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Déclaration de la section Prd d’Akpro-Missérété | 12 novembre 2008

Messieurs les professionnels des médias, en cette occasion exceptionnelle, il nous paraît important de dire notre gratitude et notre remerciement à vous tous qui avez fait le déplacement. Votre déplacement vous autorise à être les témoins privilégiés d'une importante déclaration, conséquence des agissements attentatoires à la paix, la quiétude, au bon fonctionnement de notre conseil et au développement de notre chère cité Akpro-Missérété. En effet, suite aux dernières élections communales et locales intervenus dans notre pays, l'Etat central n'a pas cru bon devoir obéir aux prescriptions régissant le processus de décentralisation en République du Bénin. Ce comportement a donné lieu à toutes sortes d'interprétations et de dérives graves en témoignent les revirements observés après les différents arrêts rendus par la Cour Suprême. Sans verser dans une interprétation de tout ceci, les résultats de notre commune d'Akpro-Missérété pour les communales et locales ont permis au parti du renouveau démocratique (PRD) de venir en tête avec onze (11) conseillers sur dix-sept (17). Cette avance au nombre de conseillers n'a nullement affecté le bon fonctionnement de notre conseil communal. Et nous nous devons à la vérité de saluer le bon esprit de travail, la cohésion de groupe et la volonté manifeste de bâtir Akpro-Missérété qui règne aujourd'hui. Mais, depuis peu, quelques vils individus prennent le malin plaisir d'intoxiquer nos paisibles populations quant à la remise en cause de l'ordre et du nombre au sein du conseil communal au détriment du PRD. Ces rumeurs devenues persistants ces derniers jours avec les visites fréquentes de deux ministres d'obédience FCBE qui laissent entendre que le mercredi 12 Novembre prochain la cour Suprême prendra du service en invalidant des sièges PRD dans la commune d'Akpro-Missérété. Après Avrankou, la prochaine cible est certainement et inévitablement Akpro-Missérété. Mais nous, militants du parti du renouveau démocratique profondément épris de paix à l'image de notre leader maître Adrien Houngbédji disons non à l'avance à cette forfaiture source de troubles à l'ordre public et surtout un handicap sérieux au développement de notre commune. Aujourd'hui plus que jamais, nous voulons prendre à témoin l'opinion nationale et internationale sur des déclarations de ces supposés dirigeants impopulaires qui malheureusement veulent mettre en péril les acquis de notre démocratie, le jeune processus de décentralisation et surtout la paix sociale. Nous n'allons ni excuser, ni pardonner la gloutonnerie maladive sans fondement de quelques gauchistes aux soldes de l'arbitraire. Notre attachement à la paix ne nous condamne nullement au défaitisme, encore moins à l'acception de la remise en cause de nos acquis. C'est pourquoi, nous militants du PRD venons réaffirmer à la cour suprême notre confiance et croyons fermement à l'impartialité de cette auguste institution. Nous croyons avec la foi religieuse que l'argent ne saurait saborder l'esprit d'équité et d'impartialité de la cour suprême. En conséquence, nous mettons en garde tous les acteurs de cette machination diabolique et les rendons responsables le moment venu des déconvenues graves et irréversibles qui en découleraient.

Publié par ASSOGBA à 01:13:24 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Atelier sur le budget général de l’Etat 2009: Le PARMAN informe les députés à mieux s’imprégner du contenu du budget | 12 novembre 2008

En prélude à l'examen du budget général de l'Etat, gestion 2009, les députés de la 5ème législature ont suivi ce mardi 11 novembre 2008 au palais des gouverneurs à Porto-Novo un atelier de formation sur les tenants et les aboutissants du budget. Organisé par le projet d'appui au renforcement et à la modernisation de l'Assemblée nationale (PARMAN) grâce au soutien financier du programme des nations unies pour le développement (PNUD), cet atelier vise à permettre aux élus de la nation de mieux s'imprégner du contenu dudit projet de budget envoyé par le gouvernement afin de pouvoirs proposer des amandements assez pertinentes qui prennent en compte les réalités et les aspirations des populations qu'ils représentent. Au total, quatre communications suivies de débats très enrichissants ont meublés l'atelier de formation. Il s'agit pour la première d'une analyse du contenu du projet de budget général de l'Etat, gestion 2009 faite par l'expert Razack Rahim. La deuxième présentée par Michel Dedehouanou, quant à elle, porte sur une étude de cas des budgets programmes sectoriels. « Les dispositions fiscales contenues dans le projet de budget 2009 » et « la crise financière mondiale et les perspectives de l'économie nationale en 2009 » sont les deux dernières communications présentées respectivement par les experts Bruno Houndolo et Nicaise Ahounou. Au cours des débats qui ont suivi la présentation de ces différentes communications, les députés ont soulevés plusieurs préoccupations pertinentes quant à la crédibilité à accorder au montant total de ce budget et surtout à son contenu. Ils n'ont pas manqué de souligner les incohérences que renferme les documents envoyés par le gouvernement et surtout de formuler des inquiétudes quant aux prévisions de recettes contenues dans le projet de budget compte tenu de la crise économique actuelle. Mieux, ils se demandent si le gouvernement n'est pas entrain de se préparer pour un autre collectif budget étant donné l'augmentation de portefeuilles ministériels par le président Boni Yayi dans son dernier remaniement. Au regard de ce qui précède, il apparaît clairement que les membre du gouvernement auront fort à faire devant les députés pour convaincre les députés lors des travaux en commission.

Publié par ASSOGBA à 01:11:53 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Le Président Boni YAYI lance la construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale | 12 novembre 2008

 Le Président de la République, le Dr Boni YAYI a procédé ce mardi 11 Novembre 2008 à Porto-Novo, à la pose de la première pierre ainsi qu'au lancement officiel des travaux de construction du nouveau siège de l'Assemblée nationale à Porto-Novo. C'était en présence des responsables des institutions de la République, des membres du Gouvernements, des députés, des sages et notables, et surtout une foule de curieux venus saluer l'initiative.

Publié par ASSOGBA à 01:10:40 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Impact du contrôle des médias par un régime politique sur l’investigation journalistique | 11 novembre 2008

Introduction Longtemps considérés comme une référence en Afrique en matière de la liberté de presse, les médias béninois sont aujourd'hui sous le boisseau. Depuis avril 2006, les velléités de contrôle des organes de presse par les nouvelles autorités politico-administratives du pays sont véritablement manifestes. Ainsi, s'est instaurés la technique de contrat de communication au profit des organes de presse, les arrestations et détentions préventives arbitraires de journalistes, les intimidations et pressions douces à l'endroit des professionnels des médias et la rétention d'information. Toutes ces mesures ne constituent-elles pas des entraves graves à la liberté de presse et à l'investigation journalistique ? La diversité des tentatives d'embrigadement de la presse béninoise est telle qu'il est important qu'on y réfléchisse au moment où tout le monde s'accorde à reconnaître que les médias africains doivent véritablement être des espaces de production d'articles ou d'émissions d'investigation. I- Bref aperçu sur la presse béninoise La presse béninoise est marquée dans l'ensemble par une grande vitalité. Cette vitalité se traduit par un nombre élevé des titres (1) côtoyant 67 stations de radios émettant en FM et 6 chaînes de télévision dont aucune ne couvrent l'ensemble du pays et par un contenu informationnel assez riche, diversifié et extraverti fait d'articles ou d'émissions d'investigation. Derrière cette vitalité se cache de nombreux problèmes : salaire dérisoire (2), irrégularité de leur paiement et parfois inexistence totale dans certaines rédactions, absence d'un statut social clair et inexistence d'un plan de carrière, manque de formation des journalistes, disparité entre les sexes, corruption etc... Ces différents problèmes qui ne datent pas d'aujourd'hui dont certains subsistent encore sous le pouvoir actuel. Avant la prise de pouvoir en avril 2006 par le Dr Boni Yayi, la presse béninoise évoluait dans un état de grâce en raison du fait que de nombreuses décisions de justice n'étaient pas mises à exécution pour la simple raison que l'ancien président Mathieu Kérékou, totalement indifférent face aux commentaires des journaux, avait décidé de ne mettre aucun journaliste en prison. Cet état de grâce était accompagné d'une production importante d'articles et d'émissions d'enquêtes qui ont permis de révéler au grand jour de nombreuses malversations économiques et actes de corruption commise sous l'administration Kérékou. C'est par exemple le cas de l'affaire Titan dans laquelle le nom de l'ancienne Première dame a été cité. On pourrait multiplier les exemples. En général, les journalistes se laissaient aller à quelques excès dans leurs analyses et commentaires sans être inquiétés de la moindre condamnation par les tribunaux. «Selon le juge Gervais Déguénon, de la Première Chambre Citation Directe du Tribunal de Première Instance de Cotonou, jusqu'en mars 2006, il y avait 148 décisions de condamnation avec mandat de dépôt non exécutées. Plus de 90% de ces décisions portaient sur des infractions de diffamation dont les journalistes et responsables d'organes de presse s'étaient rendus coupables à l'égard de particuliers, de ministres, d'hommes politiques etc » (4). II- Les entraves à la liberté de presse sous Boni Yayi C'est dans ce contexte de générosité des juges et de l'ancien chef d'Etat Mathieu Kérékou et des pressions de certains leaders politiques hostiles au pouvoir d'alors, à l'endroit des journalistes qu'est intervenu en avril 2006 une rupture avec l'arrivée au pouvoir du Dr Boni Yayi. Celui-ci très féru de la communication et soucieux de son image décide de restaurer l'autorité de l'Etat et les différents actes qu'il a posé dans le cadre de la restauration de l'autorité de l'Etat (4) et de la lutte contre la corruption ne manque pas de donner l'impression aux hommes des médias que l'état de grâce dont bénéficiait la presse en générale sous le pouvoir de Mathieu Kérékou est terminé et que s'ouvre désormais une ère de responsabilité où chacun doit répondre de ses actes. Cette impression semble être confirmée avec le mutisme des adversaires politiques du pouvoir et la satisfaction de organisations de la société civile (Osc). D'où la politique de communication offensive du pouvoir Yayi à travers une cellule de communication dynamique aux tâches bien définies composée de nombreux animateurs pour la plupart des conseillers techniques du chef de l'Etat. C'est cette cellule de communication qui est en amont et en aval des «contrats de communication» entre le gouvernement et les organes de presse. Une initiative considérée comme une première dans l'histoire politico-médiatique du Bénin en raison du nombre élevé d'organes de presse contractant et des ressources financières mobilisées. Avant d'aborder le contenu de ces contrats, il faut retenir que par contrat de communication, il faut entendre la collecte, le traitement et la diffusion d'information dans le but de soigner l'image d'une personne ou groupe de personne, d'une institution en des termes qui ne puissent pas porter atteinte à sa popularité et ses actions. En effet, le contenu de ces contrats de communication varie en fonction des organes de presse signataires (journaux, radios et télévisions) même si les objectifs reste les mêmes. Selon le ministre des Finances et de l'économie, M. Soulé Mana Lawani lors d'une conférence de presse en septembre 2008, 11 journaux pour la plupart des quotidiens sur la pléthore qui existe sur le paysage médiatique béninois ont été retenus en raison de «leur meilleure audience» pour bénéficier des contrats dont le montant général à partager est fixé pour le moment à 85 millions le trimestre. De manière détaillée, le montant des contrats varie de 500.000 à 4.000.000 de francs Cfa selon les journaux et la durée est comprise entre six (06) et un (01) an. S'agissant des radios (commerciales, associatives, locales et confessionnelles), elles sont une bonne cinquantaine à avoir signées ces contrats de communication soit près de 74% de l'effectif. Si les clauses sont globalement identiques, la durée de validité est d'un (01) an pour un montant de deux (02) millions de francs CFA. Du côté des chaînes de télévision, elle sont trois a signé le contrat pour une durée de trois mois renouvelables et des montants variant entre 100.000.000 et 300.000.000 de francs CFA correspondant à l'équivalent de l'aide de l'Etat à la presse privée. En général, ces contrats constituent un moyen pour le gouvernement de contrôler le contenu des journaux et des émissions. Ils constituent aussi la première entrave du gouvernement du Dr Boni Yayi à la liberté de presse. La seconde atteinte est liée aux arrestations et détentions préventives arbitraires. La loi 97-01du 20 avril 1997 portant libéralisation de l'espace audiovisuelle et dispositions pénales spéciales relatives aux délits de presse en matière de presse et de communication audiovisuelle en République du Bénin dispose que : «la détention préventive en matière de liberté de presse est interdite». Cependant, d'avril 2006 à septembre 2008, des cas d'arrestations et de détentions préventives ont été enregistrés dans la presse béninoise. Entre autres journalistes interpellés et gardés à vue pendant des heures pour «diffamation et offense au chef de l'Etat» et publication d'articles mettant en cause des personnalités de l'Etat, il faut citer, Virgile Linkpon et Richard Couao-Zotti du quotidien La Diaspora de Sabbat et Cyrille Saïzonou du quotidien Djakpata. La troisième atteinte est liée aux violences et voie de fait commis sur des professionnels des médias notamment sur le cadreur de Golfe Tv Bernard Oyékou lors d'un reportage à Ikpinlè, localité à environ 100 km à l'est de Cotonou et Wilfried W Houngbédji, ancien secrétaire de rédaction sorti de la rédaction de La Nation, organe de service public à cause de ses analyses sur les actions du pouvoir, et affecté au service de l'agence de communication de l'Office National d'Imprimerie et de Presse (ONIP). La quatrième entrave est relative aux pressions douces et autres intimidations sur des journalistes au sujet de certains articles publiés ou à publier. Enfin, la rétention de l'information et l'ignorance des textes régissant l'accès aux médias de service public constituent une autre atteinte à la liberté de presse de l'administration Yayi. Cette entrave constitue l'une des conséquences sur l'investigation journalistique. III- Impact du contrôle des médias sur l'investigation journalistique Les impacts des entraves à la liberté de presse ou au contrôle des médias sont nombreux. Nous allons simplement relever ceux qui ont rapport à l'investigation journalistique. Comme nous l'avons souligné plus haut, avant l'avènement du pouvoir actuel, les journalistes béninois publiaient beaucoup d'articles d'investigation. Mais avec le pouvoir actuel, force est de constater que les articles d'investigation ont presque disparu des journaux comme si les sujets d'enquêtes sont finis dans le pays. Quand on prend par exemple le secteur des véhicules d'occasion notamment l'escorte douanière, les médias se contentent simplement de relayer les informations fournis par le gouvernement et autres hommes politiques sur la question sans chercher à faire des enquêtes poussées pour comprendre ce dossier à la limite sulfureux qui fait toujours couler beaucoup d'encre et de salive au sein de la classe politique, des acteurs de la filière et des populations. Dans ce dossier par exemple, on nous dit que les fonds sont logés dans un compte à la Bceao. Mais aucun article d'enquête n'a pu révéler à ce jour le numéro du compte dans lequel les sous sont déposés. On pourrait toujours multiplier les exemples pour montrer que les sujets d'enquêtes ne sont ce qu'il y a de plus rares actuellement au Bénin et que les journalistes ont certainement mordu à l'appât de la montée en puissance de la communication institutionnelle et de la propagande politique et progouvernementale qui se manifeste à travers une mobilisation à outrance des médias pour couvrir les activités du chef de l'Etat et du gouvernement sur fond de corruption et d'argent. Du coup, il est difficile de distinguer dans les journaux et émissions, l'information du commentaire et l'information de la publicité au mépris des règles d'éthique et de déontologie. Ainsi, de nombreux journalistes dont les organes de presse sont sous contrat sont devenus simplement les «dealers» de productions des cellules de communication du pouvoir et des hommes politiques proches du pouvoir. A cela, il faut ajouter la rétention de l'information. C'est vrai qu'à ce jour il n'existe pas une loi d'accès à l'information. Or, sans sources d'information, il n'y a pas d'investigation journalistique. Malgré l'inexistence de cette loi, les journalistes arrivaient quand même à avoir accès à des informations sensibles qui transparaissaient dans leurs enquêtes ou émissions. Mais pourquoi aujourd'hui, ce n'est plus le cas ? Pourquoi c'est devenu la croix et la bannière l'accès aux sources d'informations élémentaires ? C'est simplement à cause de la rétention d'information érigée en règle dans l'administration Yayi. Ainsi, les journalistes sont bloqués dans leur travail de collecte, de traitement des informations. Cette difficulté majeure explique l'absence d'articles ou d'émissions de fond, d'investigation ou d'enquêtes dans les journaux pour éclairer l'opinion publique sur les dossiers sensibles de la vie politique et socio-économique comme par le passé. Les journalistes ont aussi des difficultés pour arracher des informations aux hommes politiques érigés en adversaires du pouvoir qui font montre d'un mutisme assimilé à de la rétention d'information. Et ce n'est pas tout : la crainte de perdre les contrats de communication font que des journalistes évitent de se lancer dans des enquêtes qui au finish ne seront pas publiées ni diffusées dans leurs organes respectifs. De ce fait, les journalistes tombent dans l'autocensure. En somme, il faut dire que les médias béninois à travers leurs animateurs ont perdu leur rôle et leur crédibilité. Face à cette situation, il faut souligner que certains journaux comme L'Evénement Précis, La Nouvelle Tribune, La Presse du Jour et la radio Capp Fm qui ont refusé de signer les contrats de communication parce que réduisant la liberté de l'organe et de ses journalistes adoptent une ligne éditoriale critique vis-à-vis du gouvernement à travers des articles et émissions d'investigation non sans relever les bonnes actions du pouvoir. L'Evénement Précis par exemple dans plusieurs de ses parutions a publié une série d'enquête sur une affaire de corruption et de magouille dans la passation d'un marché public au ministère de la Santé. On pourrait également multiplier les exemples avec La Nouvelle Tribune et La Presse du Jour. Conclusion Au vue de ce panorama national et en dépit des situations continentale et régionale, il apparaît établi qu'il existe un lien de causalité entre contrôle des médias et investigation- les atteintes à la liberté de presse pouvant empêcher les journalistes de produire des articles d'enquêtes. Parallèlement au pluralisme politique, les médias béninois sous l'ère dite du changement, ne permettent presque plus l'éclosion de discours divergents, contradictoires, contestataires, revendicateurs. Il faut reconnaître aujourd'hui que les médias béninois sont à la solde et ne jouent plus toutes les fonctions qui leur reviendraient. C'est vrai qu'ils évoluent dans un réseau de contraintes notamment les difficultés économiques, les troubles politiques, les carences sociales, autant de failles et de dysfonctionnements qui n'excusent en rien les fautes professionnelles. Notes (1) Plus de 180 organes de presse toutes catégories confondues dont 80 quotidiens, 25 périodiques dénombré en Avril 2008 par la Haute autorité de l'audiovisuelle et de la communication (Haac) (2) Les doits des journalistes des organes du service public sont plus ou moins garantis (3) Rapport 2008 de ONG DHPD sur «Les médias à l'ère du changement», p. (4) Le pouvoir du Dr Boni Yayi a procédé à la révision forcée du cahier de charge des opérateurs GSM et infligé des sanctions à des cadres de l'administration non sans procédé à des limogeages de ministres. (5) Rapport 2008 de ONG DHPD sur «Les médias à l'ère du changement», p. 10 Etude réalisée par Christophe D. ASSOGBA pour le compte du Sommet de FAIR 2008

Publié par ASSOGBA à 10:58:13 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

Loi d’accès à l’information publique: Une nécessité pour l’investigation en Afrique | 11 novembre 2008

L'un des sujets abordés au cours du sommet du Forum for african investigative reporters (Fair) en octobre dernier à Johannesburg en Afrique du Sud en collaboration avec Wits journalism a été l'accès à l'information publique. L'information publique est une importante source pour la pratique de l'investigation. Il se fait que dans de nombreux Etats africains comme le Bénin, il n'existe pas des lois d'accès à l'information. Deux pays seulement en Afrique dispose d'une loi d'accès à l'information publique. Il s'agit de l'Afrique du Sud et de l'Ouganda. Lors du sommet des journalistes africains d'investigation à Johannesburg, le spécialiste de cette question et Secrétaire général de Fair, Gérard Guédégbé a fait le point de l'arsenal juridique en matière ‘d'accès à l'information publique en Afrique. Selon lui, les journalistes africains d'investigation n'ont pas tout ce qu'il faut pour une parfaite investigation. D'après ses explications, en dehors de l'Afrique du Sud et de l'Ouganda, dans les autres pays du continent africain, les journalistes n'ont pas du tout accès à l'information publique dans le cadre de leurs enquêtes. A l'en croire, cette réalité constitue un véritable handicap à la pratique de l'investigation sur le continent. La liberté d'accès à l'information publique, a-t-il dit, est capitale pour une travail d'investigation. Sans une loi dans se sens, il est difficile d'avoir accès à certaines informations ou documents officiels. Mais il explique que les pays où la loi existe sont des exemples de bonne gestion des affaires publiques, s'illustrent dans la bonne gouvernance. «Quand on gère bien la chose publique, on ne cherche pas à cacher des documents, des informations», a-t-il conclut pour montrer que certains pays hésitent à disposer d'une loi d'accès à l'information en raison du fait que certains documents compromettant peuvent se retrouver dans la main de citoyens qui peuvent l'utiliser pour ester en justice. Christophe D. ASSOGBA

Publié par ASSOGBA à 10:54:49 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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