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Impact du contrôle des médias par un régime politique sur l’investigation journalistique | 11 novembre 2008

Introduction Longtemps considérés comme une référence en Afrique en matière de la liberté de presse, les médias béninois sont aujourd'hui sous le boisseau. Depuis avril 2006, les velléités de contrôle des organes de presse par les nouvelles autorités politico-administratives du pays sont véritablement manifestes. Ainsi, s'est instaurés la technique de contrat de communication au profit des organes de presse, les arrestations et détentions préventives arbitraires de journalistes, les intimidations et pressions douces à l'endroit des professionnels des médias et la rétention d'information. Toutes ces mesures ne constituent-elles pas des entraves graves à la liberté de presse et à l'investigation journalistique ? La diversité des tentatives d'embrigadement de la presse béninoise est telle qu'il est important qu'on y réfléchisse au moment où tout le monde s'accorde à reconnaître que les médias africains doivent véritablement être des espaces de production d'articles ou d'émissions d'investigation. I- Bref aperçu sur la presse béninoise La presse béninoise est marquée dans l'ensemble par une grande vitalité. Cette vitalité se traduit par un nombre élevé des titres (1) côtoyant 67 stations de radios émettant en FM et 6 chaînes de télévision dont aucune ne couvrent l'ensemble du pays et par un contenu informationnel assez riche, diversifié et extraverti fait d'articles ou d'émissions d'investigation. Derrière cette vitalité se cache de nombreux problèmes : salaire dérisoire (2), irrégularité de leur paiement et parfois inexistence totale dans certaines rédactions, absence d'un statut social clair et inexistence d'un plan de carrière, manque de formation des journalistes, disparité entre les sexes, corruption etc... Ces différents problèmes qui ne datent pas d'aujourd'hui dont certains subsistent encore sous le pouvoir actuel. Avant la prise de pouvoir en avril 2006 par le Dr Boni Yayi, la presse béninoise évoluait dans un état de grâce en raison du fait que de nombreuses décisions de justice n'étaient pas mises à exécution pour la simple raison que l'ancien président Mathieu Kérékou, totalement indifférent face aux commentaires des journaux, avait décidé de ne mettre aucun journaliste en prison. Cet état de grâce était accompagné d'une production importante d'articles et d'émissions d'enquêtes qui ont permis de révéler au grand jour de nombreuses malversations économiques et actes de corruption commise sous l'administration Kérékou. C'est par exemple le cas de l'affaire Titan dans laquelle le nom de l'ancienne Première dame a été cité. On pourrait multiplier les exemples. En général, les journalistes se laissaient aller à quelques excès dans leurs analyses et commentaires sans être inquiétés de la moindre condamnation par les tribunaux. «Selon le juge Gervais Déguénon, de la Première Chambre Citation Directe du Tribunal de Première Instance de Cotonou, jusqu'en mars 2006, il y avait 148 décisions de condamnation avec mandat de dépôt non exécutées. Plus de 90% de ces décisions portaient sur des infractions de diffamation dont les journalistes et responsables d'organes de presse s'étaient rendus coupables à l'égard de particuliers, de ministres, d'hommes politiques etc » (4). II- Les entraves à la liberté de presse sous Boni Yayi C'est dans ce contexte de générosité des juges et de l'ancien chef d'Etat Mathieu Kérékou et des pressions de certains leaders politiques hostiles au pouvoir d'alors, à l'endroit des journalistes qu'est intervenu en avril 2006 une rupture avec l'arrivée au pouvoir du Dr Boni Yayi. Celui-ci très féru de la communication et soucieux de son image décide de restaurer l'autorité de l'Etat et les différents actes qu'il a posé dans le cadre de la restauration de l'autorité de l'Etat (4) et de la lutte contre la corruption ne manque pas de donner l'impression aux hommes des médias que l'état de grâce dont bénéficiait la presse en générale sous le pouvoir de Mathieu Kérékou est terminé et que s'ouvre désormais une ère de responsabilité où chacun doit répondre de ses actes. Cette impression semble être confirmée avec le mutisme des adversaires politiques du pouvoir et la satisfaction de organisations de la société civile (Osc). D'où la politique de communication offensive du pouvoir Yayi à travers une cellule de communication dynamique aux tâches bien définies composée de nombreux animateurs pour la plupart des conseillers techniques du chef de l'Etat. C'est cette cellule de communication qui est en amont et en aval des «contrats de communication» entre le gouvernement et les organes de presse. Une initiative considérée comme une première dans l'histoire politico-médiatique du Bénin en raison du nombre élevé d'organes de presse contractant et des ressources financières mobilisées. Avant d'aborder le contenu de ces contrats, il faut retenir que par contrat de communication, il faut entendre la collecte, le traitement et la diffusion d'information dans le but de soigner l'image d'une personne ou groupe de personne, d'une institution en des termes qui ne puissent pas porter atteinte à sa popularité et ses actions. En effet, le contenu de ces contrats de communication varie en fonction des organes de presse signataires (journaux, radios et télévisions) même si les objectifs reste les mêmes. Selon le ministre des Finances et de l'économie, M. Soulé Mana Lawani lors d'une conférence de presse en septembre 2008, 11 journaux pour la plupart des quotidiens sur la pléthore qui existe sur le paysage médiatique béninois ont été retenus en raison de «leur meilleure audience» pour bénéficier des contrats dont le montant général à partager est fixé pour le moment à 85 millions le trimestre. De manière détaillée, le montant des contrats varie de 500.000 à 4.000.000 de francs Cfa selon les journaux et la durée est comprise entre six (06) et un (01) an. S'agissant des radios (commerciales, associatives, locales et confessionnelles), elles sont une bonne cinquantaine à avoir signées ces contrats de communication soit près de 74% de l'effectif. Si les clauses sont globalement identiques, la durée de validité est d'un (01) an pour un montant de deux (02) millions de francs CFA. Du côté des chaînes de télévision, elle sont trois a signé le contrat pour une durée de trois mois renouvelables et des montants variant entre 100.000.000 et 300.000.000 de francs CFA correspondant à l'équivalent de l'aide de l'Etat à la presse privée. En général, ces contrats constituent un moyen pour le gouvernement de contrôler le contenu des journaux et des émissions. Ils constituent aussi la première entrave du gouvernement du Dr Boni Yayi à la liberté de presse. La seconde atteinte est liée aux arrestations et détentions préventives arbitraires. La loi 97-01du 20 avril 1997 portant libéralisation de l'espace audiovisuelle et dispositions pénales spéciales relatives aux délits de presse en matière de presse et de communication audiovisuelle en République du Bénin dispose que : «la détention préventive en matière de liberté de presse est interdite». Cependant, d'avril 2006 à septembre 2008, des cas d'arrestations et de détentions préventives ont été enregistrés dans la presse béninoise. Entre autres journalistes interpellés et gardés à vue pendant des heures pour «diffamation et offense au chef de l'Etat» et publication d'articles mettant en cause des personnalités de l'Etat, il faut citer, Virgile Linkpon et Richard Couao-Zotti du quotidien La Diaspora de Sabbat et Cyrille Saïzonou du quotidien Djakpata. La troisième atteinte est liée aux violences et voie de fait commis sur des professionnels des médias notamment sur le cadreur de Golfe Tv Bernard Oyékou lors d'un reportage à Ikpinlè, localité à environ 100 km à l'est de Cotonou et Wilfried W Houngbédji, ancien secrétaire de rédaction sorti de la rédaction de La Nation, organe de service public à cause de ses analyses sur les actions du pouvoir, et affecté au service de l'agence de communication de l'Office National d'Imprimerie et de Presse (ONIP). La quatrième entrave est relative aux pressions douces et autres intimidations sur des journalistes au sujet de certains articles publiés ou à publier. Enfin, la rétention de l'information et l'ignorance des textes régissant l'accès aux médias de service public constituent une autre atteinte à la liberté de presse de l'administration Yayi. Cette entrave constitue l'une des conséquences sur l'investigation journalistique. III- Impact du contrôle des médias sur l'investigation journalistique Les impacts des entraves à la liberté de presse ou au contrôle des médias sont nombreux. Nous allons simplement relever ceux qui ont rapport à l'investigation journalistique. Comme nous l'avons souligné plus haut, avant l'avènement du pouvoir actuel, les journalistes béninois publiaient beaucoup d'articles d'investigation. Mais avec le pouvoir actuel, force est de constater que les articles d'investigation ont presque disparu des journaux comme si les sujets d'enquêtes sont finis dans le pays. Quand on prend par exemple le secteur des véhicules d'occasion notamment l'escorte douanière, les médias se contentent simplement de relayer les informations fournis par le gouvernement et autres hommes politiques sur la question sans chercher à faire des enquêtes poussées pour comprendre ce dossier à la limite sulfureux qui fait toujours couler beaucoup d'encre et de salive au sein de la classe politique, des acteurs de la filière et des populations. Dans ce dossier par exemple, on nous dit que les fonds sont logés dans un compte à la Bceao. Mais aucun article d'enquête n'a pu révéler à ce jour le numéro du compte dans lequel les sous sont déposés. On pourrait toujours multiplier les exemples pour montrer que les sujets d'enquêtes ne sont ce qu'il y a de plus rares actuellement au Bénin et que les journalistes ont certainement mordu à l'appât de la montée en puissance de la communication institutionnelle et de la propagande politique et progouvernementale qui se manifeste à travers une mobilisation à outrance des médias pour couvrir les activités du chef de l'Etat et du gouvernement sur fond de corruption et d'argent. Du coup, il est difficile de distinguer dans les journaux et émissions, l'information du commentaire et l'information de la publicité au mépris des règles d'éthique et de déontologie. Ainsi, de nombreux journalistes dont les organes de presse sont sous contrat sont devenus simplement les «dealers» de productions des cellules de communication du pouvoir et des hommes politiques proches du pouvoir. A cela, il faut ajouter la rétention de l'information. C'est vrai qu'à ce jour il n'existe pas une loi d'accès à l'information. Or, sans sources d'information, il n'y a pas d'investigation journalistique. Malgré l'inexistence de cette loi, les journalistes arrivaient quand même à avoir accès à des informations sensibles qui transparaissaient dans leurs enquêtes ou émissions. Mais pourquoi aujourd'hui, ce n'est plus le cas ? Pourquoi c'est devenu la croix et la bannière l'accès aux sources d'informations élémentaires ? C'est simplement à cause de la rétention d'information érigée en règle dans l'administration Yayi. Ainsi, les journalistes sont bloqués dans leur travail de collecte, de traitement des informations. Cette difficulté majeure explique l'absence d'articles ou d'émissions de fond, d'investigation ou d'enquêtes dans les journaux pour éclairer l'opinion publique sur les dossiers sensibles de la vie politique et socio-économique comme par le passé. Les journalistes ont aussi des difficultés pour arracher des informations aux hommes politiques érigés en adversaires du pouvoir qui font montre d'un mutisme assimilé à de la rétention d'information. Et ce n'est pas tout : la crainte de perdre les contrats de communication font que des journalistes évitent de se lancer dans des enquêtes qui au finish ne seront pas publiées ni diffusées dans leurs organes respectifs. De ce fait, les journalistes tombent dans l'autocensure. En somme, il faut dire que les médias béninois à travers leurs animateurs ont perdu leur rôle et leur crédibilité. Face à cette situation, il faut souligner que certains journaux comme L'Evénement Précis, La Nouvelle Tribune, La Presse du Jour et la radio Capp Fm qui ont refusé de signer les contrats de communication parce que réduisant la liberté de l'organe et de ses journalistes adoptent une ligne éditoriale critique vis-à-vis du gouvernement à travers des articles et émissions d'investigation non sans relever les bonnes actions du pouvoir. L'Evénement Précis par exemple dans plusieurs de ses parutions a publié une série d'enquête sur une affaire de corruption et de magouille dans la passation d'un marché public au ministère de la Santé. On pourrait également multiplier les exemples avec La Nouvelle Tribune et La Presse du Jour. Conclusion Au vue de ce panorama national et en dépit des situations continentale et régionale, il apparaît établi qu'il existe un lien de causalité entre contrôle des médias et investigation- les atteintes à la liberté de presse pouvant empêcher les journalistes de produire des articles d'enquêtes. Parallèlement au pluralisme politique, les médias béninois sous l'ère dite du changement, ne permettent presque plus l'éclosion de discours divergents, contradictoires, contestataires, revendicateurs. Il faut reconnaître aujourd'hui que les médias béninois sont à la solde et ne jouent plus toutes les fonctions qui leur reviendraient. C'est vrai qu'ils évoluent dans un réseau de contraintes notamment les difficultés économiques, les troubles politiques, les carences sociales, autant de failles et de dysfonctionnements qui n'excusent en rien les fautes professionnelles. Notes (1) Plus de 180 organes de presse toutes catégories confondues dont 80 quotidiens, 25 périodiques dénombré en Avril 2008 par la Haute autorité de l'audiovisuelle et de la communication (Haac) (2) Les doits des journalistes des organes du service public sont plus ou moins garantis (3) Rapport 2008 de ONG DHPD sur «Les médias à l'ère du changement», p. (4) Le pouvoir du Dr Boni Yayi a procédé à la révision forcée du cahier de charge des opérateurs GSM et infligé des sanctions à des cadres de l'administration non sans procédé à des limogeages de ministres. (5) Rapport 2008 de ONG DHPD sur «Les médias à l'ère du changement», p. 10 Etude réalisée par Christophe D. ASSOGBA pour le compte du Sommet de FAIR 2008

Publié par ASSOGBA à 10:58:13 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Loi d’accès à l’information publique: Une nécessité pour l’investigation en Afrique | 11 novembre 2008

L'un des sujets abordés au cours du sommet du Forum for african investigative reporters (Fair) en octobre dernier à Johannesburg en Afrique du Sud en collaboration avec Wits journalism a été l'accès à l'information publique. L'information publique est une importante source pour la pratique de l'investigation. Il se fait que dans de nombreux Etats africains comme le Bénin, il n'existe pas des lois d'accès à l'information. Deux pays seulement en Afrique dispose d'une loi d'accès à l'information publique. Il s'agit de l'Afrique du Sud et de l'Ouganda. Lors du sommet des journalistes africains d'investigation à Johannesburg, le spécialiste de cette question et Secrétaire général de Fair, Gérard Guédégbé a fait le point de l'arsenal juridique en matière ‘d'accès à l'information publique en Afrique. Selon lui, les journalistes africains d'investigation n'ont pas tout ce qu'il faut pour une parfaite investigation. D'après ses explications, en dehors de l'Afrique du Sud et de l'Ouganda, dans les autres pays du continent africain, les journalistes n'ont pas du tout accès à l'information publique dans le cadre de leurs enquêtes. A l'en croire, cette réalité constitue un véritable handicap à la pratique de l'investigation sur le continent. La liberté d'accès à l'information publique, a-t-il dit, est capitale pour une travail d'investigation. Sans une loi dans se sens, il est difficile d'avoir accès à certaines informations ou documents officiels. Mais il explique que les pays où la loi existe sont des exemples de bonne gestion des affaires publiques, s'illustrent dans la bonne gouvernance. «Quand on gère bien la chose publique, on ne cherche pas à cacher des documents, des informations», a-t-il conclut pour montrer que certains pays hésitent à disposer d'une loi d'accès à l'information en raison du fait que certains documents compromettant peuvent se retrouver dans la main de citoyens qui peuvent l'utiliser pour ester en justice. Christophe D. ASSOGBA

Publié par ASSOGBA à 10:54:49 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Atteinte des OMD: «Le Bénin a des chances au niveau de l’Education, la santé et l’eau», dixit Edith Gasana Kutesa | 11 novembre 2008

«Au niveau de l'éducation, la santé et l'accès à l'eau potable, le Bénin a des chances»,a déclaré samedi dernier la coordinatrice du système des Nations-Unies au bénin Mme Edith Gasana Kutesa. Selon elle le Bénin fait des efforts dans les secteurs de l'éduction, de la santé et de l'eau. Au vu de ces efforts du gouvernement béninois, elle estime que le Bénin est sur la bonne voie à six ans de l'échéance. Par contre dans le secteur de l'agriculture, la diplomate est inquiète en raison du fait que le combat contre la faim est loin d'être atteint dans le pays. Avec environ 35% d'âmes aujourd'hui qui vivent par jour avec moins d'un dollar, a-t-elle dit, on est bien loin de la réalité du combat contre la faim au Bénin. D'après ses explications, le Bénin n'a pas pu encore asseoir un programme agricole digne d'accroître une production suffisante pour nourrir les populations et créer de la richesse. Le ministre Juliette Koudénoukpo Biao qui est du même avis que Edith Gasana Kutesa par rapport à l'agriculture estime que les changements climatiques sont venus annihiler les efforts du gouvernement dans la diversification et la production agricole. Selon elle, les changements climatiques constituent une menace pour l'agriculture béninoise et pour la réduction de la pauvreté dans la mesure où l'économie du pays repose sur l'agriculture. D'près elle, la production agricole est tributaire du climat. Or lorsque les changements climatiques à travers les sécheresses et les inondations interagissent négativement sur l'agriculture. Christophe D. ASSOGBA

Publié par ASSOGBA à 10:53:33 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Formation du troisième gouvernement du changement: Les cadres de Bantè mécontents de Boni Yayi | 11 novembre 2008

Le chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi a formé son troisième gouvernement de l'ère du changement. Une équipe gouvernementale fort de 30 ministères ou ministres dans laquelle ne figure aucun cadre de la commune de Banté. Qu'est-ce que les cadres de la commune de Banté ont fait Boni Yayi pour qu'il les oublie toujours dans ses nominations dans l'administration publique en générale et au sommet de l'Etat en particulier ? Beaucoup de personnes et d'observateurs de l'actualité politique nationale se posent cette question depuis la publication de la liste des membres du troisième gouvernement formé par la Haute autorité le mercredi dernier. En effet, lorsqu'on observe la composition sans aucune connotation régionaliste sur le nouveau gouvernement, on constate que le président de la République a nommé deux ministres par département. Les deux ministres du département des Collines sont originaires des communes de Savalou et de Dassa-Zoumé. En ce qui concerne la commune de Dassa-Zoumé, le choix a porté sur Nicaise Fagnon tandis que dans la commune de Savalou, Boni Yayi a renouvelé sa confiance au ministre Désiré Adadja. Or les populations de la commune de Banté s'attendaient au regard des différentes promesses à elles faites par le premier magistrat de la République lors de ses nombreuses descentes dans ce département à ce que un des leurs soit nommé ministres. Mais grande a été leur déception le mercredi dernier avec la publication du nouveau gouvernement. Aucun des fils et aucune des filles de Banté n'a été nommés. On ne comprend pas. Et ce n'est pas les cadres qui manquent dans cette commune. On compte de nombreux cadres bardés de diplôme universitaire de troisième cycle au sein de la jeunesse de Banté. Beaucoup de personnes se sont dit qu'après la commune de Savalou dans les deux précédents gouvernements avec Edgard Alia et Désiré Adadja, c'est le tour de Banté d'être représenté dans l'équipe gouvernementale de Yayi. Mais il faudra attendre encore longtemps. Marginalisés et sacrifiés Depuis 2006 que le chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi a pris le pouvoir, les cadres de Banté sont marginalisés. Le président de la République ne prend pas du tout en compte les cadres de Banté dans ses nominations. Jusqu'à ce jour, pas même un seul poste de conseiller technique à la présidence n'a été confié à un cadre de Bantè. Le seul poste de responsabilité confié à un fils de Banté est celui qu'occupe M. Koutché Komi au Fonds national de la microfinance. Encore qu'il a fallu le limogeage du Directeur général de ce fonds pour qu'on lui confie l'intérim. Au contraire, les quelques cadres qui occupaient des postes de responsabilités dans l'administration publique avant l'arrivée au pouvoir du Dr Boni Yayi ont été sautés. C'est le cas de l'ancien député Francis Amoussou et de l'ancien directeur de la statistique à l'Institut national de statistique et d'analyse économique (Insae). Quand on prend par exemple les anciens, on constate que Amoussou Francis et Codjo Atchodé sont à la maison. Seul le ministre Grégoire Laourou travaille. Dans le rang des jeunes, aucune promotion n'a été faite d'avril 2006 à octobre 2008. C'est sans penser que les populations sont unies autour de Boni Yayi et sont décidées à le soutenir jusqu'au bout pour le développement du pays. «Les populations ainsi que les cadres de cette localité qui soutiennent unanimement les actions du chef de l'Etat malgré les conflits internes entre eux ont l'impression que le chef de l'Exécutif béninois fait la chasse aux cadres de Banté puisque la commune est devenue un parent pauvre dans les différentes nominations qui s'opèrent depuis 2006», a déclaré un jeune cadre de cette localité véritablement déçu de l'attitude du président Boni Yayi face à Bantè qui se sacrifie pour lui dans tous les consultations électorales passés. Ce qui révolte les populations de Banté notamment la jeunesse et qui leur donne le sentiment que le président de la République est foncièrement contre la promotion des cadres de Banté est qu'ils ont avec l'appui des têtes couronnées de la localité ont demandé une audience au chef de l'Etat depuis des mois sans suite. Mais ils avertissent le président Boni Yayi qu'ils ne veulent et n'accepteront pas des nominations à la veille des élections. Christophe D. ASSOGBA

Publié par ASSOGBA à 10:52:43 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

RADIOSOPIE DE LA SITUATION POLITIQUE NATIONALE ACTUELLE | 10 novembre 2008

Pour une deuxième fois, le Président de la République , le Dr Boni YAYI vient d'user de l'article 68 de la Constitution pour voter la loi rectificative des finances, gestion 2008, vote que lui ont refusé le 15 octobre 2008 certains députés se disant opposants parce que majoritaires à l'Assemblée Nationale. En agissant de la sorte, le Dr Boni YAYI n'a pour seul et unique souci que d'empêcher le blocage du fonctionnement régulier des pouvoirs publics menacé par ce refus de ces députés. Dans cette condition, il n'est pas exclu, en suivant la logique qu'ils se sont donnés depuis un moment, que les députés dits opposants refusent à nouveau de voter le budget exercice 2009. Et comme le ridicule ne tue pas au parlement béninois, ces députés vont courir pour aller chercher leurs salaires, émoluments et autres primes liées à leurs activités parlementaires après avoir voté à l'unanimité et sans coup férir leur colossal budget déjà inclus dans le projet de loi des finances exercice 2009 qu'il pourrait rejeter et que le Chef de l'Etat mettrait en exécution par ordonnance. Avant de dire ce qu'elles en pensent, l'UCP-Faaba et l'UCMP tiennent à faire remarquer que même si l'on a beau aimer la politique et avoir le respect et la compréhension, voire une certaine tendresse pour ceux et celles qui l'exercent, elles reconnaissent qu'il y a des moments où la déception s'installe au regard de la manière exaspérante d'exercer cette politique. Ainsi, sur un sujet important comme l'arrêt de l'érosion côtière, c'est-à-dire rien moins que le bien-être social des populations riveraines de l'océan et pour la survie et l'embellissement de Cotonou, notre capitale économique, sujet pour lequel l'aval des députés était requis afin d'obtenir les financements étrangers laborieusement négociés par le Président Boni YAYI et son gouvernement, la classe politique dite « opposants » avait enchaîné à l'Assemblée Nationale, les coups fourrés, les vieux réflexes afin de bloquer ces acquis, quoique leurs actions anti-développement mettaient en péril les engagements internationaux contractés par le Bénin, ce dont cette classe politique-là était bien consciente. Heureusement la Cour Constitutionnelle avait fermement condamné cette dangereuse situation, ouvrant ainsi la voie au Dr Boni YAYI pour recourir à l'ordonnance constitutionnelle afin de servir les intérêts du peuple que cette même classe politique a délibérément et manifestement choisis de fouler au pied. Autrement, l'action gouvernementale s'en trouverait paralysée et il n'était pas à exclure qu'en sous-main des appels de pied soient faits à d'autres corps constitués pour renverser le pouvoir en place, suivez bien mon regard. L'argument de cette classe politique dite « opposants » pour justifier l'injustifiable, c'était – disait-elle – le refus du gouvernement d'installer certains conseils communaux au lendemain des élections locales. Bien que le gouvernement ait convaincu bien des conseils communaux rebelles de se mettre au pas et que le processus a été enclenché et est arrivé presqu'à terme au vu et au su de tous, cette classe politique-là, fertile en inspiration et en imagination, à défaut de réussir à abattre le pouvoir du Dr Boni YAYI, s'est plutôt maintenant acharné à faire payer son cuisant échec au Président de l'Assemblée Nationale dont il a cherché et continue de chercher coûte que coûte la tête. Pour ce faire, dans des développements oiseux et nauséabonds, elle a tenté de faire passer le vrai pour le faux, le réel pour l'irréel et le clair pour l'obscur dans une exhibition navrante. L'hémicycle, que nos impôts – vous et moi – ont servi à rénover, a été subitement transformé en un night club où certains membres de l'orchestre des lieux ont été des citoyens au-dessus de tout soupçon, pour avoir occupé de très très hautes fonctions sous la Révolution , sous le Renouveau Démocratique et à l'Assemblée Nationale, fonctions qui auraient dû les poser en modèles quelles que soient leurs sensibilités à l'égard du pouvoir du Dr Boni YAYI. Hélas ! A regarder de près le spectacle affligeant que nous avait offert la classe politique dite « opposants » il y a quelques semaines, on ne pouvait ne pas faire un rapprochement avec cette motion de censure déposée le 20 octobre 1960 contre le Président Hubert Coutoucou MAGA au parlement par un député au nom d'un groupe dit « opposant » à lui, soit seulement 2 mois et 20 jours après sa prestation de serment comme premier Président de la République du Dahomey le 1er août 1960. Selon le Pr Certifié et Avocat Samson Nazaire Ayélokoun ADJAGBA, dans son livre intitulé « Histoire politique du Bénin de l'indépendance à la Conférence Nationale de 1990 », la motion en question reprochait au gouvernement [celui d'Hubert Coutoucou MAGA bien entendu], la non- application de son discours-programme. Pourtant, dit encore le Pr et Avocat ADJAGBA, « Malgré les grosses difficultés et un budget déficitaire d'au moins 2 milliards de francs CFA, avec les moyens limités à la disposition du pays (...), le Président Hubert Coutoucou MAGA et son équipe avaient commencé par mettre en place les premières infrastructures dont le nouvel Etat avait besoin pour prospérer ; entre autres, le Palais de la République , le Centre National Hospitalier et Universitaire (CHNU), le siège de Conseil de l'Entente au Dahomey, le siège de l'UAM, le Palais des Congrès, le Palais de Justice (...) les Ministères et les grandes Directions de l'Etat, etc. » Fin de citation. La motion ayant échoué, les mêmes – toujours les mêmes – ont sorti de leur gibecière politique l'affaire Bohiky qui, elle, a été fatale pour le Président Hubert Coutoucou Maga le 28 octobre 1963 avec l'appel des instigateurs de l'affaire, cousue de fil blanc, à l'armée à prendre le pouvoir ce jour-là. En somme, tout a été mis en œuvre pour empêcher le Président Hubert Coutoucou MAGA d'aller au bout des grandioses réalisations qui auraient fait du Dahomey une petite Côte d'Ivoire comme il l'avait promis en prenant démocratiquement le pouvoir. Aujourd'hui, que constatons-nous ? Que l'histoire se répète, à quelques nuances près. Le Président Boni YAYI, volontariste et déterminé à faire du Bénin un pays émergent, se démène comme un beau diable pour atteindre cet objectif : ouvertures de grands chantiers divers par-ci, construction de milliers des salles de classes par-là, recrutements massifs d'enseignants par-là-bas, octroi de la gratuité de l'enseignement pour le primaire par-ailleurs, octroi de micro finances aux femmes pauvres plus loin, création de conditions meilleures d'insertion de jeunes diplômés sans emploi plus loin encore, remboursement des dettes contractés par les pouvoirs de Kérékou I, de Soglo, de Kérékou II et III par le principe de titrisation jamais connu dans notre pays, etc., etc., sont entres autres des actions spécifiques, mesurables, acceptées par les populations en 2 ans d'exercice seulement, sans compter d'innombrables autres projetées, réalisables et inscrites dans le temps. Mais, la classe politique dite « opposants » a glosé sur tout cela pour dire que ces réalisations patentes sont le fruit de l'improvisation, alors qu'elles sont bien inscrites dans le programme d'action du gouvernement du Dr Boni YAYI. Cette récrimination n'ayant résonné que comme un prêche dans le désert auprès des populations bénéficiaires des bienfaits de ces réalisations, la classe politique-là a utilisé, comme l'affaire Bohiky, la non-installation de certains conseils communaux pour tenter de bloquer l'action gouvernementale. Face à un nouvel échec à ce niveau, la tête du Président de l'Assemblée Nationale, le Pr Mathurin Coffi NAGO, est mise à prix pour une prétendue mauvaise gestion de l'Institution. Que la classe politique dite « opposants » ne soit pas contente de cette gestion et qu'elle veuille en faire un contrôle, l'UCP-Faaba et l'UCMP n'en disconviennent point. Mais l'UCP-Faaba et l'UCMP estiment que la critique aurait pu s'arrêter là, à cette indignation compréhensible de parlementaires supposés traités à la légère face à ce que cette classe politique-là considère comme étant un refus du Président de l'Assemblée Nationale de débattre en plénière de cette affaire de sa gestion ou recourir tout simplement et de façon républicaine aux voies constitutionnelles prévues par les textes régissant le parlement, afin d'avoir réparation du tort qui aurait pu leur être causé. Or cette la classe politique dite « opposants » n'a pu s'empêcher de sombrer dans la caricature et l'amalgame ; nous ramenant ainsi 48 ans en arrière dans l'atmosphère qui à été à l'origine du dépôt de la motion de censure avortée contre le Président Maga. Comme 48 ans plus tôt, un genre de guerre froide s'est installé à l'Assemblée entre les députés dits « opposants » et ceux de la mouvance présidentielle, ce qui est franchement affligeant. En s'évertuant à se payer, en effet, la tête du Pr Mathurin Coffi NAGO, la classe politique dite « opposants » ne vise, à la faveur de la majorité à géométrie variable à l'Assemblée, qu'à mettre un des siens au perchoir afin de raidir et de durcir le parlement et par ricochet de fragiliser le gouvernement en le contraignant à gérer le pays par ordonnances et au bout du rouleau à le présenter comme irrespectueux entre griffes de la constitution, donc à le faire renverser. Le triste exemple, encore fumant, survenu il y 3 mois seulement dans un pays de notre sous-région est suffisamment éloquent pour nous édifier sur les intentions de ceux et celles qui travaillent acharnement à bloquer le fonctionnement de l'Assemblée Nationale. A travers ce rappel de l'histoire, l'UCP-Faaba et l'UCMP n'ont nullement l'intention d'inviter nos députés à faire du parlement une institution godillot, c'est-à-dire un parlement à la solde du pouvoir, mais de leur dire aussi qu'ils n'ont pas non plus pour mission de jouer les irréductibles empêcheurs de tourner en rond. C'est pourquoi, face à tout ce qui précède, l'UCP-Faaba et l'UCMP déclarent que la classe politique dite « opposants » n'a plus la côte, car à l'entendre et à la voir agir depuis quelques semaines, on se dit il y a de quoi. L'UCP-Faaba et l'UCMP disent qu'on peut être opposant sans être belliciste ou homme-orchestre. L'UCP-Faaba et l'UCMP rappellent à ce sujet le brio avec lequel les Albert TEVOEDJRE, Yves Edgar MONNOU, Bertin BORNA, Théophile Paoletti BEHANZIN, Amos ELEGBE, Gratien POGNON, Alfred POGNON, Abraham ZINZINDOHOUE, Pascal CHABI KAO, Joseph GNONLONFOUN, Jérôme SACCA KINA, Ambroise ADANKLOUNON et bien d'autres ont animé l'hémicycle en leur temps, tout en étant des adversaires politiques avérés. Le choc de leurs idées, leurs débats civilisés et intelligents ont fait de notre parlement de l'époque un véritable laboratoire de la haute politique, mondialement salué par nos partenaires au développement. L'UCP-Faaba et l'UCMP condamnent donc avec la dernière énergie la dérive inédite et gravissime imprimée à notre parlement depuis un moment par une classe politique dite « opposants », à travers des subterfuges chaque fois nouveaux qu'elle exhibe lorsque certains sont battus en brèche. L'UCP-Faaba et l'UCMP condamnent cette classe politique dite « opposants », d'autant plus qu'elle a manifestement refusé d'envoyer ses militants appelés à servir la nation, lorsque le Président de la République , le Dr Boni YAYI leur a demandé d'entrer dans son 3ème gouvernement à cet effet. Cette classe politique dite « opposants » a plutôt choisi de ne s'accrocher qu'à ses intérêts égoïstes et partisans. Or, on a vu, en France, la promptitude avec laquelle Bernard KOUCHNER du parti socialiste a favorablement répondu au Président Nicolas SARKOZY de droite en entrant dans le gouvernement de ce dernier, juste parce que selon lui “l'intérêt de la nation est au-dessus de l'intérêt des partis“. Et puis, le tout nouveau Président démocrate élu aux Etats-Unis, Barak OBAMA, n'exclut pas d'inclure des militants républicains dans son prochain gouvernement ; toujours au nom de l'intérêt de la nation. Le MADEP ayant compris cette nécessité, l'UCP-Faaba et l'UCMP le félicitent et saluent ses militants : François ABIOLA, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et Christophe QUINT AGUIAR, Ministre du Travail et de la Fonction Publique , présents dans le 3ème gouvernement du Dr Boni YAYI et leur souhaitent plein succès dans leurs missions. Par cet acte de haute portée civique et patriotique, le MADEP vient ainsi d'indiquer à la classe politique nationale la voie de l'honneur et le sens du devoir sacré. Dans la foulée, l'UCP-Faaba et l'UCMP apportent donc leur soutien sans réserve au Dr Boni YAYI, à son équipe et aux députés de la mouvance présidentielle en ces moments de complot rampant qui ne dit pas son nom, caractérisé par des actions tendant à bloquer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, notamment le refus de la classe politique dite « opposants » de voter la loi rectificative des finances 2008, le 15 octobre dernier. L'UCP-Faaba et l'UCMP approuvent la décision du Dr Boni YAYI de faire appliquer cette loi par ordonnance conformément aux prescriptions de la constitution. L'UCP-Faaba et l'UCMP soutiendront le Dr Boni YAYI aussi longtemps que les députés dits « opposants » le contraindront à recourir à cette prescription constitutionnelle. En tout état de cause et pour éviter tout amalgame et autres confusions au sein de l'opinion populaire, l'UCP-Faaba et l'UCMP, en dépit de la modicité de leurs moyens, se réservent le droit d'aller partout dans les contrées les plus reculées de notre pays pour apporter aux masses le présent éclairage. L'UCP-Faaba et l'UCMP appellent le peuple béninois et particulièrement ses forces armées à la vigilance, afin qu'ils ne pas succombent pas aux chants des sirènes aigris de n'avoir pas jusqu'ici digéré leurs cuisantes défaites à la présidentielle de 2006, aux législatives de 2007 et aux communales de 2008, et qui font alors feu de tous bois pour noircir l'image de notre démocratie ô combien enviée de par le monde et par ricochet remettre en cause l'ordre constitutionnel institué chez nous depuis février 1990. Vive l'UCP-Faaba ! Vive l'UCMP ! Vive la marche du Bénin vers l'émergence contre vents et marées ! Je vous remercie. Nazaire DOSSA.-

Publié par ASSOGBA à 09:54:16 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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