• Assainissement du secteur pétrolier


    Assainissement du secteur pétrolier
    Les mesures salutaires du gouvernement Boni Yayi

    Héritier d'un secteur malade, le gouvernement du Dr Boni Yayi a attaqué le mal du secteur pétrolier à la racine en adoptant des mesures salutaires qui porte petit à petit leurs fruits.

    Christophe D. ASSOGBA

    Dans le secteur des hydrocarbures, le gouvernement du Dr Boni Yayi a hérité du régime défunt d'une situation catastrophique. Tout le monde sait que le nouveau pouvoir a pris les rênes du pays dans un contexte marqué par une pénurie des produits pétroliers sur toute l'étendue du territoire nationale. L'essence n'était pas disponible dans les stations services. Pis, les prix des produits pétroliers n'étaient stables à la pompe. Presque tous les mois, le prix de l'essence connaît une hausse. Ce qui fait que les populations se sont abonnées à l'essence «kpayo» aux multiples conséquences sur la santé et l'environnement. Mais depuis quelques semaines la situation d'indisponibilité des hydrocarbures dans les stations services s'est nettement améliorée. Les produits pétroliers sont maintenant en qualité et quantités suffisantes disponibles à la pompe. Pour en arriver à mettre fin à la pénurie, il a fallu que le nouveau régime prenne des mesures hardies pour approvisionner de façon régulière et sans rupture le pays en hydrocarbures et par ricochet assainir le secteur qui était au bord de l'agonie. Trois principales mesures ont été prises par le gouvernement du Dr Boni Yayi pour amoindrir les peines des populations. Il s'agit de la normalisation de l'approvisionnement du pays en produits pétroliers, de la refonte fiscale pour assurer l'accessibilité des populations n carburants et de l'assainissement du marché du secteur pétrolier par la lutte contre le «kpayo». S'agissant de la normalisation de l'approvisionnement, le travail du gouvernement de Boni Yayi a permis aujourd'hui de conjuguer au passé la pénurie du pétrole et ses dérivés dans les stations services. Selon le ministre de l'Industrie et du commerce M. Mudjaïdou Soumanou lors d'une conférence de presse lundi dernier, le stock d'essence disponible dans les dépôts de la Sonacop Sa est de 17 mille m3 sur une capacité de stockage de 24 mille m3. Un complément de 5mille m3 d'essence a été réceptionné mardi dernier par le ministre Moudjaïdou Soumanou. En ce qui concerne le gasoil, 18 mille m3 sont disponible en stock. Il en est de même du pétrole. A en croire le ministre en charge du secteur des hydrocarbures, la pénurie est à jamais maîtrisée. «La pénurie des produits pétroliers dans le secteur formel est du passé. Jusqu'à la fin du mandat du président Boni Yayi, on ne parlera pas de pénurie au Bénin». Si la pénurie du carburant est maîtrisé, a souligné le ministre Moudjaïdou, cela est en partie due nombreux voyages du chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi à l'étranger, notamment dans les pays producteurs de pétrole de la sous-région ouest africaine comme le Nigeria, le Gabon et la Guinée Equatoriale et en particulier la Libye où le premier magistrat de la République a signé des accords avec son homologue, Guide la Révolution libyenne Mouamar Khadafi. Dans le domaine de la fiscalité pétrolière, le gouvernement, aux dires du ministre de l'Industrie et du commerce, a procédé à la suppression de la taxe spécifique sur les hydrocarbures et à la redéfinition d'une nouvelle assiette fiscale. Conséquence : depuis le mois de mars 2006, les prix des hydrocarbures n'ont pas variés à la pompe en dépit de la fluctuation des coûts sur le marché international. En principe, dira Moudjaïdou Soumanou, compte tenu des fluctuations des coûts au niveau international, les prix des produits pétroliers devaient connaître une hausse au mois de mai, de juin et juillet dernier. Mais les prix ont été maintenus en l'état du mois d'avril. Sans les mesures prises par le gouvernement, l'essence le pétrole et le gasoil seront vendu respectivement actuellement à 555, 425, 470 francs le litre à la pompe. La taxe spécifique externe était de 11,7% sur l'essence et 0,5% sur le pétrole et le gasoil. Par rapport à la redéfinition de l'assiette fiscale et douanière, le gouvernement au lieu de prendre le prix Caf, a fait des simulations pour voir à quel niveau la baisse sera opérée. «Je voudrais préciser que dans la vision du gouvernement du Dr Boni Yayi, il est question de penser à une fiscalité de développement et non au jour le jour comme par le passé ; c'est-à-dire que l'Etat renonce à certaines recettes aujourd'hui qui dans dix ans vont induire des effets», a indiqué Moudjaïdou Soumanou. «Si on exonère, a-t-il ajouté, la part de produit vendu dans l'informel va se retrouver dans le formel et tous les droits de douanes seront désormais payés».Sur le plan de l'assainissement du secteur pétrolier, pour mettre fin à l'essence «kpayo», le chef de l'Etat, le Dr Boni Yayi a rencontré les acteurs du secteur informel prohibé en vue de leur reconversion dans d'autres activités génératrices de revenus. Les vendeurs et importateurs de l'essence frelatée de commun accord avec le gouvernement ont décidé de mettre fin définitivement à cette activité illicite aux multiples conséquences. Il a été décidé par le gouvernement l'installation par les sociétés pétrolières agréées d'infrastructures de distribution de carburant sur toute l'étendue du territoire national qui seront gérées par les acteurs du «kpayo» reconvertis. Cette mesure est d'autant plus salutaire parce qu'elle va régler la couverture du pays en stations de distribution de produits pétroliers et supprimer définitivement l'importation de l'essence frelatée. Il sera donc installé dans les prochaines semaines une centaine de stations-trottoirs pour couvrir l'ensemble du pays. Pour ce faire, des facilités ont été accordées aux sociétés pétrolières qui vont installer ses stations-trottoirs. Le gouvernement a aussi décidé d'alléger les charges liés à l'installation d'infrastructures afin d'encourager les sociétés à investir à travers les stations services modernes et les stations-trottoirs. Le gouvernement du président Boni Yayi a également décidé de subventionner les charges liées aux taxes à payer à l'importation d'équipements pour l'installation des sations-trottoirs et stations modernes. Toutes ces mesures ont été saluées et accueillies favorablement par les acteurs formels des produits pétroliers. «Avant la fin de l'année, nous aurons plus de 100 stations-trottoirs qui seront fonctionnels», a affirmé le ministre Moudjaïdou Soumanou. Il n'y a pas d'inquiétudes à se faire quant à la répartition de ces stations-trottoirs a rassuré le ministre de l'Industrie et du commerce. Toutes les localités du pays auront leurs stations-trottoirs gérés par les anciens acteurs du «kpayo»et alimentés en produits pétroliers de bonne qualité et non avec l'essence frelatée comme le pensent certaines personnes. Selon le ministre Moudjaïdou Soumanou, le secteur informel illicite est un secteur de nuisance à l'économie et il faut impérativement le combattre. En dehors donc de la reconversion des vendeurs du «kpayo», le gouvernement a décidé de créer une brigade de la fraude. Cette brigade sera fonctionnelle dans les jours à venir. Dans le sens du renforcement du secteur formel, le gouvernement procédera l'année prochaine à une exonération sur les produits pétroliers.

    Article publié dans la Gazette du Palais


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