• Installation de quelques unes des 24 communes non encore installées: La mauvaise foi du gouvernement Boni Yayi mis à nu

    Installation de quelques unes des 24 communes non encore installées

     

    La mauvaise foi du gouvernement Boni Yayi mis à nu

     

     

     

    Après plusieurs semaines d'hésitation et d'attente inopportune, le gouvernement du président Boni Yayi a enfin cédé à la pression de la classe politique en autorisant l'installation de quelques unes des 24 communes non encore installées depuis la proclamation par la CENA des résultats définitifs des dernières élections municipales, communales et locales d'avril 2008.  Ainsi hier mardi 15 juillet 2008, les conseils communaux des Aguégués et d'Ifangni dans les départements de l'Ouémé et le Plateau ont été finalement installés. Celui de Dangbo  suivra jeudi prochain. Il en sera de même dans quelques autres communes dans d'autres départements du pays. La question que se posent nombre d'observateurs de la vie politique béninoise est de savoir pourquoi le gouvernement a attendu la menace de blocage des activités à l'Assemblée Nationale avant de se décider ? Pourquoi s'entête t-il à ne pas faire installer toutes les communes ? Le gouvernement Yayi aurait-il délibérément choisi de violer les textes de la république ? Ne s'agit-il pas là d'un mauvais calcul politique qui risque à terme de nuire au pouvoir du docteur président ? Autant de questions que le pouvoir devra répondre afin de se laver de tout soupçon. Certains ne sont pas allés par quatre chemins pour dire que cette décision est la preuve de la mauvaise foi du gouvernement et qu'en réalité, les arguments avancés depuis lors pour ne pas installer ces 24 communes n'étaient que du dilatoire. Pour eux, la loi est claire : 15 jours après la proclamation des résultats, tous les conseils communaux sans exception doivent être installés et les recours devant la cour suprême ne sont pas suspensifs de l'installation des communes. D'autres sont allés loin en disant que la décision du gouvernement confirme la thèse selon laquelle, c'est le bras politique du pouvoir Boni Yayi qui serait derrière les protestations enregistrées au lendemain de la proclamation des résultats définitifs par la CENA. Signalons cependant que malgré ce repli tactique du gouvernement, les leaders politiques réunis au sein des groupes G4, G13 et force clé ne s'estiment toujours pas satisfaits étant entendu que seulement 13 des communes concernées ont été autorisées à être installées. Ainsi, insistent-ils  que tant que toutes les 24 communes concernées ne seront pas installées, la crise politique actuelle perdurera.

     

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