• Assemblée nationale: Mathurin Nago perd le contrôle des débats

    Assemblée nationale Mathurin Nago perd le contrôle des débats La démocratie béninoise est effectivement en crise. En effet, la crise au palais des gouverneurs à Porto-Novo a pris une allure nouvelle suite à la scène désolante qui a meublé la tenue de la conférence des présidents du mardi 13 Août 2008 et qui a mis au prise deux honorables à savoir Djibril Débourou et Sacca Fifara qui, après avoir échangé de propos achôcres sont venus à coup de poing. Cette première dans l'histoire du parlement béninois a fait objet d'un compte rendu par le président Mathurin Nago à la séance plénière du jeudi 14 Août 2008 lors du message introductif de ce dernier à l'ouverture de la séance. Ce fait a donc conduit les députés Epiphane Quenum et Tidjani Serpos à suggérer l'ouverture d'un débat en ce qui concerne la question. Le président de l'Assemblée nationale a estimé que la satisfaction de cette doléance pourrait être source d'une nouvelle violence au sein de l'hémicycle. La question a donc fait objet de plusieurs motions sollicitées par les députés dites de l'opposition. La non satisfaction de ces dernières par le président de séance Mathurin Nago est le fruit du gèle des activités avec pour effet la transformation de l'hémicycle en une salle de concert. Les points d'achoppement A la séance dernière de la conférence des présidents, organe reflétant la configuration politique du parlement, le président de l'institution a donné lecture d'une correspondance de la présidence de la république invitant la représentation nationale a rejeté la nouvelle proposition de la loi organique modifiant celle existante notamment les dispositions relatives à la gestion et l'attribution des fréquences. Outre ce fait, le président de l'Assemblée nationale se fondant sur les dispositions de l'article 75 du règlement intérieur de l'institution parlementaire déclare irrecevable la nouvelle proposition de résolution portant constitution d'une commission de vérification de sa gestion. Suite à l'événement malheureux intervenu, la conférence des présidents s'est poursuivi en l'absence des autres tendances politiques et à reconduit pour la plénière du jeudi dernier l'ordre du jour objet de polémique lors des sessions extraordinaires passées. L'hémicycle transformé en salle de spectacle Le non satisfaction des motions de procédure sollicitées par certains députés de la gauche est objet de la perturbation de la séance plénière du jeudi dernier avec pour mode d'action la transformation de l'hémicycle en une salle de concert. Une ambiance non favorable à la poursuite des travaux telle que souhaité par le président du parlement qui a invité la commission des lois à prendre place afin d'exposer son rapport à la plénière. Cet état de chose a conduit à la levée de la séance suite à deux suspensions ayant pour but l'apaisement de la tension et le retour à la cohésion. Mais les médiations en la matière n'ont accouché que d'une souris. Les interprétations tendancieuses des textes qui fondent l'institution a nourri d'avantage la crise et la rende véritablement complexe. Les situations qui se sont succédées en ce qui concerne la crise ouverte complique au mieux cette dernière en laissant choir toutes les formes de commentaire. Actuellement, les regards sont donc tournés vers la cour constitutionnelle saisie d'un recours formulé par le député Tidjani Serpos contre le président Nago concernant la manière de gérer l'institution. Il revient donc à cette dernière de jouer sa partition afin de remettre les pendules à l'heure sans pour autant reflétée l'image d'une institution des miracles. Le président Nago en question Il s'agit de voir ici si le président Mathurin Nago même avec sa pléthore de diplômes, est encore capable de diriger le parlement béninois. Il est question d'entrevoir les difficultés avec lui et les facilités avec lui à la tête ou sans lui de notre parlement. En tout cas, il se révèle au grand jour, l'incapacité du président actuel de l'assemblée nationale de pouvoir contenir ses collègues et de pouvoir contrôler la ^police des débats. La suite nous édifiera.

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