• Edito du lundi 6novembre 2006

    Edito du lundi 6novembre 2006
    La mairie de Parakou en panne
    La mairie de la troisième commune à statut particulier du Bénin, Parakou fonctionne au ralenti. Depuis la crise de confiance qui a emporté l'ancien maire Rachidi Gbadamassi et l'installation de Samou Adambi au poste de maire, plus rien ne va dans cette ville. Loin de nous l'intention de servir les intérêts des camps en conflit. La réalité est que la mairie de Parakou est en panne, ce qui fait que la ville semble être morte. Quand vous interrogez les habitants de cette cité, ils vous disent que l'équipe actuelle ne travaille pas et que le seul acte officiel posé par le nouveau maire depuis son arrivée est la mise en fonction des feux tricolores, une initiative de son prédécesseur Rachidi Gbadamassi qui vient dêtre réhabilité dans ses fonctions. Imaginez : les rues de Parakou ne sont balayées comme auparavant parce que les structures en charge ne sont plus payés. Certaines artères principales qui devaient faire la fierté de la ville brillent par l'insalubrité. Au sein même du conseil municipal, les conseillers ne se disent pas la vérité et sont loin de se le dire. C'est la suspicion qui règne en maître. C'est les intérêts égoïstes qui préoccupent les membres du conseil municipal. En outre, certaines autorités de la mairie ne sont plus associées à la prise des décision importantes et ne maîtrisent plus les sorties de fond. Malgré la démission du Directeur administratif et financier, la situation est loin de changer. En clair, c'est à une gestion clanique et au antipode de l'orthodoxie financière qu'on assiste. De même, on laisse de côté les réelles taches de développement pour s'occuper de futilité. Ce qui fait les nombreux projets dont bénéficie la ville grâce à son statut particulier n'ont aucun impact sur les populations. Pour une ville qui ne connaît pas des problèmes d'inondations en temps de pluie, on ne peut pas comprendre qu'en trois ans de pratique de la décentralisation qu'elle soit à ce niveau de développement. Il ne faut pas se voiler la face, les populations qui se disent autochtones sont complices de la gestion de la mairie parce qu'elle se disent que c'est leur chose et n'entendent point à ce que les autorités associent les compétences allochtones. Pour cela, elles préfèrent mettre des bœufs sur leur langue face à tout ce qui se passe. Il ne sert à rien de fermer la bouche sur les réels problèmes car le silence tue l'action. Et c'est l'action qui est la clé du développement qui est l'affaire de tous les habitants d'une ville.
    C. A.
    * Evénement Précis


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :