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MOTION DE PRTESTATION | 02 décembre 2008

-Considérant les resolutions du forum organisé dans le secteur de l'éducation en fevrier 2007 qui recommande au Gouvernement en Agents Contractuels de l'Etat at l'organisation d'une formation diplomante de deux au profit de tous les contractuels locaux et communautaires , -Considérant le décret No 2007-592 du 31 decembre 2007 portant régime juridique d'emploi des Agents Contractuels de l'Etat qui stipule que les agents contractuels directement recrutés par les ministères et instiitutions de l'etat en service à la date du 31 decembre 2007 bénéficient également à titre exceptionnel des dispositions de reversement en Agents Contractuels de l'Etat, -Considérant la décision du Gouvernement de procéder au reversement en Agents Contractuels de l'Etat en autorisant les contractuels locaux promoton 2007 à fournir les dossiers pour ledit reversement au même titre que les détenteurs de cartes, -Considérant les acquis des mouvements des grèves cycliques organisées par le front d'action des syndicats des trois ordres de l'Enseignement, mouvements qui ont abouti à la prise du décret du 24 juin 2008 précisant que tous les contractuels locaux reconnus par l'Etat sont autorisés à être reversé en Agents Contractuels de l'Etat;ce qui d'office concerne directement les contractuels locaux promotion 2007 qui sont reconnus par l'Etat pour avoir été payé par celui-ci pendant douze mois sur douze au même titre que les détenteurs de cartes, -Considérant que les négociations central syndical et gouvernement ont abouti au payement de douze mois sur douze aux contractules locaux leur donnant d'office des droits légaux de reconnaissance de ceux-ci par l'etat employeur, -Considérant que la scélérate décision de reconversion des Contractuels Locaux promotuion 2007 en de simple vacataires constitue une violation flagrante du principe sacro-saint qui proscrit la remise en cause de tout acquis syndical, -Considérant que les Contractuels Locaux promotion 2007 sont devenus un maillon incontournable de la chaîne du systèm educatif Béninois parce qu'ayant servi l'école Béninoise de leur chair et de leur os pendant une année scolaire entière, -Considérant la psychose scandalisante de l'emiettement des heures des contractuels locaux promotion 2007 qui d'emblée est un acte attentatoire à la cohésion sociale, à une année scolaire apaisée,à un déroulement sans accroc des activités pédagogiques dont l'école Béninoise a tant besoin pour le triomphe de l'excéllence scolaire, -Considérant l'injustice notoire à laquelle nous, contractuels locaux promotion 2007 Borgou-Alibori sommes confrontés au niveau des primes des journées de reflexion et autres, -Considérant enfin les soubresauts socio-économiques,l'incertitude du lendemain, les affres implacables du sous-emploi avec lesquells les contractuls locaux sont désormais au prise du fait de cette décision arbitraire , Nous, collectif des contaractuels locaux promotion 2007 Borgou - Alibori réunis ce jour vendredi 21 novembre 2008 dans les locaux de la Direction Départementale de l'Ensignemant Sécondiaire de la Formation Technique et Professionnelle Borgou-Alibori, protestions avec véhémence contre cette politique barbare d'exclusion des Contractuels Locaux Promotion 2007 à travers ce sit-in que nous observons qui n'est que la toute prémière étape d'une serie d'actions de nuisances musclées que nous entendons mener pour faire aboutir notre reversement éffectif n Agents Contractuels d'etat. Nous prenons à temoin l'opinion publique pour l'injustice qui nous est faite et rendons le Gouvernement responsable des déconenues graves qu'auraient engendrées nos mouvementsde protestation qui nous visent que notre droit à l'emploi pourtant protégé par la constitution de notre pays. parakou,le 21 novembre 2008 pour le colletif des contractuels locaux promotion 2007 ( CCLP2007) signé: SEIDOU SINAN AMADOU TIDJANI SGA DU COLLECTIF

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SOMMET DE DOHA : FRONT COMMUN DES DIRIGEANTS DU MONDE POUR LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT | 02 décembre 2008

Doha, la capitale de l'Emirat du Qatar, accueille du 29 novembre au 2 décembre 2008, la Conférence Internationale de Suivi sur le Financement du Développement chargée d'examiner la mise en œuvre du Consensus de Monterrey organisée par les Nations Unies. Le Président de la République, le Docteur Thomas Boni YAYI y a pris une part active, à l'instar de ses homologues des pays membres de cette institution internationale. Tous les Chefs d'Etats, experts, parlementaires et diplomates réunis à Doha dans le cadre de cette conférence ont été unanimes :le monde vit une situation difficile, le Consensus de Monterrey obtenu en 2002 au Mexique pour le financement du développement n'a pas comblé les attentes ; raison pour laquelle il s'avère désormais indispensable de revoir fondamentalement la question du financement du développement afin d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). A l'ouverture des travaux, le samedi 29 novembre 2008 dans la salle Al Dafna de l'hôtel Sheraton, le Secrétaire Général des Nations Unies, son Excellence BAN KI-Moon n'a pas manqué de souligner que les pauvres sont les plus touchés par la crise financière. Elle constitue une menace grave qui pourrait engendrer des troubles sociaux et l'instabilité politique dans nombre de pays. Pour ce faire, la communauté internationale se doit d'assurer une bonne coordination des programmes de lutte contre les changements climatiques et promouvoir la gouvernance inclusive. BAN KI-Moon a également précisé que les pays développés sont de plus en plus disposés à relancer les crédits et a fait un plaidoyer pour que le nord respecte ses engagements. Il a émis le vœu que l'allègement de la dette soit poursuivi, ainsi que la mobilisation des ressources locales. Intervenant en qualité de Président en exercice de l'Union Européenne, Nicolas SARKOZY a abondé dans le même sens. Le monde est passé tout près de la catastrophe parce qu'il a privilégié la surenchère, a-t-il déclaré. Selon lui, l'Union Européenne sera au rendez-vous du développement en y consacrant 0,7% du Produit National Brut. Apparue au nord, la crise financière est vite devenue une crise économique menaçant, du coup, les politiques de l'emploi dans nombre de pays, raison pour laquelle la communauté internationale doit se retrousser les manches, vu l'ampleur des défis à relever. Comme l'a souligné le Président de la République, le Docteur Thomas Boni YAYI, plus de six ans après le Consensus de Monterrey, force est de constater que malgré les efforts consentis pour la réalisation des engagements pris, le bilan demeure mitigé, particulièrement en ce qui concerne les pays d'Afrique subsaharienne. Le Président Béninois a, de ce fait, invité les pays développés à renforcer l'aide publique au développement. Boni YAYI a également plaidé pour l'accroissement des financements destinés à l'agriculture et invité les nations riches à supprimer les subventions agricoles qui pénalisent sérieusement les producteurs du sud. Il a suggéré la mise en place d'un mécanisme de surveillance susceptible d'inventorier et d'alerter la communauté internationale sur les crises. En marge du sommet, le Docteur Thomas Boni YAYI a, à plusieurs reprises, échangé avec ses homologues des pays en développement. Il a également eu des entretiens avec les présidents du Togo, du Burkina Faso, du Tchad, du Congo Brazzaville, du Costa Rica , de la Bulgarie et l'Emir du Qatar, Son Altesse Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.

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INTERVENTION DE BONI YAYI A LA CONFERENCE DE DOHA LE 29 NOVEMBRE 2008 | 02 décembre 2008

REPUBLIQUE DU BENIN Permettez-moi tout d'abord d'exprimer au nom de la Nation béninoise toutes mes condoléances au Peuple et au Gouvernement de l'Inde à la suite des attentats terroristes, ciblés et planifiés, survenus ces derniers jours dans ce pays. Monsieur le Président, Je voudrais, après les illustres orateurs qui m'ont précédé à cette tribune, associer ma voix aux félicitations et aux témoignages formulés à votre endroit suite à votre élection à la présidence de la présente réunion de haut niveau sur le suivi du Financement du Développement, chargée d'examiner la mise en œuvre du Consensus de Monterrey. Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude, ainsi que celle de ma délégation, au Gouvernement du Qatar pour l'invitation, la chaleur de l'hospitalité et pour les facilités offertes en vue du parfait déroulement de cette conférence. Qu'il me soit permis aussi d'exprimer à l'endroit du Secrétaire Général des Nations Unies, Son Excellence Monsieur BAN KI-Moon, toute la satisfaction et la gratitude de la République du Bénin pour tous les efforts qu'il ne cesse de déployer, afin que la question du financement du développement reste au centre des préoccupations de la communauté internationale, augmentant les chances de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Monsieur le Président, En adoptant le Consensus de Monterrey en mars 2002, la communauté internationale s'est engagée à résoudre le problème du financement du développement, dans la perspective de la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international. Plus de six ans après, force est de constater que malgré les efforts consentis pour la réalisation des engagements pris, le bilan demeure mitigé particulièrement en ce qui concerne les pays d'Afrique subsaharienne. Par ailleurs, il convient de souligner qu'en ce moment où se tiennent nos assises, le Monde se trouve confronté à une crise financière et économique de grande envergure qui, bien qu'ayant ses origines dans les pays industrialisés, engendre également de sérieuses répercussions sur l'économie des pays en développement. Cette crise démontre plus que jamais l'ampleur des défis à affronter par ces derniers déjà confrontés à une crise alimentaire doublée d'une crise énergétique sans oublier les effets négatifs des changements climatiques. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Face à cette situation, qu'il nous soit permis de rappeler à la communauté internationale, que pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement, des actions hardies doivent être menées au regard des principaux piliers du Consensus de Monterrey. Ainsi, en matière de mobilisation des ressources nationales, il est impérieux d'aider les pays pauvres à jouir de leurs richesses en intensifiant la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre la fuite des capitaux et l'évasion fiscale. Nous pourrions pour ce faire renforcer le Comité des Experts des Nations Unies en matière de taxes. Pour sa part, le Bénin s'est efforcé au cours des sept dernières années de procéder à l'assainissement de ses finances publiques, qui s'est traduit par une augmentation de ressources intérieures de 9% en moyenne annuelle. En outre, le Bénin a adopté un plan national de développement basé sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement dont le financement est estimé à un (01) milliard de dollars US par an sur sept ans. Malgré les efforts qui ont permis d'accroître les ressources intérieures, il nous sera difficile de mobiliser ce montant, surtout par ces temps de crises où les mesures d'urgence prises par mon gouvernement ont accentué le déficit budgétaire. C'est pour vous dire, Monsieur le Président, qu'en ce qui concerne la mobilisation des ressources internationales, les Nations en développement au nombre desquelles figure mon pays, le Bénin, attendent toujours que les pays développés respectent leur engagement qui consiste à consacrer, d'ici à 2015, 0,7% de leur produit national brut à l'aide publique au développement dont 0,15 à 0,20% en faveur des pays les moins avancés. Car, jusqu'à présent le niveau de l'aide publique au développement provenant de la plupart des pays développés est constant ou en nette diminution. Au Bénin par exemple, l'aide publique au développement a progressivement chuté de 13% du PIB en 2001 à 7% en 2006. Le Bénin croit qu'il est possible d'accroître l'aide publique au développement comme l'illustrent les multiples efforts déjà déployés par les pays développés pour mobiliser en un temps record quelques milliers de milliards de dollars en vue de contenir la crise financière actuelle. En outre, il me paraît indispensable que les institutions multilatérales participent davantage à l'effort de reconstitution des ressources en faveur des pays pauvres à travers notamment le Fonds Africain de Développement et l'IDA. Je voudrais également préciser que la proposition visant à relever la part consacrée à l'agriculture dans l'aide publique au développement de 3% à 10 % représente une démarche stratégique qui doit être mise en œuvre avec une volonté politique commune à la mesure de l'enjeu. C'est le lieu de rendre hommage aux pays qui ont déjà pris des engagements fermes pour accorder des ressources supplémentaires à cet effet. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, A Monterrey en 2002, la communauté internationale a proclamé le commerce comme moteur du développement. Dans cet ordre, la question des échanges commerciaux internationaux doit faire l'objet d'une attention plus grande avec la recherche d'un système de commerce international équitable et favorable au développement. Il est par conséquent impérieux de relancer le cycle des négociations commerciales de Doha qui constitue un espoir pour de nombreux pays en développement. Le Bénin en appelle une fois encore aux pays développés pour qu'ils mettent fin à la pratique des subventions qui créent des distorsions dans le commerce international au détriment des producteurs agricoles de nos pays. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Notre ardent souhait est de voir les pays pauvres participer, aux côtés des pays riches à la transformation de l'architecture du système financier international. Le système financier international rénové devra désormais prendre en compte les aspirations de développement des pays aujourd'hui marginalisés dans la gestion des crises internationales dont ils ressentent durement les effets. J'exprime le vœu que nos présents débats permettent de développer une vision consensuelle sur la meilleure manière de revitaliser le Consensus de Monterrey, en vue de promouvoir une stratégie de financement du développement qui permette à tous les Etats de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement, dans la perspective d'une éradication de la pauvreté. A cet égard, il serait important de mettre en place un mécanisme de surveillance susceptible d'inventorier et d'alerter la communauté internationale sur les évènements, notamment les crises qui nous éloignent de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement à l'échéance 2015. Je vous remercie.

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Première édition du Festival international des sculpteurs: Les pierres à l’honneur à Dassa à partir de ce jour | 01 décembre 2008

La commune de Dassa-Zoumé accueille ce jour, le lancement de la première édition du Festival international des sculpteurs. Pendant 15 jours, le Délégué général du symposium granite, président de l'Association Okuta M. Félix Agossa et ses invités donneront à la pierre, toute sa valeur architecturale. Un tour sur le site de la Maison des jeunes de Dassa-Zoumé hier nous a permis de comprendre l'envergure du rendez-vous des sculpteurs qui passeront du 1er au 15 décembre prochain, des moments d'échanges sur la taille de la pierre. L'initiative du digne fils de la commune le président de l'Association Okuta, M. Félix Agossa devient donc une réalité avec cette première édition du festival international qui démarre ce jour. Réunis autour du thème : « Masque : du bois à la pierre », les organisateurs de l'événement auront à laisser des traces après leur passage. Plusieurs artistes plasticiens ont déjà fait le déplacement pour Dassa-Zoumé pour soutenir l'initiative de Félix Agossa qui a compris que l'heure a plus que jamais sonné pour valoriser la pierre dans la commune de Dassa-Zoumé. Pour Félix Agossa, la première édition du Festival international des sculpteurs sur pierre granite est donc une rencontre internationale d'artistes plasticiens ayant la sculpture sur pierre granite en partage. Le but visé par l'Association Okuta, c'est de permettre à la région de Dassa-Zoumé de disposer d'un musée de sculptures sur pierre granite avec un centre de formation et de production de référence. « Cet équipement culturel à vocation de s'étendre et d'abriter à moyen terme une grande bibliothèque de lecture publique et un centre de création et de recherche en arts visuels », a laissé entendre le président Félix Agossa rencontré sur les lieux hier entrain de passer les derniers coups de pinceaux sur des toiles disposées pour accueillir les derniers invités annoncés. La rencontre vise aussi à faire de la commune de Dassa-Zoumé, le poumon économique du département, une véritable industrie d'arts plastiques et appliqués tout en rehaussant son attrait touristique. Des ouvrages de grandes valeurs plastiques à savoir des portes géantes et des guérites ont été déjà réalisées sur le site du symposium et une place touristique attenantes. Plusieurs manifestations, à savoir : des concerts, des interventions d'artistes dans les collèges, la sensibilisation de la population, des défilés de mode, des expositions d'œuvres d'art sont prévues tout au long du symposium de sculptures sur pierre granite pour agrémenter le séjour des hôtes et aussi leur faire découvrir les richesses culturelles et artistiques du Bénin.

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Non harmonisation des primes de risque dans le secteur de la santé: Les paramédicaux se préparent pour affronter le gouvernement | 01 décembre 2008

Après une accalmie de deux mois dans le secteur de la santé, les paramédicaux se préparent à relancer les hostilités. Cette décision trouve son fondement dans le non respect des engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des agents de santé en ce qui concerne l'allocation des primes de risque au même titre que les médecins. Le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du CNHU (Syntra-CNHU) donne un délai de grâce au bout duquel la lutte sera âpre et sans merci. Il y a quelques mois, le gouvernement dans l'une de ses décisions a octroyé un montant de 100.000F cfa aux médecins praticiens hospitaliers comme prime de risque. Cette décision du gouvernement a révolté les paramédicaux qui estiment qu'ils encourent les mêmes risques que les médecins et par conséquent la prime de risque qui est de 100.000F CFA doit être élargie à tout le monde. Réunis au sein de l'intersyndicale des ressources humaines en santé, les paramédicaux constitués des sages-femmes et infirmiers d'Etat, des infirmiers adjoints, des techniciens de laboratoire, des anesthésistes et réanimateurs, etc, ont déclenché des mouvements cycliques de grève. Les paramédicaux considèrent que le risque est inhérent et ne distingue ni médecin, ni paramédicaux, ni administratif, ni personnel d'hygiène et d'assainissement et chaque personnel quel qu'il soit court des risques à chaque instant dans le cadre de son travail. Ils estiment aussi que le souhait du ministère à régler les problèmes du personnel de la santé sans discrimination est reconnu comme une duperie. Ils ont compris par conséquent que le traitement que le pouvoir leur réserve est entaché d'une légèreté. L'intersyndicale dans sa lutte exigeait la réparation de cette injustice qui consiste à attribuer 100.000F cfa aux médecins comme prime de risque au détriment des paramédicaux. Il s'agissait pour eux d'être logés à la même enseigne que les médecins qui ne sont d'ailleurs pas plus rapprochés des patients qu'eux. Face à la radicalisation de la position des agents de santé, le gouvernement dans l'une de ces décisions a promis régler le différend et une commission a été mise sur pied à cet effet. Cette commission qui a deux mois pour déposer le rapport n'a rien fait jusqu'à présent. Passé ce délai, les paramédicaux qui tiennent à la satisfaction de leurs revendications reviennent à la charge. « L'échéance est arrivée à terme. Le président avait fait une promesse ferme au cours d'un conseil des ministres et il serait déplorable que les paramédicaux constatent que le gouvernement n'a pas tenu à sa parole », relève Théophile Dossou, secrétaire général du Syntra-CNHU rencontré hier. Par contre, il serait trop tôt en ce qui le concerne que les paramédicaux commencent par menacer car le problème de prime est complexe et profond. Pour lui, c'est vrai que le gouvernement n'a pas jusque-là honoré son engagement mais il faudrait attendre quelques semaines avant de déclencher les mouvements. « Il faut savoir raison garder », déclare-t-il. A l'en croire, le secteur de la santé est très sensible et il faut donner un peu de chance au gouvernement pour voir s'il pourrait se rattraper. Au moment opportun où les grèves vont commencer, il serait difficile d'arrêter sans la satisfaction de la revendication puisque le pouvoir en place l'aurait voulu. Théophile Dossou rappelle que les récentes grèves ont causé d'énormes dégâts en ce qui concerne les pertes en vies humaines. Il appartient donc au gouvernement de prendre la mesure des choses pour régulariser la situation au niveau des paramédicaux. Le secrétaire général du Syntra-CNHU souhaite qu'un comité paritaire composé des centrales syndicales les plus représentatives à savoir la CSTB, la CSA-Bénin et la CGTB soit mis en place pour étudier la question en profondeur.

Publié par ASSOGBA à 00:58:35 dans ASSOGBA | Commentaires (0) |

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