l'investigation en Afrique et des méthodes et techniques à mettre en œuvre pour réussir des enquêtes. Christophe D. ASSOGBA, Depuis Johannesburg

Publié par ASSOGBA à 01:04:44 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Opportunité d’affaire: Des villas présidentielles à des prix alléchants | 03 novembre 2008

La société PétroStar Bénin SA met à votre disposition, des villas présidentielles jamais habitées et dont le prix défiant toute concurrence. Avec 400 millions Fcfa (prix discutable), vous pouvez devenir propriétaire de l'une des nombreuses villas de luxes, des décors de rêve dans un cadre reposant et un environnement sécurisé (des résidences de haut standing entièrement clôturées et situées à 30 mètres du commissariat). Situées à AGBLANGANDAN au sud-est de Cotonou – Capitale économique du Bénin – et à vingt cinq (25) minutes de la frontière entre le Bénin et le Nigeria, puis à quelques kilomètres de Porto-Novo la capitale économique, les villas sont érigées sur des parcelles de 1672 m² dont 758m² bâtie et 650m² habitable. Elles présentent une architecture de type "R+1" et ont l'avantage de la proximité de la mer et de la Zone Franche Industrielle. Entièrement meublées, elles disposent d'équipements WI-FI pour la connexion Internet ADSL. Tout l'équipement est de très haute gamme (sanitaire, carrelage, boiserie, luminaire, etc). Les caractéristiques des joyaux Le séjour : Tout en cuir, il comporte un climatiseur à écran de marque LG, un grand salon constitué de meubles italiens de haut standing, un petit salon, une bibliothèque et un téléviseur plasma de marque LG de 42". La superficie totale du séjour est de 90,36m². La pièce principale : Pensée pour un confort maximum, elle est équipée de plafonds faits avec des staffs décoratifs, de lustres, d'un climatiseur à écran de marque LG, d'un TV plasma de 32", d'un salon tout en cuir et d'un lit Renata avec deux (02) chevets et une commode dotée de miroir. Elle dispose d'une salle de bains (douche hydromassant avec radio, jacuzzi deux places, double vasque et ustensiles de salles de bains en porcelaine). Sa superficie de 84,47m² est répartie comme suit : Salle de bains : 12,43m² Dressing : 13,45m² ; Chambre Principale : 50,91m² ; Balcon : 7,68m² La pièce secondaire : Très spacieuses, elles sont équipées chacune d'un salon, d'un dressing, d'une douche hydromassant, vasque en porcelaine. Elle est éclairée par des staffs incustrés. Elle couvre une superficie comprise entre 44,55m² et 58,05m². Le repas : Outre une somptueuse table à deux (02) socles et à plateau en verre, il est meublé par un buffet doté de miroir, deux (02) lampes avec abat-jour et un climatiseur de marque LG. Elle dispose aussi d'un coffret de couvert en plaquet or, vaisselle, verre complet et accessoires de service de table. La salle à manger couvre une superficie de 36,90m². La cuisine : Complète et entièrement équipée, elle dispose d'une cuisinière de marque LG, d'une bouteille à gaz, d'un réfrigérateur de marque LG, d'une batterie de cuisine (poêles, casseroles, marmites, ...) de très haute marque "Gamme Hôtel". La superficie de la cuisine est de 34,21m². L'extérieur : Pour une relaxation maximale, chaque villa dispose d'une piscine majestueuse de 10m sur 5m ayant une plage en bois de teck et d'une douche. Il y a une boyerie de 2 chambres de 15m² chacune entièrement équipée, d'une buanderie (machine à laver, dispositif de repassage). A l'extérieur se trouvent aussi un pool service (cuisine équipée, verre, réfrigérateur, évier et barbecue géant pour grillade), un groupe électrogène de 30 Kva dans un abri clos et fermé et un garage de 3 véhicules. La cour elle-même est couverte de gazon naturel et de palmiers royaux.

Publié par ASSOGBA à 01:03:59 dans ASSOGBA | Commentaires (1) |

Faible représentativité des femmes dans le gouvernement: Les membres du Refamp Bénin expriment leur désarroi | 03 novembre 2008

Les membres du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires section Bénin étaient hier au ministère de la famille et de la solidarité pour exprimer leur mécontentement par rapport à la faible représentativité des femmes dans le dernier gouvernement du président Boni Yayi. Une colère que le ministre Mamatou Djossou estime juste mais qui en appelle à une prise de conscience de la gent féminine. Osséni Koubourath, Claire Ayémonna, Madeleine Achadé et leurs collègues du Refamp Bénin ont donc décidé d'exprimer leur mécontentement au ministre en charge des questions de la femme dans notre pays qui se trouve aussi être présidente du Refamp Bénin. Mamatou Marie Joe Meba Bio épouse Djossou, pour la circonstance avait hier une double casquette, celle de représentante du gouvernement et dans le même temps celle de présidente du Refamp Bénin. Et c'est tout normal qu'elle a suivi attentivement la préoccupation des femmes du réseau, qu'elle a d'ailleurs partagé et lié à la faible représentativité des femmes dans les instances de prises de décision dans le pays. La formation du troisième gouvernement et la nomination des nouveaux préfets ont constitué la goutte d'eau ayant soulevé ces femmes qui pour la plupart ont occupé de hautes fonctions et certaines encore dans l'exercice de leurs fonctions. De six femmes lors du deuxième gouvernement, le nombre de femmes est diminué et elles ne sont que quatre dans la troisième équipe gouvernementale. Au niveau des préfets, les deux femmes ont tout simplement été balayé et remplacé par des hommes. « Nous avions décidé de marcher pour dénoncer ce fait mais nous avons d'abord choisi vous rencontrer et vous prier de dire au Chef de l'Etat que nous sommes fâchées » a indiqué Osséni Koubourath. Pour sa part, Claire Ayémonna, ancienne ministre de la famille a laissé entendre qu'il est temps que la véritable place de la femme lui soit accordé dans la société béninoise comme c'est le cas dans d'autres pays comme le Niger. Les autres membres du réseau sont également intervenus pour fustiger cette mise à l'écart de la femme dans les grandes instances du pays. Prenant la parole en sa qualité de ministre de la famille et de la solidarité, Mamatou Marie Joe Meba Bio Djossou a tout d'abord exprimé sa solidarité à cette action des femmes et a indiqué que la faute ne pouvait être imputé au Chef de l'Etat qui, lors de sa recherche d'ouverture pour la formation d'un nouveau gouvernement n'a pas eu de proposition des noms de femmes de la part des formations politiques et autres regroupements consultés. Mais poursuit le ministre, le président Boni Yayi est conscient de cette situation et a promis « régler cette dette » vis-à-vis des femmes mais qui déjà promet corriger le tir lors de prochaines nominations sur la base d'un répertoire que lui fournira le ministre Mamatou Djossou. Cette dernière s'est faite porte parole du réfamp en sa qualité de présidente et s'associe à ses sœurs pour que cette injustice faite aux femmes soit le plus rapidement corrigé car a-t-elle conclut « à diplôme égal, la femme vaut mieux que l'homme ». Les femmes ont pour finir sollicité l'appui du ministre de la famille pour son intervention en vue d'une rapide rencontre avec le Chef de l'Etat. Rappelons que le Refamp Bénin est crée depuis Octobre 2000 et regroupe toutes les femmes de nationalité béninoise exerçant ou ayant exercé les fonctions de membre de gouvernement ou de l'Assemblée Nationale.

Publié par ASSOGBA à 01:03:26 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

session ordinaire: discours de Nago | 03 novembre 2008

Nous revoici, après le rendez-vous manqué du mardi 28 octobre dernier pour procéder enfin à l'ouverture solennelle de la seconde session ordinaire de notre institution parlementaire au titre de l'année en cours. Je voudrais, avant tout, vous remercier d'être venus ou revenus pour sacrifier comme à l'accoutumée à cette tradition parlementaire.
Chers collègues Députés,
Après les turbulences qui ont caractérisé ces derniers temps notre Parlement, le moment est venu, me semble t-il, d'assumer avec beaucoup plus de responsabilité le mandat qui nous est confié par le peuple et de prendre les dispositions requises pour régulariser et intensifier le travail parlementaire afin de contribuer à bâtir  aux côtés des autres Institutions de la République, un Bénin que nous serons tous fiers de léguer à la postérité, un Bénin où les citoyens pourront réaliser leurs rêves de vivre dans la prospérité et la paix. Nous devons désormais Mesdames et Messieurs donner l'exemple et faire l'exemple. Il faut l'avouer, ce n'est malheureusement pas le cas depuis quelques mois, au point où beaucoup d'entre nous commencent à douter de notre capacité et de notre volonté à faire de la 5ème législature un exemple et un modèle à suivre.
Chers collègues Députés,
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,
La politique relève du domaine des sciences sociales, c'est-à-dire d'un domaine où les données sont en perpétuelle évolution et où les conditions humaines déterminent fondamentalement les actions.
C'est pourquoi, pour être en phase avec les aspirations et les attentes de nos mandants, nous devons, au niveau du Parlement béninois, renforcer nos canaux d'écoute, notre esprit de tolérance et notre capacité de dialogue. La vie démocratique est, en effet, avant tout, une vie de dialogue permanent pour favoriser des consensus qui garantissent l'intérêt général. Je voudrais réaffirmer ici ma disponibilité à demeurer à l'écoute des uns et des autres et à utiliser l'arme de la concertation pour une gestion efficiente des affaires de l'Assemblée Nationale. Je vous invite, chers collègues députés, toutes sensibilités confondues, à vous inscrire dans la même voie que moi afin que les incompréhensions et les difficultés vécues ou entretenues à ce jour, soient passagères et qu'au terme de notre mandat, le bilan de la 5ème législature soit, malgré tout, satisfaisant aussi bien pour nous-mêmes que pour le peuple béninois tout entier. Il y va de l'image de notre législature et du rôle historique que nous souhaitons lui conférer dans le parcours politique et socio-économique de notre pays.
Chers collègues Députés,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Notre pays a enregistré ces derniers mois une série de crises (crise alimentaire, crise énergétique, flambée des prix des produits de grande consommation...) qui ont engendré quelques remous sociaux et surtout d'importantes difficultés au niveau des populations.
Par ailleurs, certains pays développés traversent actuellement une crise financière particulièrement grave qui a déjà provoqué plusieurs dizaines de milliers de pertes d'emploi, notamment dans le secteur de la finance. Selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), nous nous acheminons vers un ralentissement considérable de la croissance mondiale.
En effet, la crise financière qui a éclaté aux Etats-Unis d'Amérique au début de cette année s'est rapidement étendue à l'Europe et à l'Asie du fait de l'intégration financière à l'échelle mondiale. Plusieurs centaines de banques se trouvent aujourd'hui secouées à la fois en Amérique, en Europe et en Asie. Les pertes potentielles sont estimées à plus de 1.400 milliards de dollars. Cette crise financière est la conséquence d'une régulation insuffisante des marchés financiers internationaux dominés par une spéculation effrénée. Elle consacre la faillite d'une forme de capitalisme mondial caractérisée par l'accumulation du capital fictif et qui est arrivée à son apogée.
L'économie béninoise qui connaît depuis 2007 une relative stabilité macroéconomique grâce aux efforts du Gouvernement n'est pas à l'abri des répercussions de cette crise financière internationale. 
Ces répercussions sur notre économie pourront se traduire en particulier par la réduction des investissements productifs, la chute de nos exportations vers les pays développés, la baisse du volume des crédits et des subventions extérieurs, la flambée continue des prix des produits importés, la dégradation du système bancaire national, la contraction du crédit bancaire, la chute de la productivité, l'aggravation de la pauvreté et du chômage.
J'invite donc le Gouvernement à prendre toutes les mesures qui s'imposent afin d'amoindrir les effets de cette crise sur l'économie de notre pays et d'assurer la protection du pouvoir d'achat de nos concitoyens.
Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs,
Face à la crise économique et sociale, le Gouvernement a pris diverses mesures. Mais, ces mesures ne pourront certainement pas régler définitivement les problèmes structurels d'inflation et de baisse du pouvoir d'achat dans notre pays. Il importe donc que les solutions les plus efficaces et durables soient adoptées, notamment par rapport au phénomène de la cherté de la vie.
Nous devons également engager avec l'Exécutif des réflexions profondes sur les problématiques majeures qui se posent à la Nation Béninoise relativement, entre autres, à l'impératif d'autosuffisance alimentaire, à la production et à la distribution sur l'ensemble du territoire national d'énergie électrique à moindre coût, à l'accès des populations à l'eau potable et à la gestion des aléas climatiques.
La présente session ordinaire nous en offre l'occasion. En effet, l'examen minutieux du projet du budget général de l'Etat, gestion 2009, nous permettra d'apprécier les solutions proposées dans ce cadre par l'Exécutif et d'apporter, en cas de besoin, notre contribution pour leur renforcement et leur amélioration. Je ne doute pas un instant qu'au cours des travaux, chacun de nous saura faire prévaloir véritablement l'intérêt supérieur de la nation et contribuera ainsi à doter le pays d'un budget qui permettra au Gouvernement de résoudre bon nombre des problèmes importants des populations au cours de l'année 2009.
C'est ici le lieu de rappeler, Mesdames et Messieurs, que la perversité du système économique et financier mondial fait aujourd'hui de nos pays des acteurs passifs à travers lesquels on expérimente des concepts ou des mesures qui ne sont toujours pas pratiqués dans les pays qui nous les conseillent ou nous les imposent carrément. Je n'en veux pour preuve que toute l'agitation qui se fait aujourd'hui dans les pays développés pour apporter des solutions à la crise financière résultant d'un libéralisme économique total qui privilégie l'économie virtuelle au détriment de l'économie réelle. Ces solutions sont mises en œuvre par des pouvoirs publics avec l'argent public, et avec l'aval du Fonds Monétaire International (F.M.I.), alors qu'on continue de nous imposer les principes de désengagement de l'Etat des principaux secteurs économiques. Ainsi, le Gouvernement américain a adopté récemment un plan d'un montant de 700 milliards de dollars, soit près de 350.000 milliards de francs CFA, pour sauver le système bancaire des Etats-Unis d'Amérique de la banqueroute ; de même, différents Etats Européens ont décidé d'injecter sur leurs marchés monétaires respectifs plusieurs centaines de milliards d'euros pour tenter de juguler la crise à l'échelle européenne.
Il convient également de souligner que tous les plans adoptés jusque-là pour juguler la crise financière ne font pas cas des pays pauvres malgré les répercussions graves que celle-ci peut engendrer sur les économies de ces pays, du fait du phénomène de la globalisation et de l'intégration mondiale.
Mesdames et Messieurs,
Sur un autre registre, il me plaît de signaler que l'ouverture de la présente session budgétaire intervient au lendemain de la rentrée scolaire avec son cortège d'angoisse et d'espérance tant pour les élèves, les enseignants que pour les parents.
Je voudrais donc saisir cette occasion pour féliciter tous les acteurs du système éducatif pour avoir réussi le pari des examens de l'année scolaire et universitaire écoulée et celui de la rentrée scolaire 2008 - 2009. Je voudrais surtout les encourager à tout mettre en œuvre pour que cette année scolaire se déroule correctement et conduise à des résultats satisfaisants pour tous les acteurs. Je souhaite vivement que le dialogue soit privilégié et maintenu à tous les niveaux pour la recherche de solutions consensuelles durables aux problèmes demeurés encore en suspens.
Mes chers collègues députés,
D'Avril 2008 à ce jour, l'Assemblée Nationale a tenu une session ordinaire (la première de l'année) et six sessions extraordinaires. Malheureusement, ces sessions n'ont pas permis à la Représentation Nationale d'examiner beaucoup de dossiers. Nous nous sommes enlisés dans des discussions, voire des querelles stériles qui n'ont pas toujours grandi notre Parlement. Nous nous devons de le reconnaître, afin de prendre de nouveaux engagements plus positifs pour l'avenir.
J'ose espérer, chers collègues, que nous prendrons véritablement un nouveau départ à partir de la présente session ordinaire qui, comme vous le savez, sera essentiellement consacrée à l'étude du projet de loi de Finances, gestion 2009.
 En dehors du Budget général de l'Etat, nous aurons à nous pencher, au cours de cette session,  sur divers autres points dont les principaux sont :
§          le rapport d'activités du Président de l'Assemblée Nationale pour la période allant d'avril à octobre  2008 ;
§          l'élection des représentants de l'Assemblée Nationale à la Haute Cour de Justice et dans les Parlements régionaux ;
§          le projet de loi relative aux lois de finances et décret portant règlement général sur la comptabilité publique adopté par les instances de l'UEMOA en vue de l'harmonisation des dispositions législatives et réglementaires du Bénin ;
§          le projet de loi instituant le Médiateur de la République ;
§          le projet de loi portant lutte contre la corruption en République du Bénin ;
§          le projet de loi portant code des marchés publics et des délégations de service public ;
§          le projet de loi portant code pénal ;
§          le projet de loi portant code de procédure pénale ;
 §          le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique ;
§          le projet de loi portant gestion de l'eau en République du Bénin ;
§          les projets de loi portant loi de règlement définitif du budget de l'Etat, gestion 2001 et gestion 2002 ;
§          le projet de loi organique fixant la liste des hauts fonctionnaires de l'Etat dont la nomination est faite par le Président de la République en conseil des ministres ;
§          les questions adressées au Gouvernement ;
§          divers projets de loi portant autorisation de ratification d'accords de crédits et de conventions.
                       
Honorables députés,
Mesdames et Messieurs,
J'attends de chacun de nous une disponibilité totale et un souci permanent de privilégier dans nos propositions et nos décisions l'intérêt supérieur du peuple béninois. Il y va de la crédibilité de l'Institution Parlementaire. Le monde entier nous regarde ; notre peuple nous observe et nous n'avons pas le droit de décevoir ses attentes.

Je ne saurais terminer sans réitérer ma profonde reconnaissance à tous nos partenaires au développement pour la diligence  avec laquelle ils ont toujours répondu aux nombreuses sollicitations de notre pays et le soutien qu'ils lui ont toujours  apporté pour la résolution des grands problèmes sociaux et économiques que rencontre la Nation Béninoise. Je reste convaincu que leur appui nous sera toujours garanti.
En souhaitant pleins succès à nos travaux, je déclare ouverte la deuxième session ordinaire de l'année 2008.
Vive la Démocratie !
Vive le Bénin !

Je vous remercie.

 

Publié par ASSOGBA à 01:02:33 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Johnson confirme : Blaise a assassiné Thomas Sankara | 31 octobre 2008

Blaise Compaoré a planifié l'assassinat de Thomas Sankara pour prendre le pouvoir au Burkina Faso. C'est ce qu'affirme Prince Johnson, actuel sénateur au Libéria et ancien mercenaire qui, aux côtés de Charles Taylor, a participé à ce coup d'État. Prince Yormie Johnson, seigneur de guerre en costume, connu pour avoir torturé à mort le président du Libéria Samuel Doe, est digne de foi pour trois raisons. La première est que son témoignage, prononcé devant la « Commission vérité et réconciliation » du Libéria le 26 août dernier, n'était absolument pas central, plutôt anecdotique dans le flot de révélations sur les 10 ans de guerre civile du Libéria et l'épopée sanglante de Charles Taylor. Il ne représentait pour lui aucun enjeu. La seconde est qu'il confirme ses dires, au micro de RFI ce 25 octobre, et dans l'autobiographie qu'il a publié en 2003, où il relate ce qu'il a vu et entendu comme témoin de premier plan. La troisième raison qui donne pleine crédibilité à ses accusations, est surtout qu'elles corroborent toutes les enquêtes et les témoignages recueillis sur cette affaire jusqu'à ce jour. (http://www.rfi.fr/actufr/articles/106/article_73998.asp) Plus la peine donc, de tourner autour du pot, quand les précautions journalistiques commandaient, durant plus de vingt ans, de formuler tout bas ce qui se disait tout haut dans les rues de Ouagadougou : "Blaise Compaoré est devenu président à la faveur de l'assassinat de Thomas Sankara". Cette manière de dire sans dire, de pointer quelque légitimes interrogations, de demander pourquoi Blaise n'a jamais rendu visite aux parents Sankara, qui étaient aussi les siens, de mettre en doute la version officielle, le fait que des soldats puissent prendre seuls la décision d'assassiner un président, que le certificat de décès de Thomas Sankara établisse une "mort naturelle", tout cela n'a donc plus cour. Et la presse du Burkina, timorée au lendemain du témoignage du Sénateur Johnson face à la Commission vérité et réconciliation, n'a plus à se censurer. Pour la première fois, un témoin de premier plan raconte les faits. A RFI et à l'AFP, Prince Johnson a affirmé avoir participé avec d'autres mercenaires à l'assassinat de Thomas Sankara, en 1987, après que Blaise Compaoré leur eut demandé de l'"évincer du pouvoir". "Le numéro deux, Blaise Compaoré, a demandé de l'aider à obtenir l'éviction du pouvoir de Thomas Sankara. Il a dit que c'était la seule façon pour nous de pouvoir vivre au Burkina sans aucune menace. Et Sankara a été tué. Nous l'avons fait parce que c'était le seul moyen pour nous de rester au Burkina et de préparer notre attaque contre Doe", a-t-il déclaré. Devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, en 2004, le général John Tarnue, ancien commandant général des forces armées du Libéria, avait déjà raconté cet épisode, en évoquant une rencontre vers le mois d'aout 1987 entre Blaise Compaoré, Charles Taylor, Prince Yormie Johnson, Samuel Varney, Duopo et « d'autres membres entraînés des forces rapprochées du Liberia ». « Et alors ils se sont entendus, se sont regroupés et ont suivi Blaise Compaoré. La même année 1987, ils ont assassiné Thomas Sankara » a relaté John Tarnue. (http://www.thomassankara.net/article.php3 ?id_article=0168) Dans son autobiographie publiée en 2003, Prince Johnson explique que, quand Sankara a eut connaissance du projet de coup d'état, il a refusé que son pays soit utilisé pour déstabiliser le Liberia. Ainsi Taylor a conspiré avec Compaoré pour assassiner le Président, a écrit Johnson. Ce dernier a même tendance à s'attribuer davantage d'importance dans ce coup d'État en sous entendant qu'il aurait directement participé à cet assassinat. On sait pourtant que les soldats chargés de liquider le président étaient Burkinabés, et leurs noms ont été publiés. De là peut-être, la raison pour que le porte-parole du gouvernement burkinabè, Philippe Sawadogo, dénonce lundi 27 octobre sur Radio France internationale, "des affirmations basées sur des éléments un peu dignes de fiction", voire des "affabulations". (http://www.rfi.fr/actufr/articles/106/article_74046.asp) Encore que selon l'historien Stephen Ellis, Prince Johnson n'était pas si loin d'assassiner Thomas Sankara. Citant des sources proches de Prince Johnson, l'historien explique que le 15 octobre 1987, les “Libériens auraient sécurisé le périmètre autour du Conseil de l'Entente pendant que les Burkinabé étaient à l'intérieur. Compaoré contrôlait bien ses commandos mais n'était pas sur des réactions des autres unités militaires.” Car pour le reste, les accusations de Prince Johnson sont très peu “dignes de fiction”. Ainsi, le très sérieux chercheur Stephen Ellis, écrivait en 1999 dans The Mask of Anarchy (New York University Press, 1999, p. 68) : "Prince Johnson et Samuel Varney (...) étaient parmi les déserteurs de l'armée libérienne présents au Burkina Faso. Ces libériens ont alors été approchés par Blaise Campaoré qui a sollicité leur aide pour un coup d'état contre le président du Burkina, Thomas Sankara. Selon un ancien assistant de Compaoré, Houphouet Boigny était au courant des ambitions de Compaoré. Le 15 octobre 1987 des soldats burkinabés sous le commandement de Compaoré, avec l'aide d'un groupe d'exilés libériens incluant Prince Johnson, tuèrent Thomas Sankara." En 1992, le journaliste nigérian M. Nkem Agetua affirmait déjà, dans son ouvrage publié à Lagos "Operation Liberty, the Story of Major General Joshua Nimyel Dogonyaro", que Charles Taylor était associé à la mort de Sankara. Prince Johnson n'a rien fait d'autre que de confirmer que son groupe de mercenaires libériens, commandés alors par Charles Taylor, était venu au Burkina préparer le renversement du président libérien Samuel Doe et qu'ils avaient du pour cela, s'acquitter d'une première tache. Dans le même entretien à RFI, il a affirmé que l'ancien président ivoirien Houphouet Boigny, disparu en 1993, était favorable au renversement de Sankara et avait permis aux mercenaires libériens de "passer par son pays pour aller au Burkina". Là encore, François Xavier Veschave fut l'un des premiers à expliquer la connivence entre Kadhafi, Charles Taylor et Houphouet Boigny (lequel veut se venger de Samuel Doe). Un réseau d'intérêts entre chefs d'États pour lequel, selon Verschave, « l'élimination du président Thomas Sankara est sans doute le sacrifice fondateur ». Philippe Sawadogo peut donc bien considérer ces accusations comme "une intention d'atteinte à notre image". Pour "l'atteinte à l'image", le porte parole du gouvernement du Burkina Faso a parfaitement raison. Quand à "l'intention", encore faut-il déterminer quelle puissance peut parvenir à réunir des témoignages aussi semblables de milieux si divers. A part bien sûr, la réalité historique. Faute d'éclaircissements de la part du principal accusé, qui a toujours nié être impliqué dans cet assassinat, il faut bien se contenter de ces débuts de vérité qui affleurent au fil du temps. A moins que Blaise Compaoré ne se decide, comme au Libéria, de faire oeuvre de vérité comme l'y exhorte l'Union pour la renaissance / Mouvement sankariste (UNIR/MS). http://www.thomassankara.net/article.php3 ?id_article=0640 Rémi RIVIERE remiriviere.pb@gmail.com; http://www.thomassankara.net/article.php3?id_article=0677

Publié par ASSOGBA à 07:17:57 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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