• NON DESIGNATION PAR LE PARLEMENT DES DEPUTES DEVANT SIEGER A LA HAUTE COUR DE JUSTICE : NOUVEL ACTE GRAVE DE DEFIANCE A L’EGARD DE LA CONSTITUTION BENINOISE

    NON DESIGNATION PAR LE PARLEMENT DES DEPUTES DEVANT SIEGER A LA HAUTE COUR DE JUSTICE : NOUVEL ACTE GRAVE DE DEFIANCE A L'EGARD DE LA CONSTITUTION BENINOISE
    REACTION DE NAZAIRE DOSSA, PRESIDENT DE L'UNION CITOYENNE POUR LA PATRIE (UCP-Faaba) ET PORTE-PAROLE DE L'UNION CAURIS POUR LA MAJORITE PRESIDENTIELLE (UCMP)
    (Iles Aux Oiseaux – Parakou, le 25 janvier 2009)


    Mesdames, Messieurs Les Journalistes!
    Honorables Invités!

    Merci d'observer avec moi une minute de silence à la mémoire de notre Regretté GADO Giriguissou, Ami du Peuple béninois, décédé à Paris le mardi, 20 janvier 2009.0 0  0
    Déjà en début de cette année 2009, alors que tous les citoyens s'attendaient à voir le parlement redorer son image ternie à plus d'un titre, particulièrement en 2008, et mettre la balle à terre dans sa guerre contre les institutions, la 5ème législature des députés en cours en aura fait plus que n'importe laquelle de toutes celles qui l'ont précédée depuis 1991 et ce, en une seule séance plénière. Les députés de la 5ème législature ont encore épaulé, et plus fermement que jamais, leur fusil pour tirer sur tout ce qui bouge, pour peu que ce qui bouge balance vers la mouvance présidentielle.
    Ainsi, non contents de ne pas se plier à la décision de la Cour Constitutionnelle qui leur demande de tenir compte de la majorité et de la minorité au sein du parlement pour désigner leurs représentants à la Haute Cour de Justice, sous prétexte de demander à cette Cour Constitutionnelle de leur apporter des clarifications sur ce qu'elle entend par « majorité » et par « minorité », les députés ont en outre déclaré qu'il faut revoir la composition de la Cour Constitutionnelle. Ainsi, les députés de la 5ème législature continuent, de plus en plus, d'attiser la flamme belliciste au parlement et même au-delà. En effet, sans mettre le moindre gant, ils préconisent, de façon tonitruante, la mise à mort sur la place publique de l'actuelle Cour Constitutionnelle.
    Pourtant en simple matière judiciaire, l'autorité de la chose jugée reste et demeure non attaquable ; mieux, en matière constitutionnelle, il est d'usage – ne serait-ce que par pur respect pour toute loi fondamentale et pour le peuple qui la fait sienne – d'agir avec une précaution de porcelaine lorsqu'on parle des décisions de la Cour Constitutionnelle, notamment chez nous où les alinéas 2 et 3 de l'article 124 stipulent que : « Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours, et qu'elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles », pendant que l'alinéa 4 de l'article 115 laisse clairement entendre que « Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat ... ». Agir avec une précaution de porcelaine, c'est une religion que ne pratiquent pas les députés de la 5ème législature car, comme durant toute l'année 2008, ils ont recommencé à agir à la hussarde, c'est-à-dire avec rudesse, sans retenue ni délicatesse, avec un culot phénoménal qui dépasse l'entendement au regard de l'outrecuidance inqualifiable avec laquelle ils ont traité la Cour Constitutionnelle.
    On peut en effet s'étonner de la manière particulièrement insidieuse dont les législateurs, c'est-à-dire des personnes qui font des lois à un peuple – donc forcément remplies de sagesse – refusent d'exécuter la directive de la Cour Constitutionnelle au mépris de sa qualité de « plus haute juridiction de l'Etat en matière constitutionnelle » et pis, de décider de mettre à mort cette même Cour.
    D'abord, à propos du refus des députés d'exécuter la directive de la Cour Constitutionnelle : annoncer que les députés veulent des explications sur ce que cette Cour entend par « majorité » et par « minorité », alors que cette Cour a rendu n décisions concernant aussi bien les autres institutions du pays que de simples citoyens, sans que ni les unes ni les autres aient eu à redire là-dessus même mécontents ou pas convaincus des argumentaires avancés pour justifier les décisions, annoncer donc ce que les députés ont annoncé, c'est carrément signifier à la Cour Constitutionnelle qu'elle ne sert à rien, et partant, mettre de façon gravissime le pied dans le plat de la Constitution du 11 décembre 1990. C'est carrément ouvrir aussi un autre front de guerre contre une autre institution de la nation, comme les députés l'ont particulièrement et de façon avilissante fait en 2008 contre le Président de la République, contre l'Assemblée Nationale elle-même et contre son Président.
    Finalement, notre parlement, à travers tous ses comportements méprisables, ne se conçoit dans la nation qu'en posture de belliqueux impénitent. Sinon, la Constitution ayant prévu en son article 114 que la Cour Constitutionnelle étant citation : « l'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics » fin de citation, sans prescrire expressément les voies ou moyens de cette régulation, quel exemple d'institution notre parlement donne-t-il à la nation et au reste du monde en se refusant de déférer à la décision de la Cour Constitutionnelle ?
    Que deviendrait notre nation, si les autres institutions et les citoyens de notre pays s'identifient à notre parlement actuel devenu alors tristement célèbre ?
    L'UCP-Faaba et l'UCMP posent la question à tout le peuple béninois qui a envoyé à l'Assemblée Nationale cette race singulière de députés qui, loin d'honorer notre pays et sa démocratie naguère admirés et adulés, les déshonorent tout simplement et de la pire manière qui soit.
    L'UCP-Faaba et l'UCMP exhortent une fois de plus Mme Rosine VIEYRA SOGLO à continuer à faire parler son cœur de Doyenne d'âge à l'Assemblée Nationale, face au raidissement pour raidissement de certains dont les intérêts du pays sont le cadet de leurs soucis. En faisant sienne la maxime de Blaise PASCAL selon laquelle « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point », seul l'Eternel qui lit dans les cœurs et qui se sera aperçu  qu'elle s'est située dans l'orbite de la vérité et non du mensonge le lui revaudra.  
    Non à la contestation des décisions de la Cour Constitutionnelle, fut-elle de façon sournoise !
    Vigilance pour assurer  un fonctionnement correct exempt de toute animosité entre nos institutions !
    Vive l'UCP-Faaba !
    Je vous remercie.

     

    Nazaire DOSSA
        Président de l'UCP-Faaba et Porte-parole de l'UCMP
    Tél. : 90 92 32 56
        


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