• Déclaration du Cercle de Réflexion des Journalistes Béninois (CRJB)

      
     
    Un débat s'est ouvert à l'Assemblée nationale autour de la loi organique sur la Haute autorité de l'audiovisuelle et de la communication depuis quelques jours. Les députés ont même enclenché son étude en procédure d'urgence. Le Cercle de Réflexion des Journaliste Béninois a malheureusement fait le constat de l'absence des instances de la presse béninoise dans le processus enclenché au parlement. Le fait de tenir en marge de ce débat sur l'avenir de la Haac toute la presse béninoise est à l'origine de l'initiative du Cercle de Réflexion des Journaliste Béninois à ce sujet. Nous tenons donc à faire remarquer la part importante de certains aînés journalistes dans l'élaboration de la toute première monture de cette loi organique au lendemain de la conférence nationale. Sans oublier que l'institution de la Haac en tant qu'institution constitutionnelle fut une manière pour les participants à la conférence nationale de rendre un hommage mérité à l'action des médias et en particulier de l'Office de Radiodiffusion et télévision du Bénin lors des assises au Plm Aléjo en février 1990.
    Au Cercle de Réflexion des Journaliste Béninois, il n'est pas question de laisser la modification de cette loi organique devenir un enjeu exclusif du combat politique entre l'exécutif et le législatif. Ce qui justifie notre sortie médiatique de ce jour en vue d'alerter l'opinion publique nationale et internationale. Pour nous donc, toute modification qui ne tiendra pas compte des intérêts de la presse béninoise serait une trahison à l'esprit qui a guidé les participants à la conférence nationale lors de la création de l'institution Haac.
    Après avoir pris connaissance des motivations des différents camps en présence au sein de l'hémicycle nous préconisons à l'Assemblée nationale quelques pistes de réflexion visant à sauvegarder l'esprit du texte que nous évoquions plus haut. Cette réflexion tourne autour des structures de désignations des membres de la Haac. C 'est le moment pour le parlement de réparer le tort qui avait été fait aux professionnels des médias dans la loi organique actuellement en vigueur qui fait la part trop belle à la classe politique. Sur les 9 membres désignés à peine le tiers soit 3 membres sont des représentants des professionnels des médias. En total déphase avec le désir de matérialiser le concept de 4ème pouvoir de la démocratie béninoise. C'est pour cela que le Cercle de Réflexion des Journaliste Béninois souhaite que l'initiative de modification de la loi organique actuellement en cours serve à réparer cette méprise.
    Notre démarche vise principalement à interpeller les députés à l'Assemblée nationale ainsi que le Gouvernement de leur responsabilité à intégrer la démocratie béninoise dans les normes souhaitées par ses géniteurs de février 1990. Pour cela nous proposons que le nombre de membre de la Haac désigné par les professionnels des médias passe du simple tiers au deux tiers, soit de 3 à 6 membres à raison de 2 par catégorie à savoir la presse écrite, l'audiovisuelle et les techniciens. Le reste à partager entre le Parlement et le Gouvernement. Par ailleurs, il importe de recommander au chef de l'Etat de proposer à nomination au poste de président de la Haac un représentant des professionnels des médias. Il s'agit là de la contribution du Cercle de Réflexion des Journaliste Béninois à ce débat fondamental sur l'avenir de la Haac et partant des médias du Bénin.
    Notre objectif n'est pas de prendre une part quelconque dans la représentativité au sein de la corporation des journalistes. Notre démarche se veut une simple alerte de l'opinion, des pouvoirs publics et des associations de professionnels des médias. C'est pour cela que notre adresse va justement à toutes les associations et autres structures des professionnels des médias sans exclusive à se saisir de cette invite afin de poursuivre le combat pour le respect des intérêts de toute la corporation. Le fait que l'Assemblée nationale ait accepté d'étudier ce dossier en procédure d'urgence ne nous laisse pas suffisamment de temps. Il incombe alors à toutes les structures interpellées à travers cette déclaration liminaire à savoir les 83 députés à l'Assemblée nationale, le Gouvernement, les associations de professionnels des médias de prendre leur responsabilité historique afin de veiller à ce que notre démocratie ne dévie point de ces objectifs de départ.
    Nous invitons enfin tous les confrères à se mobiliser autour de ce combat destiné à rétablir notre corporation dans son rôle de 4ème pouvoir sous le renouveau démocratique.
     
    Vive la presse béninoise
    Vive les acquis de la conférence nationale
    Vive la démocratie
    Vive le Bénin
    Je vous remercie
       
     

     


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